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vendredi 7 décembre 2012

Solution : consommation collaborative



La consommation collaborative décrit les nouveaux systèmes d'échange, de partage, de troc. Il s'agit de l'invention de nouvelles formes de commerce et de location à travers les dernières technologies et les places de marché peer-to-peer. Les technologies de l'information font que des processus et des échelles dans l'échange qui n’était pas possible auparavant le deviennent.

En quoi est ce que ça fait partie des "green-tech" ? On peut dire que ça va dans le sens d'une économie plus durable de deux manières : 
  • c'est un antidote à l’obsolescence programmée : quelqu'un qui possède un objet pour pouvoir le louer aura plutôt tendance à choisir cet objet en fonction de sa durabilité.
  • c'est une économie plus dématérialisée où la possession des objets est moins centrale que le service que rendent ces objets. Typiquement : "Je n'ai pas besoin d'une perceuse : j'ai besoin d'un trou dans mon mur".

Voir collaborative consumption.com ou consocollaborative.com.

En voyant par exemple certaines conférences de TED sur ce sujet, on se rend compte a quel point c'est à la mode. Cependant, au delà du hype, il y a bien un risque que la "consommation collaborative" ne devienne au final qu'une manière de marchandiser des choses qui étaient jusqu'alors gratuite, à l'image de l’auto-stoppeur qui devient covoitureur. Voir sur ce sujet un très bon article sur internetactu.

lundi 10 septembre 2012

Décroissance ≠ ascétisme



«Ceux qui plaident pour une consommation moins matérialiste sont souvent présentés comme des ascètes puritains qui cherchent à donner une orientation plus spirituelle aux besoins et aux plaisirs. Mais cette vision est à différents égards trompeuse. On pourrait dire que la consommation moderne ne s'intéresse pas suffisamment aux plaisirs de la chair, n'est pas assez concernée par l'expérience sensorielle, est trop obsédée par toute une série de produits qui filtrent les gratifications sensorielles et érotiques et nous en éloignent. Une bonne partie des biens qui sont considérés comme essentiels pour un niveau de vie élevé sont plus anesthésiants que favorables à l'expérience sensuelle, plus avares que généreux en matière de convivialité, de relations de bon voisinage, de vie non stressée, de silence, d'odeur et de beauté... Une consommation écologique n'impliquerait ni une réduction du niveau de vie, ni une conversion de masse vers l'extra-mondanité, mais bien plutôt une conception différente du niveau de vie lui-même»
Kate Soper, Ecologie, nature et responsabilité. Revue du MAUSS n° 17 premier semestre 2001, p. 85

vendredi 22 juin 2012

Hans Rosling et la fantastique machine à laver

Hans Rosling dans ses autres conférences voit et nous montre le progrès en marche. Il faut préciser que lorsque l'on remet en cause la notion de progrès, on ne rejette pas en bloc tout bien être matériel, toute évolution scientifique et toute avancée technologique. Ce dont on parle lorsque l'on remet en cause la notion de progrès c'est de contre-productivité, de lois des rendements décroissants de la technologie ou encore de fragilité des systèmes complexes. Cependant il reste vrai que la majorité des gens sur cette planète a le droit au développement économique, à l'enrichissement ...etc

Ici, Hans Rosling est très convaincant quand il fait de la machine à laver l'objet le plus fondamental, le plus symbolique du progrès des 100 dernières années .

mardi 24 avril 2012

Tim Jackson on TED.com

Tim Jackson, économiste, auteur de "Prosperity Without Growth" s'essaie à expliquer pourquoi ou comment le consumérisme est intégré au système, ce qui fait qu'il semble ne rester comme choix que : "trash the system or crash the planet". 
C'est une histoire à propos de nous, peuple, persuadé de dépenser de l'argent que nous n'avons pas pour des choses dont nous n'avons pas besoin pour faire impression sur des gens qui nous importent peu.
Il essaye d'imaginer une économie, une culture qui détricoterait ce casse tête. 




jeudi 12 avril 2012

Nicole M. Foss

Nicole M. Foss est co-éditeur du site  the automatic earth, où elle a écrit sous le nom de Stoneleigh.

