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mardi 7 mai 2013

Brouette chinoise

Toujours en rapport avec les infrastructures de transport, j'ai vu récemment dans un musée une brouette chinoise traditionnelle (Comme vous pouvez le voir sur la photos, je parle de l'instrument et pas de la position). J'en parlais dans ce post en référence à cet article : "How to downsize a transport network: the Chinese wheelbarrow".

Je pense qu'il faudrait faire une étude sur son équivalent moderne, instrument majeur de la compétitivité actuelle de la Chine : le tricycle.




jeudi 2 mai 2013

Carmagedon

Ça fait plaisir de voir que, même aux Etat-Unis, un pays qui paraissait pourtant être un cas désespéré de civilisation de l'automobile, les choses commencent à bouger.

Voici, un plaidoyer venu du fond du cœur pour plus de piétons et plus de vélos dans les villes US par Mark Gordon un des leader du "livable streets movement", (mouvement pour des rues vivables) et un de ceux qui a amorcé ce changement à New-York.


Mark Gorton at ProWalk ProBike - September 12, 2012 - Long Beach, CA from Streetfilms on Vimeo.

Il essaye ici de développer un argumentaire qui soit audible du publique et des officiels dans un pays ou contester le tout-voiture vous fait vite passer pour un marginal. Comme aux US le débat sur le réchauffement climatique est très politisé, il construit son argumentaire en quelque points en laissant volontairement ce sujet de coté :
  • Les enfants ne peuvent de nos jours plus jouer devant leur maison. "Des études montre que le rayon de la zone de liberté des enfants autour de leur maison est réduit comme peau de chagrin. Au temps de nos arrière grands parents, les enfants parcouraient facilement 6 km seuls pour aller pécher par exemple,  au temps de nos grand parents, ça s'est réduit à 1.6 km, pour nos parents à 800 m,  et pour les enfants actuels à 250 m. C'est le sentiment même de liberté des enfants qui est atteint." (exemple Shetfield UK)
  • Le trafic mine le lien social d'un quartier. A l’échelle même d'une rue, tout étant égal par ailleurs, plus le trafic augmente, moins les gens connaissent leurs voisins. (CF. Donald Appelyard, university of CA)
  • Il est impossible d'avoir une densité de bâtit qui marche a la fois pour les piétons et à la fois pour les voitures. En privilégiant la voiture, on fabrique un environnement urbain qui n'est plus à échelle humaine.
  • Les villes qui ont choisit le tout-voiture dépensent 12% de leur PIB métropolitain sur des infrastructures de transport, les autres 6%. Les USA ne peuvent même plus payer l'entretient des routes existantes. 
  • Investir dans dans des infrastructures pour piétons ou vélos amène un retour sur investissement de 1 a 8 si l'on considère la réduction des coûts de transport généré.  Investir dans de nouvelle routes est un gouffre financier. 
  • La compétitivité de l'économie américaine est plombée par les dépenses contrainte due à la voiture. 
  • La dépendance à la voiture entraîne un cercle vicieux de pauvreté pour ceux qui ne peuvent plus se payer une voiture.
  • Au niveau de la santé de la population, le tout-voiture est catastrophique.

dimanche 23 septembre 2012

La vrai signification de la crise - et ce que nous pouvons y faire.

Une petite animation très dynamique créée par une association de designer australiens.



Voici leur message fondateur tel que trouve sur leur site :
  1. Nous pensons qu'il est probable qu'une grande dépression mondiale (en particulier une spirale déflationniste, un probable effondrement du système bancaire une hyperinflation potentiel qui s'ensuivra) est en cours et sera probablement suivie par un déclin économique dû à un pic ressources. Il y a un risque de chocs soudains sur la route, mais dans l'ensemble l'effondrement prendra probablement beaucoup de temps pour complètement se jouer.
  2. Nous ne pensons pas que de grandes solutions centralisées soient particulièrement viable, en raison du manque d'investissement et d'une énergie et des ressources de plus en plus coûteuse.
  3. Nous ne croyons pas que le système actuel puisse être réformé pour faire face à ses faiblesses. Il est probable que les gouvernements ne feront qu'empirer les choses au lieu de les améliorer, d'abord par des mesures d'austérité, puis éventuellement par le populisme, le fascisme et la guerre conçus pour garder la population sous contrôle.
  4. Nous croyons que des solutions alternative communautaires à petite échelle pourrait répondre à nos besoins et créer une vie plus satisfaisante, ce qui réduirait la probabilité de mourir de faim, les conflits, le fascisme, la guerre, etc
  5. Nous pensons qu'il est possible que le monde entier puisse se convertir un mode de vie plus simple plus gratifiant grâce à un point de basculement de personnes qui démontrent des idées qui tombe sous le sens.
  6. Nous faisons la promotion de changements vers des moyens localisés et résilient de répondre aux besoins de l'homme, ce qui conduira à une meilleure qualité de vie en termes de santé et de bonheur, indépendamment du fait que les points 1 à 3 se révèlent correctes ou non. D'un autre côté, ne pas faire ces changements pourraient conduire à des problèmes si nos attentes se réalisent.

