Au Etat-unis, en réaction au McMansion (les pavillons de banlieue ridiculement grand, ostentatoires et de qualité discutable), en réaction à l'endettement, à l'idée qu'il faut à tout prix devenir propriétaire, être dans le bon quartier pour l’école des enfants, s'enfoncer jusqu'au cou dans les dettes, subprime s'il le faut, en réaction à la surenchère de consommation qu’entraîne la surenchère de mètres carrés par personne, est apparu un mouvement architectural et social qui s'appelle le "Tiny House movement" qui consiste à se construire à budget réduit une toute petite maison, entre le mobile home et la cabine dans les bois, dans une forme de sobriété heureuse.
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mercredi 21 août 2013
dimanche 23 juin 2013
jeudi 2 mai 2013
Carmagedon
Ça fait plaisir de voir que, même aux Etat-Unis, un pays qui paraissait pourtant être un cas désespéré de civilisation de l'automobile, les choses commencent à bouger.
Voici, un plaidoyer venu du fond du cœur pour plus de piétons et plus de vélos dans les villes US par Mark Gordon un des leader du "livable streets movement", (mouvement pour des rues vivables) et un de ceux qui a amorcé ce changement à New-York.
Mark Gorton at ProWalk ProBike - September 12, 2012 - Long Beach, CA from Streetfilms on Vimeo.
Il essaye ici de développer un argumentaire qui soit audible du publique et des officiels dans un pays ou contester le tout-voiture vous fait vite passer pour un marginal. Comme aux US le débat sur le réchauffement climatique est très politisé, il construit son argumentaire en quelque points en laissant volontairement ce sujet de coté :
- Les enfants ne peuvent de nos jours plus jouer devant leur maison. "Des études montre que le rayon de la zone de liberté des enfants autour de leur maison est réduit comme peau de chagrin. Au temps de nos arrière grands parents, les enfants parcouraient facilement 6 km seuls pour aller pécher par exemple, au temps de nos grand parents, ça s'est réduit à 1.6 km, pour nos parents à 800 m, et pour les enfants actuels à 250 m. C'est le sentiment même de liberté des enfants qui est atteint." (exemple Shetfield UK)
- Le trafic mine le lien social d'un quartier. A l’échelle même d'une rue, tout étant égal par ailleurs, plus le trafic augmente, moins les gens connaissent leurs voisins. (CF. Donald Appelyard, university of CA)
- Il est impossible d'avoir une densité de bâtit qui marche a la fois pour les piétons et à la fois pour les voitures. En privilégiant la voiture, on fabrique un environnement urbain qui n'est plus à échelle humaine.
- Les villes qui ont choisit le tout-voiture dépensent 12% de leur PIB métropolitain sur des infrastructures de transport, les autres 6%. Les USA ne peuvent même plus payer l'entretient des routes existantes.
- Investir dans dans des infrastructures pour piétons ou vélos amène un retour sur investissement de 1 a 8 si l'on considère la réduction des coûts de transport généré. Investir dans de nouvelle routes est un gouffre financier.
- La compétitivité de l'économie américaine est plombée par les dépenses contrainte due à la voiture.
- La dépendance à la voiture entraîne un cercle vicieux de pauvreté pour ceux qui ne peuvent plus se payer une voiture.
- Au niveau de la santé de la population, le tout-voiture est catastrophique.
jeudi 28 février 2013
mardi 31 juillet 2012
Alex Steffen
Un bon résumé des enjeux pour des villes américaines plus durables :
Passer du rêve de la maison idéale au rêve du quartier idéal.
Alex Steffen est à l'origine du site Worldchanging.com
Passer du rêve de la maison idéale au rêve du quartier idéal.
Alex Steffen est à l'origine du site Worldchanging.com
lundi 14 mai 2012
Urbanisme et bouffe
Un site très intéressant résumant le livre "Hungry City" de Carolyn Steel sur la ville et la bouffe. Beaucoup de chose à dire sur le sujet, de la manière dont les villes se sont fondées en relation
à un territoire agricole, au fait que les transports, les rues se sont façonnés suivant la manière dont on apportait la nourriture en ville, du marché à la table et aux déchets..., nos villes ne se sont affranchit très récemment de la bouffe grâce à l’énergie abondante.