Ce site, qu'elle co-ecrit avec presente un point de vue qui est toujours tres interressante sur les themes de la crise financiere, environnementales, politique...etc  Pourquoi nous trouvons-nous dans un état de crise et que nous pouvons faire à ce sujet. Avant la création de the automatic earth, elle était rédacteur en chef de TheOilDrum - Canada , où elle a écrit sur ​​le pic pétrolier et la finance.


mercredi 21 mars 2012

Solution : cradle to cradle

Littéralement en français, du berceau au berceau est une expression qui signifie que l'on prend en compte le plus exhaustivement possible tous les aspects de la consommation d'un produit ou d'un bâtiment :
Le but final serait donc que la société industrielle prenne en compte l'ensemble des coûts et impact de chaque produit qui sont a l'heure actuelle appelées des externalitées. Comme on ne le répète pas assez, le système économique dans lequel on vit ne comptabilise absolument aucune ressource.  Les ressources, matières premières ou énergie, sont comptabilisées en fonction de la main d’œuvre nécessaire pour l'extraction ou les rentes des propriétaires des terrains mais aucune provision au sens comptable n'est prise en compte pour la création de cette ressource ou sa substitution. 

Et pour cause personne ne paye la terre pour la création du pétrole ou la foret pour l'absorption du CO2 !! Les ressources dans le système économique actuelle sont donc en quelque sorte gratuite, il est donc par la nature même de ce système toujours plus rentable de substituer de la main d’œuvre par de l’énergie ou d'extraire une ressource plutôt que de la garder en réserve.

lundi 20 février 2012

Naomi Klein "No Logo"



Depuis quand est-on un consommateur avant d’être un citoyen ?

En 2000, Naomi Klein, publia "No Logo: Taking Aim at the Brand Bullies", traduit en français par "No Logo : la tyrannie des marques" qui est devenu un des livres de référence de l'altermondialisme.

Les premières création de marques avaient souvent pour seul but d'associer un visage reconnaissable à des produits fabriqués en usine. Mais avec la mondialisation, la place des marques dans la société s'est profondément transformée. Les multinationales se sont tournée vers l'idée de vendre des modes de vie plutôt que vendre des produits (sur ce même thème, je conseil d'ailleurs le documentaire "The century of self").

"No Logo" est organisé en quatre chapitres :

"No space"
Klein y décrit comment petit à petit, les multinationales ont considéré la commercialisation d'un nom de marque comme être plus importante que la fabrication proprement dite des produits. C'est selon elle ce processus qui contribue aussi à expliquer la délocalisation de la production dans les pays du Tiers-Monde.

Le "branding" s'est ainsi développé en Dehors de la publicité. Les Marques essayent de s'immiscer le plus intimement dans la vie des gens et dans l'espace publique. Elle décrit les méthodes qu'utilisent les marques pour s'introduire dans la vie quotidienne des consommateurs et pour s'approprier l'espace publique ou pour créer leur propre pseudo-espace publique.


"No Choice"

Dans la deuxième section, Klein explique comment les marques utilisent leur taille et leur poids pour limiter le nombre de choix à la disposition du public - que ce soit par la domination du marché (Wal-Mart) ou par l'invasion agressive d'une région (Starbucks). Elle discute aussi de la façon dont elles abusent des lois du droit d'auteur, afin de réduire au silence tous ceux qui pourraient tenter de critiquer leur marque.


