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vendredi 5 octobre 2012

Dust Bowl

Qui dit années trente dit de "Al capone" ou "grande dépression" ? Par contre, avez vous déjà entendu parlé du "Dust Bowl" qui sévit à la même époque ?

Ce fut une série de tempêtes de poussière, véritable catastrophe écologique qui a touché, pendant près d'une décennie, la région des Grandes Plaines aux États-Unis et au Canada dans les années trente. Pres de 3 million de personnes ont été obligées de migrer. Des images impressionnantes, une leçon écologique (cette catastrophe serait due au surlabourage, c'est-à-dire à un abus dans l'utilisation du labour occasionnant une érosion très importante) et pourtant j'ai du attendre 2008 pour en entendre parler pour la première fois dans le documentaire The American Future: A History.

La mémoire collective est très sélective.









dimanche 1 juillet 2012

Bill Gates : Innover vers le zéro carbone !

Quand Bill Gates communique sur le réchauffement climatique, il est bien sure du cote des cornucopiens qui pense que la technologie va résoudre tous nos problèmes. On peut néanmoins discerner un brin d'inquiétude dans la voix quand il insiste qu'il FAUT que la technologie résolve notre problème.

vendredi 24 février 2012

Jared Diamon - TED talk

Un TED talk de Jared Diamon :
(les sous titres en français sont disponibles)

Jared Mason Diamond (10 septembre 1937) est un biologiste évolutionnistephysiologiste et géonomiste américain. Professeur de géographie à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), il est surtout connu pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique : De l'inégalité parmi les sociétés (qui lui a valu unprix Pulitzer en 1998) et Effondrement (traduit en français en 2006)




Deux petits extraits :
Le fait est que notre trajectoire actuelle est une trajectoire non-durable, ce qui signifie, par définition, qu'elle ne peut pas être maintenue. Et le résultat en sera connu d'ici quelques décennies. Cela signifie que ceux d'entre nous dans cette salle qui sont moins de 50 ans ou 60 ans vont voir comment ces paradoxes seront résolus, et ceux d'entre nous qui sont âgés de plus de 60 ne verront probablement pas cette résolution, mais nos enfants et nos petits-enfants la verront certainement. cette résolution prendra deux formes : soit nous allons désamorcer ces bombes a retardement de manières agréables de notre propre choix en prenant des mesures correctives, ou bien ces conflits se résoudront de manière déplaisante de manière subite - à savoir, par la guerre, la maladie ou de famine. Mais ce qui est sûr c'est que notre trajectoire non-durables sera stoppée d'une manière ou d'une autre dans quelques décennies. En d'autres termes, puisque le thème de cette session est le choix, nous avons un choix. Est ce que cela veut dire que nous devrions devenir pessimiste et accables ? J'en tire la conclusion inverse.

Les gros problèmes auxquels le monde d'aujourd'hui est confronte ne sont pas du tout des choses hors de notre contrôle. Notre plus grande menace n'est pas un astéroïde sur le point de s'écraser sur nous, quelque chose auquel nous ne pouvons rien faire. Au lieu de cela, toutes les menaces auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui sont des problèmes entièrement de notre propre fabrication. Et puisque nous avons créés ces problèmes, nous pouvons également les résoudre. Cela signifie alors qu'il est entièrement en notre pouvoir de gérer ces problèmes. Plus particulièrement, qu'est ce que chacun de nous peut faire ? Pour ceux d'entre vous qui sont intéressés par ces choix, il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire. Il y a beaucoup de choses que nous ne comprenons pas, et que nous devons comprendre. Et il y a beaucoup de choses que nous comprenons déjà, mais que nous ne faisons pas, et que nous devons faire. Je vous remercie.

dimanche 11 décembre 2011

Solutions locales pour un désordre global (2010)

Un bon documentaire de Coline Serreau   sur les problèmes, des paysans sans terre, de la dégradation des sol, des pesticides, des engrais industriels, de la confiscation et des semences et de la perte de diversité.

