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mardi 23 juillet 2013

Emprunte Écologique et Indice de Développement Humain

Relation entre Emprunte Écologique et Indice de Développement Humain (HDI) à l’échelle des pays.

Voici un graphiques que j'ai repris de ce post et refait au propre parce qu'il n’était pas très lisible C'est  un des graphique les plus parlant qui soit en ce qui concerne les enjeux du développement durable et qui permet de visualiser le problème. Ça vaut le coût de prendre cinq minutes pour comprendre de quoi il s'agit et méditer sur les implications.

lundi 10 juin 2013

Cartographie de la transition

Ça bouge du cote du Shift Project. Voici la présentation d'une étude sur la cartographie de la transition carbone, c'est a dire une tentative de synthétiser toutes les bonnes idées d'ici ou là et dans tous les domaines. "La transition, ce n'est pas juste changer de mixte énergétique, c'est changer de model ". Il s'agit d'essayer de répertorier les évolution de la société nécessaires et désirable.  Le rapport propose ensuite  vingts exemples d'action vers la transition en les chiffrant, les évaluant et proposant des outils d'action.



Diapositives de la présentation. 
Rapport final-Cartographie de la transition

lundi 22 avril 2013

Il n'y a qu'une option

There's Only One Real Option for Averting Economic and Ecological Ruin -- So Why Aren't We Talking About It?
par Richard Heinberg , publié à l'origine par le PostCarbon Institute le 16 avril 2013



Les économies d'énergie sont notre meilleure stratégie de pré-adaptation à un avenir énergétique inévitablement contraint. Et c'est peut-être notre seule option réelle pour éviter la ruine économique, sociale et écologique. Le monde devra faire face à des limites à la production d'énergie dans les décennies à venir, quels que soient les choix énergétiques des décideurs politiques. Considérons les deux choix extrêmes : l'option du CO2 minimum et celle du CO2 maximum. 

Si nous reconstruisons notre infrastructure mondiale énergétique pour réduire les émissions de CO2, dans le but de lutter contre le changement climatique, cela se traduira par la suppression des incitations et des subventions au pétrole, au charbon et au gaz et à les transférer vers des sources d'énergie renouvelables comme le solaire, l'éolien et la géothermie. Lorsque des combustibles fossiles seront encore utilisés, nous aurons besoin de capturer et d'enterrer les émissions de dioxyde de carbone. 

Nous pourrions aussi faire appel à l'énergie nucléaire pour nous aider sur le chemin, mais cela ne serait probablement pas beaucoup. La catastrophe de Fukushima au Japon en 2011 a mis en évidence une série de problèmes de sécurité non résolus, y compris le stockage du combustible usagé et la vulnérabilité aux pannes de courant prolongées du réseau. Même en ignorant ces problèmes, l'énergie atomique est chère, et les livraisons de minerai d'uranium à haute teneur sont problématiques. 

Le chemin à faible émission de CO2 est aussi jonché d'autres obstacles. Le solaire et l'énergie éolienne sont sujet à l'intermittence, un problème qui ne peut être résolu que par des investissements substantiels dans le stockage d'énergie ou le transport longue distance. Les énergies renouvelables ne représentent actuellement qu'une infime partie de l'énergie mondiale, de sorte que le chemin à faible émission de CO2 nécessite un fort taux de croissance dans ce secteur cher, et donc des taux d'investissement élevés. Les gouvernements devront démarrer la transition avec des réglementation et des subventions, ce qui est difficile dans un monde où la plupart des gouvernements sont financièrement surchargés et les capitaux pour l'investissement sont rares. 

Pour le transport, l'option à faible émission de CO2 est encore plus épineuse. Les biocarburants souffrent de problèmes de coût élevé et du détournement des terres agricoles, la transition vers les voitures électriques sera coûteuse et prendra des décennies, et des avions électriques ne sont pas réalisables. 

La capture et le stockage du CO2 seront également coûteux et nécessiteront également des décennies à mettre en œuvre à une échelle significative. En outre, les coûts de l'énergie pour construire et exploiter une nouvelle énorme infrastructure de pompes de dioxyde de carbone, des pipelines et des compresseurs seront considérables, ce qui signifie que nous devrons extraire de plus en plus de combustibles fossiles pour produire la même quantité d'énergie utile à la société, un problème épineux si les combustibles fossiles deviennent en plus, plus coûteux . Donc, en dernière analyse, un avenir à faible émission de CO2 est également très susceptible d'être un avenir à faible énergie. 

Et si nous oubliions le climat ? Cela peut sembler être la voix de moindre résistance. Après tout, les combustibles fossiles ont l'histoire d'être pas cher et abondant, et nous avons déjà l'infrastructure nécessaire pour les brûler. Si combattre le changement climatique est coûteux et politiquement controversée, pourquoi ne pas continuer de plus belle sur la voie de la haute teneur en CO2, sur laquelle nous sommes déjà, dans une poursuite de la croissance économique maximum ? Peut-être, qu'avec une croissance suffisante, nous pourrions nous permettre de surmonter tous les problèmes que l'évolution du climat nous met en travers du chemin. 