"No jobs"

Dans cette section, elles se penche sur les délocalisation, les zones franches où il n'existe pas de lois du travail et les conditions de travail sont désastreuses


"No Logo"

La dernière section de l'ouvrage traite de divers mouvements qui ont surgi au cours des années 1990. Il s'agit notamment des casseurs de pub, de "Reclaim the Streets"


vendredi 16 décembre 2011

Eco-truc, bio-gadget et green-machin

Sur Gizmo, un site référence en matière de design, innovations et gadgets en tous genres, on trouve des bonnes idées comme ça :
The Eco Fire Pot Stove is designed to allow women in developing nations to cook using relatively clean-burning fuel, instead of toxic smoke-producing wood or kerosene
ou ça :
Loowatt creates energy and fertilizer from human waste
mais elles côtoient d'autres truc comme ça qui ne font pas vraiment avancer le Schmilblick :

compostable bikini
souvent une couche d'éco ajoutée à un produit dont on a pas particulièrement besoin :
soft rocker
parfois complètement greenwashing :

biodegradable golf balls, made from waste lobster shells
ou qui se réduisent parfois littéralement à un peu de peinture verte :

Compostable sneakers make a dirty fashion statement
parfois complètement hors de propos sur les ordres de grandeur

The latest hybrid coming out of Japan: a Seiko clock?
souvent fait par des "designer" qui n'ont visiblement rien compris au problème :

Lunar Cubit: pyramids for the renewable energy age

L'Eco design c'est bien mais je ne peu pas m'empêcher de penser que sans changement de mode de production, on a généralement : Ecodesign + Marketing = Greenwashing

jeudi 17 novembre 2011

The Story of Broke (2011)



La suite de "The story of Stuff", (sommes-nous réellement fauchés ?), épisode plus politique...



Et "the story of citizen", ou comment les grandes entreprises s’immiscent dans la vie politique aux US. Episode dans l'esprit du mouvement  Occupy wallstreet

mardi 25 octobre 2011

Combien de liberté un homme peut-il supporter ?

Extrait d'un article de Dimitri Orlov sur : http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/le_pic_petrolier_c_est_de_l_histoire.html

Mais à mesure que la culture et la société américaines sont devenues plus complexes avec davantage de pièces mobiles, elles sont devenues plus distrayantes. Depuis des décennies nous avons atteint le point où le niveau de distraction est si haut que peu de gens sont capables de s'y retrouver avec assez de conscience individuelle intacte pour réfléchir, encore moins pour questionner la nature de notre environnement national. Comme le reste de la planète, les Américains réagissent principalement au monde tel qu'il leur est présenté chaque jour. Mais le monde tel qu'il est compris par les Américains passe maintenant à travers de nombreuses couches de filtres distordus, la plupart distordus volontairement pour un gain économico-financier par une entité dominante ou une autre. Tellement qu'il est atomisé, kaléidoscopiquement diffracté. On ne peut identifier même le plus simple objet à travers un kaléidoscope. Éblouis, désorientés et détachés de la réalité, nous sommes rendus effectivement aveugles — donc facilement dirigés et gérés. Alors nous écoutons les rares voix fortes adressées au nombre et nous écartons n'importe quel dissentiment comme du bruit de fond.

mardi 2 août 2011

Ecologie et films de zombie

Quitte a alimenter le moulin de ceux qui accusent les écolos de jouer sur la peur, je ne peux m'empêcher de faire un petit post sur la métaphore écologique dans les films de zombie. C'est particulièrement le cas dans ce film de Romero, Dawn of the dead de 1978, un classique du genre, où l'on suit quelques survivants réfugiés dans un supermarché encerclé par des hordes de morts-vivants.

  • Les zombies sont plus ou moins décérébrés (c'est une métaphore du téléspectateur moyen de Tf1 après 3h devant le poste).
  • Ils sont cannibales, ce qui les met mécaniquement en haut de la chaîne alimentaire mais ce sont en quelque sorte des prédateurs destructeurs et aveugles.(une métaphore de la place actuelle de l'homme dans la nature).
  • Ils ne veulent vraiment pas mourir (une métaphore de la manière dont les hommes se sont extrait temporairement des cycles naturels).
  • Ils surgissent de toutes part et par milliers (une métaphore de l’angoisse malthusienne).
  • Ils répètent souvent des gestes de tous les jours vidés de leur sens, on en voit pousser des cadis, rester au volant d'une voiture...etc (une métaphore de la déshumanisation du travail quotidien dans une société machine).
  • Ils se promènent sans but sans se voir les uns les autres (une métaphore de l'individualisme dans les mégalopoles).
  • Il s’agglutinent en amas informes a la moindre odeur de chaire fraîche (une métaphore de l’aliénation inconsciente de la société de consommation).