![]() |
| http://www.hungrycitybook.co.uk/index.htm |
Un petit extrait du TED talk ci dessous :
Et, en fait, si vous regardez la carte de n'importe quelle ville construite avant l'ère industrielle, vous pouvez suivre la trace de la nourriture qui y entre . Vous pouvez voircomment elle a été physiquement façonnée par la nourriture, à la fois par la lecture des noms de rues, qui vous donnent beaucoup d'indices. Friday Street, dans une vie antérieure, etait l'endroit où vous alliez pour acheter votre poisson le vendredi. Mais aussi il faut s'imaginer qu'elle etait rempli de nourriture. Parce que les rues et les espaces publics étaient les seuls endroits où la nourriture était achetée et vendue.
Et si l'on regarde une image de Smithfield en 1830 vous pouvez voir que cela aurait été très difficile de vivre dans une ville comme ça et ne pas être conscients de l'endroit où votre nourriture provenait. En fait, si vous étiez en train de déjeunerdimanche, il y avait des chances que vous ayez entendu meugler ou bêler devant votre fenêtre environ trois jours plus tôt. Donc, c'était évidemment une ville organique, qui faisait partie d'un cycle biologique. Et puis, 10 ans plus tard, tout a changé.
Ceci est une image de Great Western en 1840. Et comme vous pouvez le voir,quelques-uns des premiers passagers du train étaient des porcs et des moutons.Donc, tout d'un coup, ces animaux ne marche plus au marché. Ils sont abattus hors de la vue et de l'esprit, quelque part a la campagne. Et ils arrivent dans la ville par chemin de fer. Et cela change tout. Pour commencer, cela permet pour la première fois de faire croitre des villes, vraiment de toute taille et de forme, en tout lieu. Les villes etait habituellement contrainte par la géographie, elles avait l'habitude d'avoir àchercher leur nourriture par le biais de très difficiles moyens physiques. Tout d'uncoup, elles se sont effectivement émancipé de la géographie.
dimanche 8 avril 2012
Le Mythe de la machine
Le mythe de la machine est un livre de Lewis Mumford, un historien américain, spécialisé dans l'histoire de l'urbanisme, de la technologie et de la science.
PS : si vous pensez que le texte ci-dessous est un copié -collé de wikipedia, vous avez raison mais j'ai le droit puisque j'ai fait l'effort de rédiger cette page de wikipedia à partir de la version anglaise.
PS : si vous pensez que le texte ci-dessous est un copié -collé de wikipedia, vous avez raison mais j'ai le droit puisque j'ai fait l'effort de rédiger cette page de wikipedia à partir de la version anglaise.
Mumford défendait l’idée que ce qui définit l'humanité, ce qui met l’humains à part des animaux, n’est pas principalement notre utilisation des outils (technologie), mais notre utilisation du langage (symboles). Il était convaincu que le partage d'informations et d'idées entre les participants des sociétés primitives était complètement naturelle au début de l'humanité et a manifestement été le fondement de la société telle qu'elle est devenue, plus sophistiquée et complexe. Il avait l'espoir d'une poursuite de ce processus d'information "pooling" dans le monde alors que l'humanité avance vers l'avenir. [5]
Le choix de Mumford du mot «technique» à travers son travail a été délibérée. Pour Mumford, la technologie est une partie de la technique. En utilisant la définition élargie de la tekhnê grec, qui signifie non seulement la technologie mais aussi l'art, l’habileté et la dextérité, la technique se réfère à l'interaction d'un milieu social et de l'innovation technologique - la "volonté, les habitudes, les idées, les objectifs" ainsi que "les processus industriels "d'une société. Comme Mumford l’écrit au début de Technics et civilisations », d'autres civilisations ont atteint un degré élevé de compétence technique, sans, apparemment, être profondément influencée par les méthodes et les objectifs de la technique."