samedi 31 mars 2012

no-tech magazine and low-tech magazine

La technique depuis la révolution industrielle se résume souvent a remplacer du travail par de l'énergie (cela n'est possible qu'avec une énergie pas chère et abondante). De fait à chaque fois que l'on essaye de faire une sorte de bilan de consommation d'énergie d'une technique ou un bilan environnemental complet, on est confronté à une chaîne d'implications sans fin... (cf systèmes complexes). Cette complexité est consommatrice d'énergie et de ressources, presque par définition (CF. entropie) . Ainsi on constate souvent que la solution la plus low-tech a le meilleurs bilan.

Mais attention, low-tech ne signifie pas dénué d’ingéniosité, de savoir faire. C'est souvent, à l'inverse, la solution la plus difficile.  C'est la démarche des sites notechmagazine et lowtechmagazine

Un exemple d'article très intéressant, comment la brouette chinoise
permettait un réseau de transport peu couteux et très efficace  :
How to downsize a transport network: the Chinese wheelbarrow

vendredi 25 novembre 2011

Le dessous des cartes, Villes d'avenir ? (2010)




Villes durables par le dessous des cartes :
  • zéro emissions CO2
  • des transport collectifs non polluant
  • des énergies renouvelable
  • un habitat fait de matériaux locaux et non polluants
  • une alimentation d'origine locale
  • une gestion durable de l'eau
  • un recyclage des dechets
  • des projet élaborés avec la participation des habitants
Les piliers du developpement durable :
  • Environnement
  • Economie
  • Social
Les exemples présentés :
  • Malmo (swede), quartier de Vasta Hamnen. Expérience réussie sur le plan énergétique, mais peu sociale
  • Malmo (swede), Augustenborg, tri selectif, compost, PV, géothermie, desserte du centre ville, location partage voiture GPL, rue jardin, emploi de quartier. Moins spectaculaire mais plus global.
  • Sutton (Londre), BedZED : Qualités des espaces commun, réduction déplacement, mixité habitat, travail et service dans le même quartier. Eclairage naturel, chauffage solaire, isolation traitement eau usées , ventilation naturelle, récupération EP. Quartier modele de One Planet Living, sans consultation, impact limité.
  • Mata de Sesimbre (Portugal), Complexe touristique, parc naturel, énergie renouvelable, transport, récupération eau, gestion biodiversité.
  • Mazdar city, (Abu Dabi), ville zéro émission, aucun déchet, soft transport. Energie renouvelable, transport electriques, high tech. Foster & Partner . Enclave de riche ?

samedi 14 mai 2011

Mur végétal

Sur le même thème que le post précèdent, effectuons une petite comparaison entre une solution High-tech le mur végétalisé sur treille métallique avec système d'irrigation goutte a goutte et une solution Low tech, le lierre .


  • Avec la solution mur végétalisé, il est plus facile d'expliquer que le maître d'ouvrage est éco-responsable  quel qu'en soit la définition du terme alors qu'avec la solution lierre, il va falloir trouver d'autres idées pour faire de la pédagogie et c'est fatiguant.
  • Avec la solution mur végétal, votre interlocuteur est prêt à vous accorder le fait que vous avez des compétences techniques assez incroyables pour réussir a faire pousser de l'herbe sur les murs, dans le second cas il va vous dire "ça me rappel chez ma grand mère".
  • Avec la solution mur végétal vous avez passé trois jours à dessiner les détails de la chose, avec la solution lierre, vous êtes resté lire un bon bouquin à une terrasse de café et ça c'est pas bon pour la croissance.
  • Avec la solution mur végétal vous pouvez écrire un paragraphe entier dans le dossier HQE avec la solution lierre, vous arrivez à peine à caser une phrase.
  • Avec la solution mur végétal, vous avez fait Oeuvre de création avec le lierre pas trop.
  • Avec la solution mur végétal, vous aidez à la création d'une filière "spécialiste en entretien de mur végétal" dans le lycée technique du coin, alors qu'avec l'option lierre, rien du tout, c'est le moyen-âge.


