mercredi 28 juillet 2010

Joseph tainter; The Collapse of complex Civilisations

Une explication rapide par Joseph Tainter de sa "théorie de l'effondrement"






NB : Je suis assez surpris car il n'y a rien sur Joseph Tainter sur wikipedia en Français.
J'ai donc trouvé que c'etait une bonne action de faire une transcription de cette petite vidéo :

J'ai regardé certaine civilisations anciennes sur une longue période de temps et j'ai réalisé que le challenge auquel elles faisait face était le coût induit du fait que leur société devenaient de plus en plus complexe. Quand ces sociétés étaient confrontées à un problème, que ce problème soit des ennemis extérieurs ou que ce soit de gérer leur propre environnement, elles ont tendance à développer des institutions plus complexes. Très souvent cela signifie une plus grande armée, un gouvernement plus large, plus de contrôle sur le peuple, et une propension à taxer les citoyen plus lourdement pour payer pour la résolution des problèmes complexes. 
Bien sur c'est une leçon pour aujourd'hui évidement parce que nous avons les "institutions de résolution de problèmes" les plus complexes  qui ait jamais existées. La difficulté avec la complexité est qu'elle a toujours un coût, que nous parlions d'organismes au fur et à mesure qu'ils évoluent pour devenir plus complexes, ou de sociétés qui se complexifient avec le temps. 
Dans les sociétés anciennes le problème a été que la complexité a dépassée le point qui était durable relativement à l'énergie solaire qui les soutenait. Nous devons nous rappeler qu'elles n'avaient pas les énergies fossiles que nous avons aujourd'hui,. alors à la fin elle atteignait le point ou la complexité de leur société ne pouvait plus être entretenue sur la base de leur ration d'énergie solaire, autrement dit de leur agriculture. 
Quand je regarde le monde industrialisé aujourd'hui et que j'essaye de me représenter comment elles pourraient se développer dans les prochaines décennies, ce que je vois est un grand nombre de problème très coûteux qui convergent tous en même temps. Nous n'avons pas seulement le problème de l'énergie qui est si prégnant aujourd'hui mais nous avons des problèmes concernant une population vieillissante, et le financement des retraites pour les gens de ma génération. Nous avons des problèmes d'infrastructures vieillissantes qui doivent être entretenues et remplacées, nous avons le problème récurrent des coûts militaires très grands. Dans les sociétés anciennes que j'ai étudié, par exemple, l'empire romain, le grand problème qu'ils avaient était qu'ils devaient payer des coût très haut juste pour maintenir le statu quo, investir de grande sommes pour résoudre des problèmes sans qu'il y ai un retour nettement positif, mais juste pour conserver ce qu'ils avaient déjà. Tout cela diminue le bénéfice qu'il y a à être une société complexe. Donc à la fin, il était très coûteux d'être l'empire romain, et ça ne valait plus vraiment la peine. 
Le problème immédiat que je vois pour notre future, est une grande difficulté pour maintenir le niveau de vie auquel les gens dans les pays industrialises sont habitués, et l'instabilité politique et sociale qui pourrait découler de ça.

dimanche 20 juin 2010

Transition town

Rob Hopkins explique l'origine de la creation des "Transition town".



"Une ville en transition est une ville dans laquelle se déroule une initiative de transition, c'est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique."

samedi 24 avril 2010

EROI

L'EROI (Energie Return On Investment) est le rapport entre l’énergie investie dans le processus de production et l’énergie que l'on récupère à la fin. 

En faisant ce ratio on comprend tout de suite que par exemple les biocarburants ne sont pas forcément une bonne idée : investir beaucoup de pétrole pour faire de l'agriculture intensive pour récupérer un peu de bio-carburant !!

La notion d'EROI imprègne le débat sur l'énergie au moins parce qu'elle est en fait présente en partie dans le prix des énergies mais elle n'est pas complètement comptabilisé, ce qui déforme le débat.