Plus de détail sur le site officiel





Dans quatre pays France, Brésil,  Inde, et Ukraine, elle interview de gens engages dans leurs actions sur ces sujets :

  • Dominique guillet (France)
    Fondateur de Kokopelli, association qui milite pour la sauvegarde de la biodiversité des semences, Il a compris depuis toujours que le salut de l’humanité passait par le respect de la terre. A la fin des années 80, il fonde la société Deva, qui produit et commercialise des élixirs floraux. 

  • Vandana Shiva, (Inde)
    Physicienne et épistémologue, diplômée en philosophie des sciences, Vandana Shiva est l’une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes dans le monde. Elle milite notamment pour la défense de l’agriculture paysanne et biologique face à la politique d’expansion sans limite des multinationales agro-alimentaires et aux effets pervers du génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie, c’est-à-dire l’appropriation par les firmes agro-chimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences. Elle dirige la "Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy". 
  • Ana Primavesi (Bresil)
    Ingénieur agronome, docteur, professeur en gestion des sols de l’université de Santa Maria (Etat de Rio Grande do Sul), auteur de 85 travaux scientifiques publiés dans des revues nationales et internationales, de 8 livres scientifiques et techniques (et co-auteur de 3 autres) et a écrit 431 articles dans des revues techniques nationales et internationales. Elle est co-fondatrice des associations suivantes : Agricultura Orgânica do Brasil (AAO)l’IFOAM d’Amérique Latine, Movimento Agro-Ecológico da América Latina (MAELA Movimento Brasileiro de Agro-Ecologia)

  • Philippe Desbrosses (France)
    Agriculteur, docteur ès sciences de l’Environnement à Paris VII, Philippe Desbrosses est directeur du Centre Pilote de la Ferme de Sainte-Marthe et président d’Intelligence Verte (association pour la promotion de la biodiversité).

  • Pierre Rabhi (France)
    Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique. Très tôt confronté à la problématique de l’agriculture intensive et convaincu des impacts de cette pratique sur les écosystèmes, il décide, dans les années soixante, de développer avec sa femme un système expérimental d’agriculture écologique en Ardèche. (http://www.colibris-lemouvement.orghttp://www.terre-humanisme.fr)
  • Joao Pedro Stedile (Bresil)
    Économiste et activiste social brésilien. Il est membre de la coordination nationale du Mouvement des Sans-Terre (MST), dont il est également l’un des fondateurs. «Gaúcho» (gardien de troupeaux) de formation marxiste, il est l’un des principaux défenseurs d’une réforme agraire au Brésil.

  • Serge Latouche (France)
    Serge Latouche est diplômé en sciences politiques, philosophie et sciences économiques, il est un des penseurs et des partisans les plus connus de la décroissance et tente de conceptualiser l’après développement dans «un combat généralisé et organisé contre le mode de vie, devenu insoutenable, à l’échelle mondiale».

  • Devinder Sharma (Inde)
    Ingénieur agronome, analyste des politiques alimentaires et commerciales, journaliste et écrivain. Expert des questions alimentaires, il consacre sa carrière à dénoncer les mythes de l’agriculture industrielle.(articles).

  • Claude & Lydia Bourguignon (France)
    Chercheurs en agrobiologie, ils ont quitté l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) suite à un désaccord avec les orientations et les thèmes de recherches de cet institut. Après leur départ, Ils ont créé en 1990 leur propre laboratoire de recherche et d’analyses en microbiologie des sols LAMS. Dans ce laboratoire, ils mesurent l’activité biologique des sols agricoles et constatent que celle-ci ne cesse de baisser à travers le monde ; en Europe, 90 % de leur activité biologique a été détruite.

