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dimanche 25 décembre 2011

"il était une fois... l'Homme"

Dans les bons souvenirs d'enfance : une grande fresque de l'histoire de l’humanité en dessin animé: "il était une fois... l'Homme" suivit de "il était une fois...l'Espace". (Attention Spoiler) La morale du dessin animé c'est une vision assez linéaire de l'histoire qui aboutit à la "sublimation" de l’humanité qui atteint en quelque sorte le paradis dans un éclat de lumière !!

Quand on y repense un peu, c'est imprégné de la vision occidental du monde et de morale et chrétienne. Je crois que, à un moment ou un autre, il va falloir que nous nous rendions compte que la "flèche du progrès" n'est peut-être pas si droite.

mercredi 2 novembre 2011

Sept milliards

Aujourd'hui nous avons dépassé le nombre de 7 milliards d'habitants sur terre.

Un billet intéressant dans le monde aujourd'hui : "Le vrai risque pour l'avenir : la surconsommation" qui pose assez bien le problème. 

Le mot même de surpopulation est parfois presque tabous, puisqu'il renvoie immédiatement chez certains aux notion d’"eugénisme", "de politique de l'enfant unique" ou de "malthusianisme". Il est risqué de prononcer le mot, même si l'on a juste en tête "planning familial", "éducation des femmes" et "sécurité sociale", qui sont les outils les plus efficaces pour ralentir la croissance démographique. Dans tous les cas, que l'on parle de l’équation de Kaya, de l'empreinte écologique, de la capacité de charge de la planète, ou de plafond inévitable a toute croissance exponentielle, le sujet est bien là et on ne peut pas l'évacuer d'un revers de main.

Le dessous des cartes qui est par ailleurs la meilleur émission du monde évacue je trouve un peu vite le sujet : circulez il n'y a rien a voir, il n'y a pas de problème de surpopulation.




Le premier argument en est que "les chiffres de la malnutrition diminuent". C'est très contestable, on peut citer Devinder Sharma :

Les calculs des Nations Unies, de la Banque mondiale, de l'OMC sont faux parce qu'ils disent qu'il y a seulement 152 millions d'affamés dans le monde. Moi je dis qu'il y en a 136 millions rien qu'en Inde.

"L'augmentation des rendements fait qu'il n'y a pas de problème de nourriture". Est ce réellement durable quand on sait que :
Odum et Pimentel, ont calculé au début des années 1970 que l'augmentation des rendements agricoles est réalisée principalement grâce à l'utilisation accrue de combustibles fossiles pour la culture, des engrais, pesticides, de séchage et ainsi de suite, de sorte qu'il faut environ 10 calories de pétrole pour générer chaque calorie de nourriture que nous mangons. Le carburant utilisé est divisée presque à parts égales entre la ferme, le transport et la transformation, et la préparation. 
"les échanges internationaux permettent de répartir la production là où il y a déficit". C'est vrai mais la contre-partie est justement que la chaîne d'approvisionnement à flux tendu dont tout le monde dépend est dangereusement fragile.

"Les émeutes de la faim ne sont dues qu'à la spéculation". C'est un peu rapide et on pourrait en discuter longtemps. 

"La pression sur l'eau n'a jamais été à l'origine de guerre donc la planète n'est pas surpeuplé ". Je ne comprend pas cet argument !!

"C'est dans les pays ou la population augmente le moins que l’emprunte écologique augmente le plus, c'est donc un problème de mode de développement plus que de surpopulation." C'est vrai mais la réponse est énoncée de manière un peu simpliste. On pourrait dire que c'est un problème de surconsommation ET de surpopulation.!  En fait ce qu'il faut souligner et re-souligner a propos des crises environnementales c'est que tout est lié. C'est un gigantesque emmêlement de pelotes de ficelles et si l'on tire à un bout ça réagit à l'autre bout. Pour comprendre le fond des chose il faut vraiment se frotter au notions de "systèmes complexes". 






mardi 4 octobre 2011

La malédiction de Cassandre

Ci dessous la traduction d'un texte de Ugo Bardi sur la manière dont l’étude "Limits to Growth" connue en français sous le nom "Rapport du club de Rome" a été diabolisée depuis sa parution en 1972.