Ce n'est pas une bonne option. Le dilemme auquel nous serions confrontés à travers la voix d'énergie a haute teneur en CO2 peut se résumer par la métaphore du fruit à portée de main que l'on cueille d'abord. Nous avons d'abord extrait la meilleure qualité, la moins chère à produire, les ressources en hydrocarbures les plus accessibles, et nous avons laissé la moindre qualité, les ressources coûteuses à produire, moins accessibles pour plus tard. Eh bien, maintenant il est tard. D'énormes quantités de charbon, de pétrole, de gaz et d'autres combustibles fossiles restent encore sous terre, mais chaque nouvel incrément coûte beaucoup plus cher à extraire (en termes d'argent et d'énergie) que ce n'était le cas il y a seulement une décennie. 

dimanche 16 décembre 2012

Rapport Brundtland

Un petit copié/collé de wikipedia :

Le Rapport Brundtland, officiellement intitulé Notre avenir à tous (Our Common Future), est une publication rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Utilisé comme base au Sommet de la Terre de 1992, le rapport a popularisé l'expression de « développement durable » et a notamment apporté la définition communément admise du concept.

Le rapport définit le concept ainsi :
Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. 

mercredi 29 août 2012

Serge Latouche sur le développement durable.

Qu'est ce que développement durable?  le premier coup de volant d'un changement de direction radical de nos société ? Ou a l'inverse, Un mot fourre tout qui permet de continuer à faire comme si de rien n’était en faisant juste quelques ajustement à la marge ?  


Pour Serge Latouche, c'est plutôt la deuxième idée : une dernière tentative de sauver une civilisation industrielle qui court  à  sa perte :

samedi 25 août 2012

Serge Latouche

Serge Latouche, un des penseurs de la décroissance.



La décroissance, il faut être clair, c'est un slogan. Ce n'est pas un concept et donc ce n'est pas quelque chose de symétrique de la croissance. On a fait des théories de la croissance, il n'y a pas de théorie de la décroissance. La décroissance, c'est un slogan qui est fait en quelque sorte pour casser la langue de bois dominante de l'idéologie de la croissance. Si l'on voulait être rigoureux, il faudrait parler d'accroissance comme on parle d'athéisme. Et d'ailleurs, c'est très précisément d'une religion qu'il s'agit. La croissance est une véritable croyance et donne lieu à un véritable culte avec ses rituels consuméristes. Alors parler de décroissance, c'est dire, bon une croissance infinie n'est pas possible dans un monde fini. Tous les problème écologiques, sociaux, culturels sont engendrés par la croissance, il faut sortir de cette mécanique un peu infernale, donc le mot décroissance a un coté  un peu provocateur.

lundi 21 mai 2012

Moi, la finance et le développement durable (2010)

"si vous ne réfléchissez pas à la manière dont vos économies travaillent, vous êtes complice sans le savoir des dérives de la finance." 

http://www.imdb.com/title/tt1707246/
http://financedurable-lefilm.com/

Un documentaire sur le thème de la finance durable. Il s'agit d'une présentation des différentes initiatives de finance "durable" ou "éthique". Un petit reproche, il manque un peu d’enquête ou de théorie sur la manière dont la finance peut être destructrice . A part les exemple évidents tels que le financement des usines de mine anti-personnel évoquées dans le documentaire, il n'y a pas de réflexion théorique sur la manière dont les flux financiers  :
  • orientent l’économie sur le court terme en favorisant le retour sur investissement le plus rapide, au détriment des investissement de long terme.
  • exigent des retours supérieurs à la croissance donc déforment la croissance vers le coté non-durable et les bulles spéculatives
  • sont aveugle à toutes sorte d’externalité puisque tout ce qui n'est pas monétisé n'existe pas
  • sont susceptible de biais idéologique du à la sociologie de ceux qui tiennent les cordons de la bourse
  • ...etc...etc

dimanche 6 mai 2012

Cent mille ans : Into eternity (2010)



Voici le reportage (en entier sur youtube) sur ce projet d'enfouissement des déchets nucléaires pour cent mille ans évoqué dans le post précédent.

vendredi 4 mai 2012

Dix mille ans

Dans la vidéo qui suit le chef de projet de l'horloge explique les réflexions qu'ils ont eu à mener au cours de sa conception. Il parle aussi de leur recherche d'exemple de réalisation humaines les plus pérennes. 



On retrouve des thèmes du reportage   Aftermath: Population Zero (2008)  ainsi que des réflexion menée par les finlandais pour l'enfouissement des déchets nucléaires ayant une demi vie de 100 000 ans. Un exemple assez frappant : comment signaler à l'entrée "Attention Danger", sachant qu'il y a 100 000 ans il n'y avait pas d'écriture et que dans 100 000 ans les langues codes et écritures actuelles seront peut-être oubliées depuis longtemps.

mercredi 2 mai 2012

The long now fondation

La définition officielle du développement soutenable (traduction de "sustainable developpement" plus appropriée  que "développement durable" ) est :
le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins
La question de vision de long terme est centrale. Une fondation créée au US en 1996 ne prend cette question de la pensée du long terme à la légère : the long now foundation. Leur statut : favoriser créativement une réflexion de long terme et de responsabilité dans le cadre des 10 000 prochaines années. Vous avez bien lu, dix mille ans !

Cette fondation sponsorise toute sorte de recherches ou projets artistiques sur ce thème. Leur projet phare est de créer une horloge prévue pour durer 10 000 ans.  Un projet qui pose des problèmes d'ingénierie intéressants et inédits, mais aussi des problèmes d'institutions, de communications avec les générations futures, de changement culturels ...etc. C'est une antithèse de la tendance à  l'obsolescence programmée, au jetable, au court-termisme que favorise notre époque d'accélération incontrôlée de l'économie mondialisé.
une horloge monumentale encastrée dans une excavation 
d'une montagne de granit dans les rocheuses au US
Là , on peu  parler de Pérennité avec un grand P...