Historiquement le pétrole est une énergie "gratuite" : on fait un trou dans le sol et on récupère ce qui sort. C'est de moins en moins vrais : pétrole en eau profonde, sable bitumineux...etc. Donc l'EROI de notre système énergétique baisse GLOBALEMENT et ça va forcement avoir des conséquence économiques profonde.
Illustration de l'Article sur le site theoildrum :
What is the Minimum EROI that a Sustainable Society Must Have?
De même, les énergie renouvelables ne sont pas "gratuites", il faut investir beaucoup avant de récupérer de l'énergie. C'est sur ce point que les détracteurs des renouvelables insistent souvent. Ce qu'ils ne veulent généralement pas comprendre,  c'est que comme il n'y a pas d'autre choix, pas de "silver bullet",  ce ne sont pas les renouvelables qui doivent s'adapter à la société mais la société qui va devoir s'adapter aux renouvelable que ça nous plaise ou non, c.a.d s'adapter à un EROI globalement plus faible.

dimanche 10 janvier 2010

mercredi 9 décembre 2009

Réfugiés banlieusards

De Dimitri Orlov, je ne peux m'empêcher de copier ici un passage sur le logement au États-Unis :

En revenant à la situation aux États-Unis : ces derniers mois, beaucoup de gens se sont réconciliés avec l'idée que leur maison n'est pas un distributeur d'argent, ni un bas de laine. Ils savent déjà qu'ils ne pourront pas prendre leur retraite confortablement en la vendant, ou s'enrichir en la rénovant et en la revendant, et un bon nombre de gens ont acquiescé au fait que les prix de l'immobilier vont continuer de descendre. La question est : à descendre de combien ? Beaucoup de gens pensent encore qu'il doit y avoir une limite inférieure, un prix réaliste. Cette pensée est liée à l'idée que le logement est une nécessité. Après tout, tout le monde a besoin d'un endroit pour vivre. 
Et bien, il est certainement vrai qu'une sorte d'abris est une nécessité, que ce soit un appartement, un dortoir, une couchette dans une caserne, un bateau, un camping-car, ou une tente, un tipi, un wigwam, un conteneur... La liste est virtuellement infinie. Mais il n'y a aucune raison de penser qu'un pavillon mono-familial de banlieue soit en n'importe quel sens une nécessité. Ce n'est guère plus qu'une préférence culturelle, et de plus à courte vue. La plupart des maisons de banlieue sont chères à chauffer et à refroidir, inaccessibles par les transports publics, chères à relier aux réseaux publics à cause des longueurs de tuyauterie et de câble, et demandent une grande quantité de dépenses publiques supplémentaires pour l'entretien des routes, ponts et autoroutes, les bus scolaires, la régulation de la circulation et d'autres absurdités. Elles occupent souvent ce qui était autrefois de la terre agricole valable. Elles promeuvent une culture centrée sur l'automobile qui détruit les environnements urbains, engendrant une prolifération de centre-villes morts. Beaucoup de familles qui vivent dans des maisons de banlieue ne peuvent plus se le permettre, et attendent que les autres viennent les secourir.
À mesure que ce mode de vie deviendra inabordable pour tous ceux concernés, il deviendra aussi invivable. Les municipalités et les services publics n'auront pas de fonds à déverser sur les égouts, l'eau, l'électricité, la réparation des routes et des ponts, et la police. Sans essence, gaz naturel et fuel domestique abondant et peu cher, de nombreuses habitations de banlieue deviendront à la fois inaccessibles et invivables. Le résultat inévitable sera une migration massive de réfugiés banlieusards vers les centre-villes plus vivables, plus densément peuplés des grandes et petites villes. Les plus chanceux trouveront des amis ou de la famille avec qui rester ; pour les autres, il sera vraiment utile d'improviser une solution.

(traduction trouvée sur  http://www.orbite.info)

jeudi 3 décembre 2009

Leverage point

Un très bon article sur le thème du changement dans les systèmes complexes écrit par Donella Meadows, un des auteurs du rapport du Club de Rome ou autrement appellé "rapport Meadows". Apparemment cet article est un classique pour les gens qui s'intéressent aux notions de systèmes complexes, en tout cas ça ouvre pas mal de perspectives dans de nombreux domaines. 