jeudi 5 mai 2011

Collapse Competitively

 me suis permis de traduire Collapse Competitively, un petit texte de Dimitri Orlov,


Effondrement compétitif
Nous nous dirigeons vers un effondrement économique, politique et sociale, et chaque jour qui passe le rapproche un peu plus. pourquoi ne savons nous pas quand arrêter ? Quelle partie du proverbe "le plus dur, nous essayons, le plus dur nous echouerons” ne comprend-on pas ? Pourquoi ne pouvons-nous comprendre que chaque dollar supplémentaire de dette nous conduit à la faillite nationale plus vite, plus fort et plus profondément ? Pourquoi ne saisissons nous pas le concept que chaque dollar supplémentaire de dépense militaire sape davantage notre sécurité? Y a-t-il une sorte de déficience cognitive qui nous empêche de comprendre que chaque dollar supplémentaire englouti dans l'industrie médicale nous rend plus malades? Pourquoi ne voit-on pas que chaque enfant supplémentaire que nous mettons au monde dans ce monde intenable va rendre la vie plus difficile pour tous les autres enfants? En bref, c’est quoi notre problème ?

Pourquoi ne pouvons-nous arrêter? On peut blâmer l'évolution, qui a produit en nous les instincts qui nous obligent à nous empiffrer quand la nourriture est abondante, à constituer des réserves de graisse pour les périodes de vaches maigres. Ces instincts ne sont pas utile pour nous quand il y a un buffet à volonté à proximité qui plus est, ouvert toute l'année. Ces instincts ne sont pas spécifiquement humains : les autres animaux ne savent pas quand s'arrêter non plus. Les papillons vont se régaler de fruits fermentés jusqu'à ce qu'ils soient trop ivres pour voler. Les porcs mangent des glands jusqu'à ce qu'ils soient trop gros pour se lever et soient obligés de ramper sur le ventre afin de pouvoir, oui bien sûr, manger plus de glands. Les américains qui sont trop gros pour marcher sont considérés comme invalides et le gouvernement leurs fourni de petits scooters motorisés de sorte qu'ils n'ont pas à subir l'humiliation de ramper au buffet sur le ventre. On appel ça le progrès.

Ou nous pouvons blâmer notre éducation, qui met le raisonnement mathématique au dessus de notre bon sens. Les mathématiques utilisent l'induction, l'idée que si 1 + 1 font 2, alors 2 + 1 doit être 3, et ainsi de suite jusqu'à une quantité arbitrairement grande. Dans le monde réel, si vous comptez des glands, alors 1 + 1 glands n'est pas la même opération que 1.000.000 + 1 glands s'il y a des écureuils qui courent partout, ce qu’ils feront une fois qu'ils aurons découvert que vous êtes celui qui a été volé leurs glands. Un million de glands, c'est trop pour que vous puissiez en garder le compte, et votre effort concerté pour continuer à en ajouter un de plus à la pile en repoussant les écureuils peut avoir pour conséquence que les petits enfants commencerons à vous montrer du doigt. Plus la pile grandit, plus vous êtes susceptible d'avoir à faire l'inventaire, et dans le processus, vous êtes de plus en plus susceptibles de faire une erreur, de sorte qu'il s'avère que 1.000.000 + 1 est en fait 1.000.001 - δ, où δ est le nombre de glands dont vous avez perdu la trace, en quelque sorte. Une fois que δ> 0, vous avez atteins des rendements décroissants, et une fois δ> 1, vous avez atteins des rendements négatifs. Dans le monde réel, plus vous pensez qu'un nombre devrait etre grand, plus il s'avère finalement être petit. À un certain moment, essayer d'ajouter un à la pile devient une manière particulièrement inutile de rendre la pile plus petite. Ce résultat n'est pas intellectuellement agréable, et il n'y a pas de théorie pour le soutenir, mais il est observable partout où vous prenez la peine de regarder. Le fait que nous sommes incapables d'expliquer adéquatement un phénomène donné en utilisant nos faibles cerveaux de primates ne le rend pas moins réel.