L'article original en anglais est accessible ici : "Cassandra's curse: how "The Limits to Growth" was demonized"


L’histoire de Cassandre est très ancienne : sa malédiction était qu'elle dirait toujours dire la vérité et qu’elle ne serait jamais cru. Mais c'est aussi une histoire très moderne et, peut-être que la quintessence des Cassandres de notre époque serait le groupe de scientifiques qui ont préparé et publié en 1972 le livre intitulé "The Limits to Growth". Avec ses scénarios d'effondrement de civilisation, le livre a choqué le monde peut-être plus que Cassandre n’avait choqué ses compatriotes les citoyens de Troie quand elle avait prédit la chute de leur ville aux Achéens. Tout comme Cassandre ne fut pas cru, l’étude "The Limits to Growth". est aujourd'hui encore largement perçue comme une étude défectueuse, qui s’est trompée tout le long. Cette opinion est basée uniquement sur ​​des mensonges et des distorsions, mais, apparemment, la malédiction de Cassandre est toujours bien vivante de notre temps.




Le premier livre de la série LTG ( “The Limits to Growth") a été publié en 1972 par un groupe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology: Dennis Meadows, Donella Meadows, Jorgen Randers et William Behrens III. Le livre a rapporté les résultats d'une étude commandée par un groupe d'intellectuels qui avaient formé le "Club de Rome" quelques années auparavant. Il a examiné l'évolution de l'économie du monde entier au moyen d'un modèle mathématique basé sur un «système dynamique», une méthode qui avait été élaboré auparavant par Jay W. Forrester. En utilisant des ordinateurs, une nouveauté pour l'époque, le modèle LTG du monde pouvaient suivre l’évolution d’un grand nombre de variables et de leurs interactions au fur et a mesure que le système change avec le temps. Les auteurs ont élaboré un certain nombre de scénarios pour l'avenir du monde a partir de différentes hypothèses. Ils ont constaté que, a moins que des mesures spécifiques ne soient prises, l'économie mondiale tend à s'effondrer à un moment donné au 21ème siècle. L'effondrement est causé par une combinaison d'épuisement des ressources, de surpopulation et de pollution croissante (ce dernier élément que nous verrions aujourd'hui comme liés au réchauffement climatique).

lundi 19 septembre 2011

L'empreinte écologique, la consommation d'énergie, et l'effondrement qui s'annonce.


Voici la traduction d'un article de François Cellier, un professeur de simulation numérique des systèmes de l'ETH Zurich qui résume assez bien les liens entre emprunte écologique, population, énergie et dynamique des systèmes. Cela  fait donc le lien entre le post précédent et les post suivants qui parlerons de "limits to growth". Si vous n'avez pas le temps de tout lire, prenez quand-même une minute pour examinez le premier schéma.
L'article d'origine en anglais est disponible  ici sur the Oil Drum.


Capacité de charge et empreinte écologique :

Vous avez juste fini de préparer le déjeuner pour quatre personnes quand votre fils entre soudainement en demandant si son ami peut rester pour le déjeuner. Le repas préparé pour quatre personnes doit alors en nourrir cinq. Ce n'est pas vraiment un problème. Les membres de la famille reçoivent simplement un peu moins que ce qu'ils auraient reçu autrement.

Ce court récit illustre pourquoi le concept beaucoup discuté de capacité de charge de la planète Terre est imparfaite. Il est tout à fait possible de répartir les richesses disponibles entre plusieurs personnes. La conséquence sera tout simplement que moins est disponible pour chacun.
Pour cette raison, Mathis Wackernagel , directeur général de la Global Footprint Network , a développé un concept alternatif appelé empreinte écologique.

L'empreinte écologique d'une personne est une mesure de la quantité de terre dont une personne a besoin pour produire tout ce qu'il ou elle consomme: nourriture, vêtements, énergie, logement, les outils qui sont nécessaires pour fabriquer les vêtements, etc Sous contrat par les Nations Unies et le Gouvernement suisse, Mathis et son équipe a calculé la empreinte écologique moyenne par habitant de beaucoup de nations sur cette planète. Le Suisse moyen consomme environ 5,5 hectares (13,6 acres), l'américain moyen occupe environ 10 hectares (24,7 acres), tandis que l'habitant moyen de Madagascar survit avec 0,5 hectares (1,2 acres) seulement. L'habitant moyen sur cette planète se sert actuellement de 2,2 hectares (5,4 acres).


Relation entre Emprunte Écologique et Indice de Développement Humain (HDI) à l’échelle des pays.
Mathis a ensuite pris la totalité des terres arables disponibles sur la planète et l’a divisé par la population actuelle de 6,5 milliards de personnes. Ceci produit un encombrement disponible par habitant de 1,8 hectares (4,4 acres).
Il a ensuite tracé l'empreinte écologique des différentes nations par rapport a leur indice de développement humain (IDH) , une mesure de la qualité de vie de leurs habitants.