Megatechnics :
Dans Le Mythe de la machine, Mumford critique la tendance moderne de la technologie, qui met l'accent sur une expansion constante et illimitée et sur la production et le remplacement. Il explique que ces objectifs vont à l'encontre de la perfection technique, de la durabilité, de l'efficacité sociale et, globalement, de la satisfaction humaine. La technologie moderne- qu'il appelle «megatechnique élude la production durable, la qualité en poussant au remplacement prématuré des objets techniques grâce a des dispositifs comme le crédit à la consommation, les design non-fonctionnel et défectueux, l’obsolescence programmée, ou encore des changements de mode fréquent et superficiels". «Sans incitation constante par la publicité", explique t-il, "la production ralentirait et se stabiliserait à la demande de remplacement normal. Sinon de nombreux produits pourraient atteindre un plateau de conception efficace qui n’exigerait que des modifications minimes d'année en année."
Biotechnics :
Par opposition à cette megatechnics, Mumford décrit un modèle organique de technologie, ou Biotechnics. Les systèmes biologiques se dirigent vers «la richesse qualitative, l'amplitude, l'espace, et l'absence de pressions quantitatives ou de surpeuplement. L’auto-régulation, l'auto-correction, et l'auto-propulsion sont autant de propriété intégrante des organismes que la nutrition, la reproduction, la croissance et la réparation ». La biotechnics modèle la vie en cherchant l'équilibre, la complétude et l'exhaustivité.
Polytechniques contre monotechnics :
Une idée clé, introduite dans Technics et civilisations (1934) était que la technologie est a double tranchant :
Si polytechnique, elle engage de nombreux modes de technologie différents, fournissant un cadre complexe pour résoudre les problèmes humains.
Si monotechnique la technologie existe pour son propre intérêt, ce qui opprime l'humanité puisqu’elle évolue le long de sa propre trajectoire.
Mumford a souvent critiqué les réseaux de transport de l'Amérique moderne comme étant «monotechnique dans leur dépendance aux voitures. Les automobiles deviennent des obstacles pour les autres modes de transport, comme la marche, la bicyclette et les transports en commun, parce que les routes qu'elles utilisent consomment tellement d'espace et sont un tel danger pour les personnes. Mumford explique que des milliers de mutilés et de morts chaque année en raison d'accidents d'automobiles sont comme un «sacrifice rituel» de la société américaine en raison de sa dépendance extrême vis a vis du transport routier.
Megamachines :
Mumford se réfère également à de grandes organisations hiérarchiques comme des megamachines, une machine en utilisant les humains comme composants. La plus récente Mégamachine se manifeste, selon Mumford, dans l’energie nucléaire technocratique. Mumford utilisa les exemples des complexe énergétiques de l'URSS et des États-Unis représenté respectivement par le Kremlin et le Pentagone. Les constructeurs de Pyramides, l'Empire romain et les armées des deux guerres mondiales en sont des exemples antérieurs.
Il explique que l'attention méticuleuse à la comptabilité et de la normalisation, et l'élévation des chefs militaires au statut divin sont des caractéristiques spontanée des megamachines a travers l'histoire. Il cite des exemples tels que le caractère répétitif des peintures égyptiennes, qui montrent des Pharaons élargit ou encore l'affichage public des portraits élargie de dirigeants socialistes tels que Mao Zedong et Joseph Staline. Il cite également la prévalence écrasante des documents comptables quantitatifs entre survivants des fragments historiques, de l'Egypte ancienne à l'Allemagne nazie.
Il est necessaire pour la construction de ces megamachines qu’il y ait une énorme bureaucratie d’humains qui agissent comme des «servo-unités», travaillant sans l'implication éthique. Selon Mumford, les améliorations technologiques telles que la ligne d'assemblage, ou les communications mondiale instantanée et sans fil, peuvent facilement affaiblir les barrières psychologiques à certains types d'actions discutables. Un exemple qu'il utilise est celui d'Adolf Eichmann, le fonctionnaire nazi qui a mené la logistique derrière l'Holocauste. Mumford désigne collectivement les personnes désireuses d'effectuer tranquillement les objectifs extrêmes de ces megamachines comme des «Eichmanns».
L'horloge comme le héraut de la révolution industrielle :
Une des études les plus connus de Mumford est celle sur la façon dont l'horloge mécanique a été développé par les moines au Moyen-Âge et ensuite adopté par le reste de la société. Il voyait ce dispositif comme l'invention clé de toute la Révolution industrielle, contrairement à l'avis commun qui serait que la machine à vapeur occuperait le poste principal. Il écrit: «L'horloge est une pièce de machinerie dont le « produit » en sont les secondes et les minutes."