Ça serait très intéressant d'essayer de faire une transposition des idées de cet article au domaine de l'urbanisme. Est ce que ça a déjà été fait ?

vendredi 16 octobre 2009

Vision dichotomique du monde


L'écologie politique a du mal a se positionner sur l'échiquier politique. D'autant plus que l'échiquier politique n'est pas un échiquier puisqu'il n'a qu'une dimension : c'est une ligne avec une droite et une gauche. Pour caricaturer, d'un cote c'est Communisme=BAD, Capitalisme=GOOD et de l'autre c'est l'inverse.

Pourtant  le capitalisme ne date pas du fond des âges mais juste de la révolution industrielle et le marxiste est encore plus récent (et pour cause, avant Marx...) Même le mot "capitalisme" est apparut au XVIIIe. Ne commettons pas l'erreur de penser qu'avant les gens étaient capitalistes sans le savoir ! On ne peut pas mélanger un peu de tout sous le terme capitalisme, et a la fin, avoir comme seule conclusion que "la société occidentale du XXeme ou plutôt la société américaine actuelle est la seule référence possible" par rapport a laquelle on doit se positioner. Meme la gauche francaise n'arrive plus a sortir du shema de pensee.

Il est vrais que certaines notions comme le capitalisme, la démocratie, les échanges marchant, l'individualisme, la finance, la liberté économique, la compétition, l'innovation sont liées mais ne sont pas équivalentes :
  • Vous pouvez avoir du capitalisme sans démocratie (pinochet) et la démocratie sans capitalisme (grec anciens).
  • Vous pouvez avoir la liberté sans capitalisme (demandez a des nomades mongoles s'ils sont moins libres que vous) et le capitalisme sans liberté (la liberté n'est pas un concept simple, il y a effectivement la liberté économique mais aussi la liberté d'expression, la liberté dans la sphère prive... les chinois a l'heure actuelle ont toute la liberté économique qu'ils veulent...)
  • Vous pouvez avoir des échanges économiques sans capitalisme (troc, coopératives, mutuelles...)
  • Vous pouvez avoir des grandes banques sans capitalisme (les medicis était les banquiers des rois et on peut pas dire que le féodalisme est une forme de capitalisme)
  • Vous pouvez avoir une liberté de commerce sans banque ni finance (voir les échanges entre les riches nation arabes du moyen âge)
  • Vous pouvez avoir la liberté économique sans mobilité sociale (du au coût de l'éducation au USA, la mobilité sociale y est moins grande maintenant qu'en Europe)
  • Vous pouvez avoir de l'innovation sans compétition (voir la communauté Open Source ou même Google ou juste noter que les grande découvertes restent pour la plupart faite dans des labos publiques, même au États-Unis)
  • Vous pouvez avoir du capitalisme sans compétition (les monopoles et les collusions entre multinationales sont pas loin de devenir la norme plutôt que l'exception)
  • Vous pouvez avoir du capitalisme sans méritocratie (héritage) et une méritocratie sans capitalisme (la chine ancienne)
  • Vous pouvez avoir de la compétition au sein d'un organisme publique et de la collaboration au sein d'une entreprise privée.
  • Vous pouvez avoir un état central fort et un capitalisme débridé (Chine actuelle) et une décentralisation complète et pas de capitalisme.
...etc

jeudi 10 septembre 2009

Arcologies

On voit de plus en plus dans les magazines ou sur les sites d'archi des trucs du genre île artificielle avec une mégastructure éco-machin de 2000m de haut bardés de PV avec surtout beaucoup de jardins suspendus pour faire green...