  • Antonetsi Semen Sviridonovitch,  (Ukraine)
    Agriculteur, fondateur d'Agroecologhia. A l'époque de l'URSS, il était directeur d'un kholkoze en Ukraine. Après la guerre, avec la révolution agricole et industrielle, Moscou lui envoie des produits à mettre dans les champs (dont du DDT) afin de prémunir les plantations contre les maladies, et d'augmenter les rendements.  Il a vues les femmes qui s'occupent traditionnellement de la terre tomber malades et développer de graves maladies de peau. Il a ainsi décidé que, “de son vivant, personne n'utiliserait plus ces produits” et a consacré toute son intelligence et son énergie à développer des techniques culturales respectueuses de la santé des kholkoziens et de la terre qui les nourrit. A l'époque les autorités ont accepté son choix, à condition qu'il tienne le plan. En agriculture bio, non seulement il a tenu le plan mais avait souvent les meilleurs rendements du district.
  • Emmanuel Bailly (France)
  • Invente du concept d'Ecoregion© et créateur de divers outils, dont l'Indice de Souveraineté Alimentaire© (ISA), un indicateur permettant d'identifier et de comparer l'offre et la demande alimentaire d'une population sur un périmètre déterminé.

mardi 29 novembre 2011

What A Way To Go: Life at the end of Empire (2007)

Version complète sur youtube (2h) de ce documentaire de 2007, raconté à la première personne par un américain de la classe moyenne qui prend la pilule rouge. La première partie est une sorte de long monologue de désespoir. 

Dans les réactions face à la prise de conscience de la fin prochaine de nos empires industriels, de notre société de consommation et de notre abondance énergétique, on retrouve souvent ce que certains psychologues appellent les cinq étapes du deuil :

1. le dénis, "y a pas de problème, tout ça c'est un gros canulars"
2. la colère, "qu'on arrête de me faire chiez avec toutes ces histoires"
3. la négociation, "il y a bien un moyen de sauver nos mode de vie"
4. la dépression, "à quoi bon vivre si c'est pour retourner cultiver des patates"
5. l'acceptation, "bon d'accord, qu'est ce que je dois faire pour m'adapter ?"

On a l’impression que les différents constituants de notre société font chacun ce parcours mais à des vitesses différentes



mardi 4 octobre 2011

La malédiction de Cassandre

Ci dessous la traduction d'un texte de Ugo Bardi sur la manière dont l’étude "Limits to Growth" connue en français sous le nom "Rapport du club de Rome" a été diabolisée depuis sa parution en 1972.

L'article original en anglais est accessible ici : "Cassandra's curse: how "The Limits to Growth" was demonized"


L’histoire de Cassandre est très ancienne : sa malédiction était qu'elle dirait toujours dire la vérité et qu’elle ne serait jamais cru. Mais c'est aussi une histoire très moderne et, peut-être que la quintessence des Cassandres de notre époque serait le groupe de scientifiques qui ont préparé et publié en 1972 le livre intitulé "The Limits to Growth". Avec ses scénarios d'effondrement de civilisation, le livre a choqué le monde peut-être plus que Cassandre n’avait choqué ses compatriotes les citoyens de Troie quand elle avait prédit la chute de leur ville aux Achéens. Tout comme Cassandre ne fut pas cru, l’étude "The Limits to Growth". est aujourd'hui encore largement perçue comme une étude défectueuse, qui s’est trompée tout le long. Cette opinion est basée uniquement sur ​​des mensonges et des distorsions, mais, apparemment, la malédiction de Cassandre est toujours bien vivante de notre temps.




Le premier livre de la série LTG ( “The Limits to Growth") a été publié en 1972 par un groupe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology: Dennis Meadows, Donella Meadows, Jorgen Randers et William Behrens III. Le livre a rapporté les résultats d'une étude commandée par un groupe d'intellectuels qui avaient formé le "Club de Rome" quelques années auparavant. Il a examiné l'évolution de l'économie du monde entier au moyen d'un modèle mathématique basé sur un «système dynamique», une méthode qui avait été élaboré auparavant par Jay W. Forrester. En utilisant des ordinateurs, une nouveauté pour l'époque, le modèle LTG du monde pouvaient suivre l’évolution d’un grand nombre de variables et de leurs interactions au fur et a mesure que le système change avec le temps. Les auteurs ont élaboré un certain nombre de scénarios pour l'avenir du monde a partir de différentes hypothèses. Ils ont constaté que, a moins que des mesures spécifiques ne soient prises, l'économie mondiale tend à s'effondrer à un moment donné au 21ème siècle. L'effondrement est causé par une combinaison d'épuisement des ressources, de surpopulation et de pollution croissante (ce dernier élément que nous verrions aujourd'hui comme liés au réchauffement climatique).