La civilisation urbaine :
Dans son livre influent La ville dans l'Histoire, Mumford explore le développement de la civilisation urbaine. Fortement critique de l'étalement urbain, Mumford soutient que la structure des villes modernes est partiellement responsable de nombreux problèmes sociaux que l’on trouve dans la société occidentale. Bien que sur un ton pessimiste, Mumford soutient que la planification urbaine devrait insister sur une relation organique entre les personnes et leurs espaces de vie.
Mumford utilise l'exemple de la cité médiévale de base pour la «ville idéale», et affirme que la ville moderne est trop proche de la ville romaine (la tentaculaire mégalopole) qui s'est terminée par un effondrement,. Si la ville moderne poursuit dans la même veine, Mumford soutient, qu’elle rencontrera le même sort que la ville romaine.
Mumford a écrit de maniere critique sur la culture urbaine croyant que la ville est «un produit de la terre ... un fait de nature ... une méthode d'expression de l'homme ". En outre Mumford iddentifia les crises qui affligent la culture urbaine, se méfiant de l'industrie financière croissante,des structures politiques, craignant que la culture des communautés locales n'était pas encouragée par ces institutions. Mumford craignait "la finance métropolitaine," l'urbanisation, la politique et l'aliénation.
«La conception physique des villes et leurs fonctions économiques sont secondaires à leur relation à l'environnement naturel et aux valeurs spirituelles de la communauté humaine."
dimanche 27 novembre 2011
Monopole radical & Urbanisme
De plus en plus de rues à Shanghai sont interdites aux vélos. En deux roues, il devient chaque jour plus difficile d'aller d'un point A à un point B sans faire de grands détours. Est ce une anecdote ? Est ce juste un petit prix à payer pour l’accès à la modernité ? Est ce sans importance ? Est-ce inévitable dans une grande ville en développement ?
Je pense que cela n'a rien d'anecdotique. C'est, en fait, une illustration parfaite de monopole radical selon les termes de Ivan Illich. Ce n'est pas anodin, c'est la fuite en avant, l'engrenage, qui fait que la voiture individuelle , le moyen de transport choisi par les élites, tue petit à petit tout autre moyen de transport, monopolise l'espace, augmente exponentiellement les émissions du citadin lambda et oblige les classes moyennes à consacrer une part de plus en plus grande de leur temps de travail à l'achat d'une voiture qui va elle-même leur servir à aller travailler. Cela permet aussi au promoteur d'imposer un modèle de logement de plus en plus loin du centre, d'augmenter ainsi ses marges en utilisant du foncier excentré, mal desservi et d'exproprier au prétexte qu'il faut construire des infrastructures. En France, la pertinence de cette notion de monopole radical est difficile à faire ressortir puisqu'ils font tellement partie du paysage depuis tellement longtemps qu'on ne peut plus les discerner. En Chine, en ce moment ces phénomènes de monopoles radicaux qui s'imposent progressivement sont visibles à l'oeil nu, au quotidien, dans la rue, au travail.
vendredi 25 novembre 2011
Le dessous des cartes, Villes d'avenir ? (2010)
Villes durables par le dessous des cartes :
- zéro emissions CO2
- des transport collectifs non polluant
- des énergies renouvelable
- un habitat fait de matériaux locaux et non polluants
- une alimentation d'origine locale
- une gestion durable de l'eau
- un recyclage des dechets
- des projet élaborés avec la participation des habitants
Les piliers du developpement durable :
- Environnement
- Economie
- Social
Les exemples présentés :
- Malmo (swede), quartier de Vasta Hamnen. Expérience réussie sur le plan énergétique, mais peu sociale
- Malmo (swede), Augustenborg, tri selectif, compost, PV, géothermie, desserte du centre ville, location partage voiture GPL, rue jardin, emploi de quartier. Moins spectaculaire mais plus global.
- Sutton (Londre), BedZED : Qualités des espaces commun, réduction déplacement, mixité habitat, travail et service dans le même quartier. Eclairage naturel, chauffage solaire, isolation traitement eau usées , ventilation naturelle, récupération EP. Quartier modele de One Planet Living, sans consultation, impact limité.