Pour que les habitants de la planète terre puissent mener une vie décente, sans taxer les ressources de la planète d'une façon insoutenable, chaque nation devrait donc consommer moins que les 1,8 hectares par habitant de l'empreinte écologique disponible, tout en obtenant un IDH de 0,8 ou mieux.

Ainsi toutes les nations doivent s'efforcer de voir leurs "points" sur le graphe passer dans la zone orange dans le coin inférieur. Actuellement, il n'y a qu'une seule nation qui ait son point à l'intérieur de la boîte orange. Cette nation se trouve être Cuba . Afin de progresser vers un monde durable, nous devons tous devenir ... non-pas Berlinois, mais Cubains.

mardi 9 août 2011

Experience de Rockville

Dans les années 50, un éthologue nommé John B Calhoun a mené une expérience devenue célèbre sur la surpopulation chez les rats. Cela consistait a enfermer des rats dans une cage de taille limité, avec assez de nourriture pour accommoder un surplus de population et il a observé ce qui se passe :

  • on assiste a un pic de population puis a un effondrement 
  • les normes sociales se cassent 
  • hyperaggression 
  • cannibalisme infantile 
  • augmentation de la mortalité à tous les âges 
  • maladies physiques et mentales 
  • troubles alimentaires



Apparemment, ce n'est pas le simple manque d'espace qui provoque ce phénomène. mais plutôt la nécessité pour les membres de la communauté d'interagir avec les autres. Lorsque les interactions forcées dépassent un certain seuil, les normes sociales se cassent. Ainsi la densité sociale est considérée comme plus importante que la densité spatiale géométrique.

NB : il a effectué ses expériences sur une terre agricole à Rockville, Maryland d'où l'expression d'expérience de Rockville. Cette expérience a abouti à la publication d'un article dans le Scientific American d'une étude de comportement dans des conditions de surpeuplement (Calhoun 1962). Il en est question dans "la dimension cachée", livre bien connu des architectes.

mardi 2 août 2011

Ecologie et films de zombie

Quitte a alimenter le moulin de ceux qui accusent les écolos de jouer sur la peur, je ne peux m'empêcher de faire un petit post sur la métaphore écologique dans les films de zombie. C'est particulièrement le cas dans ce film de Romero, Dawn of the dead de 1978, un classique du genre, où l'on suit quelques survivants réfugiés dans un supermarché encerclé par des hordes de morts-vivants.

  • Les zombies sont plus ou moins décérébrés (c'est une métaphore du téléspectateur moyen de Tf1 après 3h devant le poste).
  • Ils sont cannibales, ce qui les met mécaniquement en haut de la chaîne alimentaire mais ce sont en quelque sorte des prédateurs destructeurs et aveugles.(une métaphore de la place actuelle de l'homme dans la nature).
  • Ils ne veulent vraiment pas mourir (une métaphore de la manière dont les hommes se sont extrait temporairement des cycles naturels).
  • Ils surgissent de toutes part et par milliers (une métaphore de l’angoisse malthusienne).
  • Ils répètent souvent des gestes de tous les jours vidés de leur sens, on en voit pousser des cadis, rester au volant d'une voiture...etc (une métaphore de la déshumanisation du travail quotidien dans une société machine).
  • Ils se promènent sans but sans se voir les uns les autres (une métaphore de l'individualisme dans les mégalopoles).
  • Il s’agglutinent en amas informes a la moindre odeur de chaire fraîche (une métaphore de l’aliénation inconsciente de la société de consommation).



jeudi 21 juillet 2011

6 962 102 507+ 1

La terre compte aujourd'hui 21 juillet a 19:20 heure de Shanghai,
6 962 102 507 habitants plus 1 et j'en suis très content !!!

NB : il est estime qu'on atteindra 7 milliard le 31 octobre.


dimanche 8 mai 2011

Population

Aujourd'hui, un article dans le monde : Nous serons 10 milliards d’êtres humains en 2100


Un petit commentaire pour enfoncer le clou. Tout le monde connaît l'image ci-dessous mais comme le remarque Richard Heinberg dans le documentaire Blind Spot, comment comprendre cette explosion de la population humaine ? On peut regarder toute sortes de sujets, technologie, économie, géographie, agriculture, sociologie...etc, à la fin, cette courbe se résume à peu près à deux mots : ÉNERGIE FOSSILE.



Et la production totale d'énergie fossile pourrait atteindre son maximum d'ici pas si longtemps. Maintenant ou demain pour le pétrole, d'ici quelque décennies pour le gaz et charbon). Comment la courbe ci-dessous va-t-elle évoluer ? Gardons aussi à l'esprit que si cette courbe descend rapidement de manière contrainte, dans la vrai vie ça signifie "famine".

dimanche 26 septembre 2010

Quelles évidences ?