Le concept de rendements décroissants est assez simple pour la plupart des gens à comprendre et à observer, mais notoirement difficile à détecter pour la personne qui est sur le point d'y parvenir. Le point de rendements négatifs est encore plus difficile à détecter, car à ce point nous avons tendance à être partis trop loin pour détecter quoi que ce soit. Si vous avez déjà bu N boissons alcoolisées , pouvez-vous encore dire si vous avez atteind le point des rendements décroissants ? Est-ce qu’une autre boisson va vous rendre plus heureux et plus sociable, ou est-ce qu’elle ne fera pas une grande différence? Ou bien va-t-elle vous amener à vous mettre dans l'embarras et a passer le lendemain avec une gueule de bois débilitante? Ou bien va-t-elle vous envoyer aux urgence pour être traités pour etouffement par vomissement ? En règle générale, plus vous buvez, plus il devient difficile pour vous de faire ces distinctions subtiles. Cette règle ne semble pas être limité à l’alcool, mais s'applique à presque tous les comportements qui produisent un sentiment d'euphorie, plutôt que la simple satisfaction des besoins. La plupart d'entre nous peut s’empêcher de boire trop d'eau, ou de manger trop de bouillie, ou d’empiler trop de balles de foin. Lorsque nous avons tendance à avoir des ennuis de maîtrise de soi, c'est quand il s'agit de choses qui sont particulièrement agréables ou qui rendent dépendantes, comme la drogue, le tabac, l'alcool ou une nourriture délicieuse et riche. Et nous avons tendance à perdre complètement le contrôle quand il s'agit d’euphorie socialement induite et semi-intangible: la satisfaction de la cupidité, la recherche d’un statut social, ou de pouvoir sur les autres.

Ne pouvons nous pas mieux ? Certainement! La culture humaine est pleine d'exemples où les gens se lèvent et avec succès contre leurs propres tendances primitives. Les anciens Grecs ont fait une vertu de la modération: le temple d'Apollon à Delphi porte l'inscription  MHΔEN AΓAN—"Rien en excès." La philosophie taoïste se focalise sur l'idée de balance entre le yin et le yang, des forces apparemment contraires mais qui en fait travaillent de concert et doivent être gardées en équilibre. Même dans la culture d'ingénieurs actuelle, on peut entendre le moto " le mieux est l'ennemi du bien". Pourtant, tristement, les ingénieurs assez bon pour s'y tenir sont rares. Au micro niveau de résolution de problèmes spécifiques, la plupart des ingénieurs réussissent assez bien a obtenir l'optimum intelligent plutôt que le maximum stupide,  mais à l'échelle macroscopique,  la culture d'entreprise environnante les oblige à aller toujours vers le maximum stupide (maximum de croissance, de revenus et de bénéfices) ou le minimum stupide (coût minimum, pérennité du produit minimum et la maintenabilité minimum). Ils sont forcés de le faire par l'influence d'un concept vraiment pernicieux qui s'est insinué dans la plupart des aspects de notre culture: la notion de concurrence.