- Mata de Sesimbre (Portugal), Complexe touristique, parc naturel, énergie renouvelable, transport, récupération eau, gestion biodiversité.
- Mazdar city, (Abu Dabi), ville zéro émission, aucun déchet, soft transport. Energie renouvelable, transport electriques, high tech. Foster & Partner . Enclave de riche ?
vendredi 23 septembre 2011
The Power of Community : How Cuba Survived Peak Oil (2006)
Dans le post précédent il est fait mention du fait que, de tous les pays sur terre, si l'on regarde l'Indice de Développement Humain et l'emprunte écologique, pour l'instant seul Cuba arrive dans ce que l'on pourrait appeler "la zone de développement soutenable".
D'où cela vient-il ? L'histoire est racontée dans ce documentaire de 2006 : The Power of Community: How Cuba Survived Peak Oil
vendredi 2 septembre 2011
un milliard de voitures
Nous venons, collectivement, de franchir le cap des un milliard de voitures en circulation dans le monde. (un article dans le monde ici et la source originale ici)
J'ai fait une petite image pour visualiser ce que ça représente en carburant avec un plein de 50 litres par semaine pour ce milliard de voitures. Ça fait en gros 150 millions de m3, soit l'image ci dessous. Donc, on rejette les gaz de la combustion de ça par semaine dans l’atmosphère. La combustion de ça produit a peu près mille fois ce volume en Co2. Un petit tour sur GoogleEarth pour se rendre compte, en cinq minutes, que l’atmosphère n'est pas si vaste pour absorber ce volume pendant des décennies sans broncher !!
![]() |
| Représentation de 150 million de mètres cube, (à multiplier par 1000 pour avoir le volume en C02) |
Le problème c'est la voiture individuelle est tellement ancrée dans l'imaginaire collectif que personne n'imagine plus que l'on puisse être oblige de s'en passer . Même en Chine où les gens étaient pourtant, par la force des choses, peu dépendant de la voiture, chaque nouveau projet urbain qui sort de terre (généralement inspiré du modèle américain) oblige à plus de voitures, plus de transports. Je vois passer tous les jours, en Chine, de nouveaux projets de quartiers ou de villes nouvelles et la conclusion en est invariablement que ce n'est que le début de la montée en puissance des achats de voitures ici.
Pourtant en s'informant un minimum, on se rend compte que, de grès ou de force, la tendance va s'inverser. pourtant, si l'on émet cette hypothèse en publique, on est immédiatement confronté à une sorte de dénis généralisé. On entend ici et la :
"Les ingénieurs vont bien mettre au point un véhicule propre."
Une voiture "vertes" ou "propres", je ne comprend pas très bien ce que ça signifie : les voitures électriques, en Chine, où l'électricité est faite au charbon seraient tout sauf "propres". La meilleur définition d'une voiture propre, c'est une voiture légère et peu rapide (CF. Coefficient spiral) c'est un truc qui tend vers le vélo !! Les ingénieurs ne sont pas des magiciens, la technique et la science ne sortent pas de leur chapeau. De même, le mouvement perpétuel n’existe pas, la loi de conservation de l’énergie est incontestée, l’énergie illimité est un rêve. La science et la technique nous informent justement que la consommation énergétique d’un véhicule quelle que soit son efficience est proportionnelle à son poids. Et de fait, toutes les améliorations d’efficience apportée par l'ingénierie depuis 30 ans ont été annulées par l’augmentation du poids (Paradox de Jevon). Donc la question n’est pas technique elle est bien une question d’orientation sociétale et de choix politique !!!
"de toute façon la demande d'essence est inélastique, les gens ne peuvent pas se passer de leur voiture pour aller travailler."
Oui les gens ont besoin de se déplacer un minimum pour travailler (encore faut-il qu'il y ait du travail) mais pour paraphraser Dimitri Orlov, pas besoins d'une voiture individuelle, je peux inventer en 5 minutes un système de déplacement 100 fois plus efficient, comme l'on bien compris les mexicains : vous prenez un pickup, vous entassez 20 personnes à l’arrière et vous roulez à 30km/h sur l'autoroute.