Quelles évidences que le scénario "business as usual" pour notre civilisation industrielle n'est pas viable ?

1. Dans ce qu'on mange, il y a dix calories de pétrole (engrais, transport, réfrigération...) pour un calorie de bouffe. Dans un monde ou déjà quelque milliard de gens ne mangent pas à leur faim, si le pic pétrolier (qui n'est pas la fin du pétrole) ne fais pas peur, c'est qu'on se fourvoie en pensant que "on va bien trouver quelque technologies de remplacement" comme si une energie abondante etait une sorte de droit divin de l'humanite.

2. Jusqu'à preuve du contraire, pour l'instant toute croissance économique s'accompagne de croissance de la consommation d'énergie. Si quelqu'un a des infos comme quoi le découplage est en train de s'opérer, je suis preneur. En attendant, je ne vois pas de quoi avoir un optimiste béa sur le fait que quand l'énergie disponible pour l'économie diminuera, la croissance reviendra quand même.

3.En ce qui concerne le changement climatique, le problème n'est pas de perdre quelques îles dans le pacifique. Un problème un peu plus grave c'est que quelque degrés de plus suffisent a redessiner complètement la carte des pluviométrie a l'échelle mondiale avec sûrement plus de perdants que de gagnants. Quand on sait que quelque mois de sécheresse dans le mid-ouest américain suffisent a créer des émeutes de la faim a l'autre bout du monde, pas la peine de faire un dessin sur les conséquences de quelque dizaine de % de pluviométrie en moins sur la moitié des terres agricoles planétaire...dans un monde a 9 milliards d'habitants...et les OGM qui fond pousser du riz sans eau, c'est de la SF.

4.Les médias ne sont pas assez catastrophistes !! Sur le réchauffement climatique, ce ne sont pas des illumines qui ont peur, ce sont des milliers de scientifiques dont si on lits les publications on commences a verdir. (et je parle de publication peer review, pas du journal du dimanche).

5. En ce qui concerne l'extinction des espèces, la perte de biodiversité, je crois que la majorité des gens n'ont pas bien compris l'importance de la diversité génétique que ce soit en matière animale, végétale ou humaine. Sans faire un cour, une piste : "résilience".

6. Si l'on comprend que le rapport du club de Rome n'est pas un ensemble de prévision a la Nostradamus comme de nombreux économistes se font un plaisir de le caricaturer, mais c'est un ensemble de modélisations scientifique et de scénarios qui ressemblent étrangement a ce qui se passe en ce moment, il y a de quoi douter de tous les scénario de prolongation tendancielles dont on nous rabâche les oreilles.

7. On voit en ce moment même que l'EROI de notre système énergétique diminue. Si on fait le lien avec les idées de Joseph Tainter dans "Failure of complex systems", on comprend que la solution ne viendra pas d'elle même, et que des changement très profonds sont nécessaires.

Même si l'on est de nature optimiste, si tout cela ne sonne pas ne serais-ce qu'une tout petite alarme au fond de notre inconscient, en dépit de toutes les certitudes candides que nous vivons dans le meilleur des mondes, c'est que je n'y comprend rien.

vendredi 25 avril 2008

Limit to growth


Le livre "Halte a la croissance", dont le vrai titre devrait en fait être "limites a la croissance" et aussi autrement appelé "Rapport du Club de Rome" ou encore "Rapport Meadows" est un rapport scientifique apolitique par des scientifiques du MIT qui n'ont fait qu'étudier diffèrents scénarios d'évolution du monde. On entend tout et n'importe quoi à propos de ce rapport en particulier dans la bouche des économistes. Nicolas Baverez par exemple, économiste, animateur de l’émission "l'Economie en questions" sur France Culture ne rate pas une occasion de dire d'un ton péremptoire "le rapport du club de Rome s'est trompé". Je ne suis pas sur qu'il ait lu ce fameux rapport mais les économistes en général ont quelques difficultés avec la notion de limite.

Vous pouvez lire l'explication de Jean-Marc Jancovici : Qu'y a-t-il donc dans le "Rapport du Club de Rome" ?

  • Le rapport ne préconise aucune solution, il s'agit juste de faire des simulations.
  • Le club de Rome n'est pas lié au Vatican.
  • Dennis Meadows l'auteur le plus connu du rapport est spécialiste en "système complexes".
  • Le rapport ne s'est pas "trompé" puisqu'il n'a pas fait de prédictions mais présente plein de scénarios différents.
  • Tous les scénarios montrent que la croissance agricole, démographique, industrielle atteint les limites physiques de la planète au milieu du XXIème siècle
  • A l'inverse de ce que disent les critiques du rapport, l'évolution du monde actuel semble complètement suivre certains des scénarios présentés même si ce n'est pas une perspective réjouissante.