La notion de concurrence semble avoir d'abord été élevé au rang de culte par des jeux qui ont été joués comme une forme de sacrifice devant les dieux, dans des cultures aussi différentes que la Grèce antique et la civilisation maya, où des compétitions avaient lieu pour plaire a leurs divinités diverses. Je préfère de loin la version olympique, où l'objet des jeux a été d'exprimer l'idéal de la perfection humaine dans sa forme et sa fonction, plutôt que la version maya, où l'issue du match a été utilisée pour décider qui allait être sacrifié sur l'autel de certains archétypes culturels particuliers. Mais étant d’une grande ouverture d'esprit, je suis prêt à accepter les deux comme valables, car les deux sont des compétitions pour la défense de principes. C'est Aristote qui a souligné que la poursuite de principes est le seul domaine où la modération n'est pas utile, et qui suis-je pour réfuter Aristote? Mais lors du passage de la défense d'un idéal ou d’un principe à des taches banale, pratique, ayant une fonction utilitaire, c'est l'idée même de concurrence qui devrait être offerte comme une gentille offrande grésillante sur l'autel de notre bon sens.

Si l'objectif est de parvenir à un résultat adéquat avec un minimum d'effort, alors pourquoi deux personnes veulent se faire concurrence pour faire le travail d'un seul? Et s'il y a en fait du travail pour deux, alors pourquoi ne veulent-ils pas coopérer au lieu de gaspiller leurs précieuse énergie en compétition ? Eh bien, ils ont peut être été endoctrinés dans l’idée qu'ils doivent rivaliser pour réussir, mais ce n'est pas la question. Le fait est qu'il y a une différence majeure entre une compétition au nom d'un principe-comme la perfection de la création divine et une compétition pour de l'argent seulement. Il n'y a rien de divin à propos d’un gros tas d'argent, et, tout comme avec un gros tas de glands, plus le tas est grand, plus il a tendance à attirer d’«écureuils». En fait, ceux qui sont assis sur des grosses piles de glands ont souvent eux-mêmes un coté écureuil. Pour mélanger les métaphores, ils ont également tendance à avoir un coté poule qui couve ses glands et s'attend à ce qu'ils éclosent. Mais qu'ils soient écureuils ou qu'ils soient poules, ou qu'ils soient des poulet-écureuils mutants sous stéroïdes, ils ne sont certainement pas des dieux, et leurs glands ne sont pas dignes de notre sacrifice.

Une fois que l’on subvertit l'idée que la concurrence n’est en aucune manière nécessaire, ni même souhaitable, de nouvelles voies de pensée s’ouvrent a nous. Qu’est ce qui est assez? Probablement beaucoup moins que ce que nous avons maintenant. Comment devons nous travailler pour ça ? Probablement beaucoup moins que ce que nous travaillons actuellement. Qu'adviendrait-il si nous n'avions pas assez? Eh bien, peut-être alors il serait temps d'essayer de travail un tout petit peu plus dur, ou, mieux encore, peut-être qu'il serait temps de prendre quelques glands à ceux qui en ont encore un trop grand nombre. Puisqu’avoir trop est tellement de travail (attention a ces satanes écureuils!), nous ne ferions que les aider. Nous ne voulons certainement pas les suivre, parce que nous savons où ils se dirigent, vers un charmant endroit appelé effondrement . Au lieu de cela, ce que nous devrions probablement essayer de faire est d'établir une sorte d'équilibre, où en fait, assez est assez.

mercredi 20 avril 2011

mercredi 15 décembre 2010

Talibans verts


C'est un terme que l'on retrouve souvent dans les commentaires à propos des écolos. C'est en général accompagne d'argument du genre "aller a la chasse pour me trouver un steak, ça ne me dit pas trop" ou encore "les écolos, ils veulent qu'on s'éclaire à la bougie".

Les écologistes n'ont jamais eu le pouvoir dans quelques pays que ce soit, et on arrête pas de voir dans les commentaires des trucs comme "talibans vert", "l'écologie c'est la dictature", "gourou écolo" dès que quelqu'un émet l'hypothèse que le monde n'est pas plat et infini.