NB : les minibus de n'importe quel pays africain font aussi l'affaire.
mardi 9 août 2011
Experience de Rockville
Dans les années 50, un éthologue nommé John B Calhoun a mené une expérience devenue célèbre sur la surpopulation chez les rats. Cela consistait a enfermer des rats dans une cage de taille limité, avec assez de nourriture pour accommoder un surplus de population et il a observé ce qui se passe :
- on assiste a un pic de population puis a un effondrement
- les normes sociales se cassent
- hyperaggression
- cannibalisme infantile
- augmentation de la mortalité à tous les âges
- maladies physiques et mentales
- troubles alimentaires
Apparemment, ce n'est pas le simple manque d'espace qui provoque ce phénomène. mais plutôt la nécessité pour les membres de la communauté d'interagir avec les autres. Lorsque les interactions forcées dépassent un certain seuil, les normes sociales se cassent. Ainsi la densité sociale est considérée comme plus importante que la densité spatiale géométrique.
NB : il a effectué ses expériences sur une terre agricole à Rockville, Maryland d'où l'expression d'expérience de Rockville. Cette expérience a abouti à la publication d'un article dans le Scientific American d'une étude de comportement dans des conditions de surpeuplement (Calhoun 1962). Il en est question dans "la dimension cachée", livre bien connu des architectes.
jeudi 2 juin 2011
Clusterfuck Nation
C'est le titre du blog de James Howard Kunstler (connu entre autre pour le livre The Long Emergency ou geography of nowhere): http://www.kunstler.com/blog/ qui a un sens certain de la formule. C'est un américain, critique inlassable du modèle américain. La frange de la société américaine qui est capable de sortir des clous du productivisme forcené du XXeme siècle est finalement presque plus virulente dans sa critique qu'en France.
samedi 7 mai 2011
An Interview with Rob Hopkins
Un interview avec Rob Hopkins, createur du mouvement des "villes en transition" en Angleterre.
NB :
Le PADE, Plan d’Action de Descente Energétique, est le document qui concrétise l’activité d’une initiative de transition à long terme. Les initiatives de transition anticipent le renchérissement des sources d’énergies traditionnelles et le changement climatique. Ces initiatives collectives et locales anticipent les diffcilutés à venir en cas de pénurie de pétrole et/ou de nourriture, en intégrant de nouveaux comportements citoyens.
9 actions :
- Former un groupe de pilotage
- Se relier aux associations et groupes déjà engagés et mobilisés dans la démarche de sensibilisation
- Informer et sensibiliser la population, les médias, les politiques : Relations presse, Conférences – Débats
- Former des groupes de travail :Alimentation, Traitement des déchets, Education, Energie, Eau, Transports….
- Ouvrir régulièrement les groupes de travail en atelier afin de récolter des réactions, des propositions…
- Organiser un grand évènement : Forum, Salon, Journées… Positif, Festif, Ludique, Informatif
- Mener des actions rapidement, type jardins potagers, plantations, chantiers d’éco-construction, co-voiturage… afin d’amorcer le changement du quotidien et présenter des exemples de ce qui est possible.
- Retrouver les savoir-faire, faire appel aux anciens permettront de trouver des solutions et de faire vivre la solidarité.
- Garder le contact avec les élus locaux, les informer, les inviter, les impliquer.
Ces actions pourront déboucher sur la rédaction du PADE (Plan d’Action de Descente Energétique) fondé sur les ressources locales en tenant compte des politiques en place. Ce PADE reposera sur les travaux et actions menés précédemment. Afin d’en assurer la pérennité le PADE doit s’adapter aux changements et orientations politiques du territoire.
R. Hopkins
samedi 28 août 2010
"The wire", série urbanistique
"The wire" est la seule série dont le sujet est une ville, la ville de Baltimore. Le réalisme y semble tel qu'on peut presque dire que c'est une série documentaire sur le fonctionnement d'une ville, de la rue, de la criminalité, de la police, des syndicats, de l'éducation, la politique, le journalisme...etc
dimanche 20 juin 2010
Transition town
Rob Hopkins explique l'origine de la creation des "Transition town".