L’étude consiste en fait à faire un modèle de l'activité humaine en introduisant des notions telle que " si la production agricole augmente, la dégradation des sols augmente" ou "si la consommation de pétrole augmente, la fin du pétrole arrive plus vite". Le modèle est forcément imparfait mais il produit des scénarios qui sont sûrement plus pertinents que les scénarios de la plupart des prospectivistes officiels. En effet ça peut paraître bête mais notre société n'est souvent guidée que par des études basée sur des prolongations tendancielles, autrement dit, des projections dans le futur qui consistent à dire "telle chose a augmenté de 3% dans le passé, on peut sans risque dire qu'elle va augmenter de 2% dans le future".

Il n'est donc pas inutile de réfléchir sérieusement aux leçons du Rapport Meadows et comment et pourquoi il a été rejeté si violemment alors qu'il reste complètement pertinent trente ans après.

dimanche 2 décembre 2007

Genuine Progress indicator


Quand on dit croissance économique on parle de croissance du PIB (à ce propos, ça peut faire du bien à  tout le monde d'aller voir la page wikipedia sur le PIB pour savoir un peu mieux de quoi on parle). Et le problème c'est que justement si on prend un exemple, "passer d'un bâtiment pourri a un bâtiment isolé" ça peut normalement se faire de différentes manières, si on paye une société pour le faire, c'est bon pour la croissance, si on prends un congé sans solde et qu'on le fais soi-même, ça diminue la croissance.

En fait, la notion de "création de richesse" sous entendue "augmentation du PIB", a perdu sa pertinence dans les pays développés ! Ce n'est qu'une comptabilité aveugle (ne compte pas le patrimoine, ne compte pas le temps de repos, ne compte la consommation de ressources qu'en fonction du travail que représente l'extraction, ne provisionne pas les conséquences futures de nos actions présentes, ne compte pas les inégalités, favorise toujours le court terme, surévalue les biens de représentation social, sous-évalue les biens immatériels, la connaissance, la culture...etc...etc)

Il y a tellement de faille dans ce système, on a tellement l'illusion de s'enrichir alors que réellement on s'appauvrit que remettre en cause la "croissance" doit être au centre du débat politique. D'où l'intérêt d'indicateurs comme le Genuine Progress Indicator. A noter que dans les pays en développement, le Genuine Progress Indicator et le PIB sont encore en phase, le débat n'est donc pas le même.

lundi 12 novembre 2007

Arithmétique, Population et Énergie

Quel que soit le domaine, "5% de croissance par an", ça signifie "double tous les 15 ans". Ça s'appelle une fonction exponentielle. Quand il s'agit de la consommation de quoi que ce soit, il faut se poser un minimum de question sur les limites physiques du monde dans lequel on vit .

Voici une traduction d'une conférence du Dr. Albert Bartlett, un universitaire, on pourrait dire un éducateur américain plein de bon sens. C'est assez drole et instructif!!

Avant de se faire traiter de malthusianiste ou de parler de dématérialisation, revoyons nos bases et comprenons au moins ce qu'est une fonction exponentielle parceque pour le citer :
"le plus grand défaut de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle"

mercredi 3 octobre 2007

Soylent green (1973)

"Soleil Vert" en français est un film culte de SF un petit peu dystopique qui est sorti en 1973 (mon année de naissance).

jeudi 28 septembre 2006

Manicore

Qui connait le rapport du club de Rome ? Dans les années 70, un groupe de scientifique du MIT a fait une série de simulations sur la croissance, les ressources naturelles, l'agriculture, l'accroissement de la population. Les conclusions donnent à réfléchir !!

Si après cette lecture vous vous dites "bullshit ! je veux des chiffres!", en voici sur le site de Jean-Marc Jancovici :

un peu de lecture sur ce sujet et plus précisément sur le réchauffement climatique, les ressources naturelles, les conséquences possibles, un site très complet avec chiffres, explications des rapports scientifiques, détail de la consommation énergétique, bilans carbone ...etc.

ainsi que quelques calculs marrant :

notre consommation énergie en équivalent esclave : environ 100 esclaves par français. ou encore notre dépendence personnelle au pétrole ? et à quoi aurions nous droit dans un monde sans emissions ? et pourrions nous vivre comme maintenant avec juste des renouvelable ?

Pas mal de lecture mais ça vaut dix fois le temps passé comparé a n'importe quel autre journal ou hebdomadaire mainstream !!