C'est comme si les gens en étaient réduit a penser que "liberté"="liberté du consommateur". A la fin, les veaux qui ne comprennent pas ce qu'est la vrai liberté ne sont pas ceux que l'on croit.

dimanche 24 octobre 2010

La Contre-productivité (Ivan Illich)

Le concept de contre-productivité décrit un phénomène embarrassant : lorsqu'elles atteignent un seuil critique (et sont en situation de monopole) les grandes institutions de nos sociétés modernes industrielles s'érigent parfois sans le savoir en obstacles à leur propre fonctionnement : la médecine nuit à la santé (tuant la maladie parfois au détriment de la santé du patient), le transport et la vitesse font perdre du temps, l'école abêtit, les communications deviennent si denses et si envahissantes que plus personne n'écoute ou ne se fait entendre, etc.

Penseur de l'écologie politique, il lutta contre le système automobile et tous les moyens de transports trop rapides qu'il jugeait aliénants et illusoires. Il avait par exemple calculé qu'en prenant en compte le temps moyen passé à travailler pour acquérir une automobile et faire face aux frais qui y sont liés et non seulement le temps passé à conduire celle-ci, la vitesse du bolide était de 6 km/h. En effet, un Américain consacrait en moyenne, durant les années 1970, 1 600 heures par an pour sa voiture et ne parcourait que 10 000 kilomètres durant l'année . Illich était aussi contre nos systèmes de santé et l'école obligatoire, qu'il considérait comme outils non-conviviaux.

samedi 23 octobre 2010

La convivialité (Ivan Illich)

Ivan Illich a créé le concept de convivialité pour faire la distinction entre l'outil qui asservit et l'outil qui libère. Dans les société industrielle on a souvent l'impression que 'homme est esclave de la machine plutôt que l'inverse.
L'outil juste répond à trois exigences : il est générateur d'efficience sans dégrader l'autonomie personnelle, il ne suscite ni esclaves ni maîtres, il élargit le rayon d'action personnel. L'homme a besoin d'un outil avec lequel travailler, non d'un outillage qui travaille à sa place. Il a besoin d'une technologie qui tire le meilleur parti de l'énergie et de l'imagination personnelles, non d'une technologie qui l'asservisse et le programme.
Je crois qu'il faut inverser radicalement les institutions industrielles, reconstruire la société de fond en comble. Pour être efficient et rencontrer les besoins humains qu'il détermine aussi, un nouveau système de production doit retrouver la dimension personnelle et communautaire. La personne, la cellule de base conjuguent de façon Optimale l'efficacité et l'autonomie : c'est seulement à leur échelle que se déterminera le besoin humain dont la production sociale est réalisable.

vendredi 22 octobre 2010

Le Monopole radical (Ivan Illich)

Le monopole radical est un concept invente par Ivan Illich. C'est une sorte de monopole invisible. Par exemple si Coca-Cola a le monopole sur les sodas dans une ville, ce n'est pas si grave, on peut boire autre chose que des sodas. Par contre, si quand on a soif, on a pas d'autre choix que d'acheter une boisson en canette ou en petite bouteille plastique, et ce quel que soit la marque,  c'est un monopole radical et c'est plus grave.

Nous sommes en quelque sorte victimes de nombreux monopole radicaux sans même nous en rendre compte. Par exemple, la voiture a une sorte de monopole radical sur la mobilités, puisque dans de nombreuse ville, l'urbanisme a évolue de tel manière que petit a petit, on ne peut plus vivre sans voiture.

vendredi 12 juin 2009

Manufactured Landscapes (2006)

Je classerais ce documentaire dans la même catégorie que "notre pain quotidien" en ce sens qu'il s'agit là de donner a voir par des images aussi très impressionnantes, les coulisses de notre société industrielle et de la mondialisation.


jeudi 15 février 2007

The Century of the Self (2002)

Un documentaire en quatre parties faisant l'histoire de l'invention de la publicité et du marketing au XXeme siècle ou comment des gens puissant ont consciemment utilises les théories de la psychanalyse comme instrument de manipulation des foules pour mener la société vers la consommation de masse, la société du spectacle...

Ce documentaire pose des questions profondes et devrait être projeté dans les écoles.