"Une ville en transition est une ville dans laquelle se déroule une initiative de transition, c'est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique."
mercredi 9 décembre 2009
Réfugiés banlieusards
De Dimitri Orlov, je ne peux m'empêcher de copier ici un passage sur le logement au États-Unis :
(traduction trouvée sur http://www.orbite.info)
En revenant à la situation aux États-Unis : ces derniers mois, beaucoup de gens se sont réconciliés avec l'idée que leur maison n'est pas un distributeur d'argent, ni un bas de laine. Ils savent déjà qu'ils ne pourront pas prendre leur retraite confortablement en la vendant, ou s'enrichir en la rénovant et en la revendant, et un bon nombre de gens ont acquiescé au fait que les prix de l'immobilier vont continuer de descendre. La question est : à descendre de combien ? Beaucoup de gens pensent encore qu'il doit y avoir une limite inférieure, un prix réaliste. Cette pensée est liée à l'idée que le logement est une nécessité. Après tout, tout le monde a besoin d'un endroit pour vivre.
Et bien, il est certainement vrai qu'une sorte d'abris est une nécessité, que ce soit un appartement, un dortoir, une couchette dans une caserne, un bateau, un camping-car, ou une tente, un tipi, un wigwam, un conteneur... La liste est virtuellement infinie. Mais il n'y a aucune raison de penser qu'un pavillon mono-familial de banlieue soit en n'importe quel sens une nécessité. Ce n'est guère plus qu'une préférence culturelle, et de plus à courte vue. La plupart des maisons de banlieue sont chères à chauffer et à refroidir, inaccessibles par les transports publics, chères à relier aux réseaux publics à cause des longueurs de tuyauterie et de câble, et demandent une grande quantité de dépenses publiques supplémentaires pour l'entretien des routes, ponts et autoroutes, les bus scolaires, la régulation de la circulation et d'autres absurdités. Elles occupent souvent ce qui était autrefois de la terre agricole valable. Elles promeuvent une culture centrée sur l'automobile qui détruit les environnements urbains, engendrant une prolifération de centre-villes morts. Beaucoup de familles qui vivent dans des maisons de banlieue ne peuvent plus se le permettre, et attendent que les autres viennent les secourir.À mesure que ce mode de vie deviendra inabordable pour tous ceux concernés, il deviendra aussi invivable. Les municipalités et les services publics n'auront pas de fonds à déverser sur les égouts, l'eau, l'électricité, la réparation des routes et des ponts, et la police. Sans essence, gaz naturel et fuel domestique abondant et peu cher, de nombreuses habitations de banlieue deviendront à la fois inaccessibles et invivables. Le résultat inévitable sera une migration massive de réfugiés banlieusards vers les centre-villes plus vivables, plus densément peuplés des grandes et petites villes. Les plus chanceux trouveront des amis ou de la famille avec qui rester ; pour les autres, il sera vraiment utile d'improviser une solution.
(traduction trouvée sur http://www.orbite.info)
dimanche 28 juin 2009
Kunstlercast
Une émission hebdomadaire où Kunstler fait la critique inlassablement et avec humour de l'environnement bâtis au USA. Parfois un peu conservateur au niveau architectural, il marque quand même des points à chaque fois. Ci dessous, quelque titres d'émission pour donner le ton :
- After the Plastic Fiesta
- Incomprehensible Buildings
- Missing Teeth in the Urban Fabric
- From Hippies to Yuppies
- Wishful Thinking
- Starchitects
- Children of the Burbs
- Contracting Cities & Urban Chickens
- Sprawling to Obesity
- Idiocracy
- Packin' For France
- The Demise of Happy Motoring
- Disneyfication of America
- The Politics of Place
- Geritopia
- Suburban Sprawl in the Rust Belt
- Energy Delusions
mercredi 21 janvier 2009
La ville en creux
En voyant ces péniches amenant des tonnes de sable pour alimenter les chantiers de Shanghai, en voyant toutes ces tours grandes comme des montagnes, on peut imaginer un coin perdu, où le creux de toutes les matières extraites forme une sorte de ville en négatif.
mercredi 3 octobre 2007
Soylent green (1973)
"Soleil Vert" en français est un film culte de SF un petit peu dystopique qui est sorti en 1973 (mon année de naissance).
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