Tout plaide donc pour le mur végétalisé sur treille métallique avec système d'irrigation goutte a goutte !!

dimanche 24 octobre 2010

La Contre-productivité (Ivan Illich)

Le concept de contre-productivité décrit un phénomène embarrassant : lorsqu'elles atteignent un seuil critique (et sont en situation de monopole) les grandes institutions de nos sociétés modernes industrielles s'érigent parfois sans le savoir en obstacles à leur propre fonctionnement : la médecine nuit à la santé (tuant la maladie parfois au détriment de la santé du patient), le transport et la vitesse font perdre du temps, l'école abêtit, les communications deviennent si denses et si envahissantes que plus personne n'écoute ou ne se fait entendre, etc.

Penseur de l'écologie politique, il lutta contre le système automobile et tous les moyens de transports trop rapides qu'il jugeait aliénants et illusoires. Il avait par exemple calculé qu'en prenant en compte le temps moyen passé à travailler pour acquérir une automobile et faire face aux frais qui y sont liés et non seulement le temps passé à conduire celle-ci, la vitesse du bolide était de 6 km/h. En effet, un Américain consacrait en moyenne, durant les années 1970, 1 600 heures par an pour sa voiture et ne parcourait que 10 000 kilomètres durant l'année . Illich était aussi contre nos systèmes de santé et l'école obligatoire, qu'il considérait comme outils non-conviviaux.

samedi 23 octobre 2010

La convivialité (Ivan Illich)

Ivan Illich a créé le concept de convivialité pour faire la distinction entre l'outil qui asservit et l'outil qui libère. Dans les société industrielle on a souvent l'impression que 'homme est esclave de la machine plutôt que l'inverse.
L'outil juste répond à trois exigences : il est générateur d'efficience sans dégrader l'autonomie personnelle, il ne suscite ni esclaves ni maîtres, il élargit le rayon d'action personnel. L'homme a besoin d'un outil avec lequel travailler, non d'un outillage qui travaille à sa place. Il a besoin d'une technologie qui tire le meilleur parti de l'énergie et de l'imagination personnelles, non d'une technologie qui l'asservisse et le programme.
Je crois qu'il faut inverser radicalement les institutions industrielles, reconstruire la société de fond en comble. Pour être efficient et rencontrer les besoins humains qu'il détermine aussi, un nouveau système de production doit retrouver la dimension personnelle et communautaire. La personne, la cellule de base conjuguent de façon Optimale l'efficacité et l'autonomie : c'est seulement à leur échelle que se déterminera le besoin humain dont la production sociale est réalisable.

mercredi 30 mai 2007

Réseaux de minibus


Les réseaux de minibus comme on en trouve dans quasiment tous les pays africains ou asiatiques est en fait pas loin d'être le système de transport en commun le plus efficace qui soit :

  • les infrastructures peuvent être quasi-inexistantes, ces bus roulerons sur n'importe quelle route en terre battues 
  • L'investissement est faible, le coût d'achat du minibus est presque rien compare a un bus européen moderne.
  • L'efficacité énergétique est grande : le bus ne roule jamais a vide, le chauffeur attendant généralement de remplir son bus pour démarrer. 
  • On peut toujours augmenter l'efficacité énergétique : il suffit de rajouter une personne a bord, celle ci pourra s'asseoir sur les genoux d'un autre passager s'il le faut.
  • Le tracé du réseau est très souple: on peut demander au chauffeur de faire un petit détour, il acceptera généralement sans rechigner.
  • Le réseau s'adapte naturellement au flux : le chauffeur n'a pas forcement de trajet prédéfini, il peut choisir de changer son parcours en fonction des horaire et de la demande.
  • Le réseau s'adapte naturellement a l'augmentation du trafic : s'il n'y a une opportunité, toute personne propriétaire d'un minibus peut devenir "société de transport"
  • Le réseau est résilient : si un minibus se crash, il y aura bien un collègue dans le coin pour récupérer la portion du réseau abandonnée.
En définitive les seuls inconvénients  sont de nécessiter plus de chauffeurs (mais est-ce vraiment un inconvénient vu le taux de chômage) et d'être peu fiable sur les horaires (mais avec les nouvelles technologie, ce pourrait être facilement résolu).

lundi 19 mars 2007

Belle pierre

Pour parler comme un phénoménologiste, j'ai envie de dire qu'il y a une sorte de vérité dans la matiere de ces pierre et de cet arbre
dans le jardin du palais impérial a Tokyo