C’est exactement la fuite en avant dont parle Tainter. Fabriquons des projets :
  • hyper complexes, 
  • qui sont sensés résoudre des problèmes 
  • mais qui en définitive n'apportent pas d'avantages réel en terme de qualité de vie
  • dont le coût démesuré et toutes les externalités ne sont pas prise en compte !!!
  • qui rendent la société plus fragile au moindre choc ou catastrophe
  • qui résonnent comme "progrès" dans la tête des élites qui croient jouer a Simcity
  • mais qui en fait sont inconsciemment des arches de Noë
Crystal Island Project

Lilypad floating city concept
Oasis at sea: The Ark hotel concept
Green Float concept: a carbon negative city on the ocean


dimanche 28 juin 2009

Kunstlercast


Une émission hebdomadaire où Kunstler fait la critique inlassablement et avec humour de l'environnement bâtis au USA. Parfois un peu conservateur au niveau architectural, il marque quand même des points à chaque fois.  Ci dessous, quelque titres d'émission pour donner le ton :

  • After the Plastic Fiesta
  • Incomprehensible Buildings
  • Missing Teeth in the Urban Fabric
  • From Hippies to Yuppies
  • Wishful Thinking
  • Starchitects
  • Children of the Burbs
  • Contracting Cities & Urban Chickens
  • Sprawling to Obesity
  • Idiocracy
  • Packin' For France
  • The Demise of Happy Motoring
  • Disneyfication of America
  • The Politics of Place
  • Geritopia
  • Suburban Sprawl in the Rust Belt
  • Energy Delusions

vendredi 12 juin 2009

Manufactured Landscapes (2006)

Je classerais ce documentaire dans la même catégorie que "notre pain quotidien" en ce sens qu'il s'agit là de donner a voir par des images aussi très impressionnantes, les coulisses de notre société industrielle et de la mondialisation.


mercredi 10 juin 2009

Rocky Mountain Institute


Comme explique sur leur site, c'est un institut américain qui se donne pour mission de conduire les effets d'amélioration d'efficacité et de régénération des ressources. Ils travaillent dans le public et dans le prive comme consultants en essayant d'appliquer des principe de "Natural Capitalism".

Ils proposent du "Consulting en stratégie" des "Innovation Workshops" et de la recherche.
Leur domaine d'intervention : Bâtiment, Énergie et Ressources et Mobilité + Efficience des véhicules.

Ce qui est intéressant c'est qu'il ont une approche très cohérente : a approfondir!!

lundi 26 janvier 2009

Proverbe du jour : "Il n'y a pas de routes droites dans le monde." (Mao Zedong)

mercredi 21 janvier 2009

La ville en creux

En voyant ces péniches amenant des tonnes de sable pour alimenter les chantiers de Shanghai, en voyant toutes ces tours grandes comme des montagnes, on peut imaginer un coin perdu, où le creux de toutes les matières extraites forme une sorte de ville en négatif.

mercredi 15 octobre 2008

The 11th Hour (2007)



Documentaire de 2007, avec Leonardo di Caprio comme narrateur, principalement sur le réchauffement climatique.

mercredi 24 septembre 2008

Desertec

La fondation Desertec (a but non lucratif) a été créée par la branche allemande du club de Rome pour faire la promotion du concept Desertec. Et le concept Desertec peut se résumer en une carte : des lignes THT qui relient toutes les productions d'électricité renouvelables à l'échelle de toute l'Europe et du Maghreb le point fort étant en particulier la création d'un réseau de centrale solaire a concentration dans le Sahara :


C'est un projet séduisant qui semble n'avoir que des avantages :
  • Décarbonisation de la production d'électricité a une échelle non négligeable. 
  • Projet possible avec les technologies déjà disponibles et qui offrira des opportunité énormes d'économie d'échelle ou d'innovation technologiques futures
  • Lissage des production renouvelables grâce a un réseau a grande échelle et a la complémentarité des différents type d'énergie
  • Projet coopératif entre différents pays et qui pourrait donc apporter certains développements dans des pays frontaliers de l'Europe et qui aurait donc un effet stabilisateur pour ces pays.
  • Possibilité de déstaliniser de l'eau de mer comme bénéfices collatéraux du projet.
Ce concept est assez convainquant, à tel point qu'on se demande pourquoi on en entend pas plus parler en France.