lundi 27 juin 2011

Sauvez les ours

Je ne voudrais pas passer pour quelqu'un de trop négatif, donc voici une lueur d'espoir : ce festival de rock à Shanghai a pris la protection des ours comme symbole. Cet ours n'a-t-il pas vraiment un air rock ?!



jeudi 12 mai 2011

Bhopal

Je pensais naïvement que la plupart des gens avait déjà entendu ce nom : Bhopal. Ce n'est en fait pas le cas donc, petit rafraîchissement de mémoire : il s'agit d'une ville en Inde ou une usine chimique de Union Carbide Corporation, une multinational américaine rejeta dans l'atmosphère en 1984, un gaz toxique qui tua quelque 3500 personnes dans les premières heures, en tua quelque dizaine de milliers d'autres par la suite et laissa enfin des séquelles irréparables pour le reste de la population.


NB : Union Carbide s'appelle maintenant Dow Chemical et se porte très bien, merci.

dimanche 10 janvier 2010

vendredi 25 avril 2008

Limit to growth


Le livre "Halte a la croissance", dont le vrai titre devrait en fait être "limites a la croissance" et aussi autrement appelé "Rapport du Club de Rome" ou encore "Rapport Meadows" est un rapport scientifique apolitique par des scientifiques du MIT qui n'ont fait qu'étudier diffèrents scénarios d'évolution du monde. On entend tout et n'importe quoi à propos de ce rapport en particulier dans la bouche des économistes. Nicolas Baverez par exemple, économiste, animateur de l’émission "l'Economie en questions" sur France Culture ne rate pas une occasion de dire d'un ton péremptoire "le rapport du club de Rome s'est trompé". Je ne suis pas sur qu'il ait lu ce fameux rapport mais les économistes en général ont quelques difficultés avec la notion de limite.

Vous pouvez lire l'explication de Jean-Marc Jancovici : Qu'y a-t-il donc dans le "Rapport du Club de Rome" ?

  • Le rapport ne préconise aucune solution, il s'agit juste de faire des simulations.
  • Le club de Rome n'est pas lié au Vatican.
  • Dennis Meadows l'auteur le plus connu du rapport est spécialiste en "système complexes".
  • Le rapport ne s'est pas "trompé" puisqu'il n'a pas fait de prédictions mais présente plein de scénarios différents.
  • Tous les scénarios montrent que la croissance agricole, démographique, industrielle atteint les limites physiques de la planète au milieu du XXIème siècle
  • A l'inverse de ce que disent les critiques du rapport, l'évolution du monde actuel semble complètement suivre certains des scénarios présentés même si ce n'est pas une perspective réjouissante.

L’étude consiste en fait à faire un modèle de l'activité humaine en introduisant des notions telle que " si la production agricole augmente, la dégradation des sols augmente" ou "si la consommation de pétrole augmente, la fin du pétrole arrive plus vite". Le modèle est forcément imparfait mais il produit des scénarios qui sont sûrement plus pertinents que les scénarios de la plupart des prospectivistes officiels. En effet ça peut paraître bête mais notre société n'est souvent guidée que par des études basée sur des prolongations tendancielles, autrement dit, des projections dans le futur qui consistent à dire "telle chose a augmenté de 3% dans le passé, on peut sans risque dire qu'elle va augmenter de 2% dans le future".

Il n'est donc pas inutile de réfléchir sérieusement aux leçons du Rapport Meadows et comment et pourquoi il a été rejeté si violemment alors qu'il reste complètement pertinent trente ans après.

mardi 27 novembre 2007

A Man called horse (1970)

En recherchant des références toujours dans le registre cinéma et conscience écologique, j'ai pense a ce film marquant qui passait de temps en temps a la télé quand j'étais petit.

dimanche 25 novembre 2007