Quand Hollywood traite du réchauffement climatique en en faisant un mouvement de refroidissement rapide !!
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mardi 3 mai 2011
mercredi 20 avril 2011
The Story of Stuff
Un petit film court très bien fait sur l'économie matérielle ou "l'histoire des choses"
lundi 4 avril 2011
Photovoltaique en facade ?
Je suis tombé sur cet ensemble de logements en construction l'autre jour par hasard. Je ne connais rien au projet ni a l'architecte mais vu comme ça, je ne peux m'empêcher de faire quelques commentaires :
- Ne serait-il pas plus productif d'avoir de grandes fenêtres et de profiter de manière passive des apports solaires en lumière et chaleur ?
- Est ce que la production électrique future de ces panneaux solaires, posés verticalement a l'ombre des arbres de la rue, est vraiment pertinente ?
- Ces panneaux photovoltaïque ne sont-ils pas la juste pour la déco ?
- N'est-il pas dommage qu'il n'y ait pas de balcons sur les derniers étages alors que tous les bâtiments voisins, qui ne datent pas d'aujourd'hui, en offrent généreusement ?
- l'archi n'a-t-il pas supprimé les balcons dans le seul but de donner une forme plus "hype" au bâtiment?
- Ce bâtiment n'est-il pas qu'une grosse opération de green-washing ?
dimanche 3 avril 2011
Gasland (2011)
- Pour ceux qui pensent que les gaz de schiste sont la preuve que le "pic pétrolier" et autre "fin de l'énergie bon marché" ne sont que des cris alarmistes d'écolos arriérés, jetez quand même un oeil à ce film et après on en discutera.
- Pour ceux qui ne pensent rien parce qu'ils ne savaient même pas ce que sont les gaz de schiste, jetez aussi un oeil sur ce film, ça peut pas faire de mal.
mercredi 23 mars 2011
Nassim Taleb
Petit exercice : résumer simplement ce que j'ai compris de l'idée du Black Swann de Nassim Taleb.
Il faut systématiquement se méfier des phrases du genre " tel évènement n'arrive que tous les 1000ans" ou "telle hypothèse est tellement improbable qu'on peut plus ou moins l'évacuer dans nos calculs"....etc...etc
On fait souvent des plans en ayant l'impression que comme un évènement n'arrive que tous les 1000 ans, il ne peut arriver demain. Nassim Taleb montre et je crois qu'il le montre aussi mathématiquement avec l'aide de Benois Mandelbrot (créateur des fractales qui sont liées aux mathématiques du chaos) que cette impression est extrêmement traître et que dans tous les cas, un évènements rare va sûrement se produire demain même si l'on ne sait pas encore lequel.
Il faut systématiquement se méfier des phrases du genre " tel évènement n'arrive que tous les 1000ans" ou "telle hypothèse est tellement improbable qu'on peut plus ou moins l'évacuer dans nos calculs"....etc...etc
On fait souvent des plans en ayant l'impression que comme un évènement n'arrive que tous les 1000 ans, il ne peut arriver demain. Nassim Taleb montre et je crois qu'il le montre aussi mathématiquement avec l'aide de Benois Mandelbrot (créateur des fractales qui sont liées aux mathématiques du chaos) que cette impression est extrêmement traître et que dans tous les cas, un évènements rare va sûrement se produire demain même si l'on ne sait pas encore lequel.
Il est par conséquent absurde, entre autre dans les calculs de risques des modèles financiers complexes ou dans le domaine des risques technologiques, de bâtir une stratégie sur le fait qu'un évènement est très peu probable. Il vaut donc mieux privilégier la résilience, même si cela parait moins efficaces a priori.
C'est une idée qui n'est pas inintéressante quand on réfléchit au risques du nucléaire, suivez mon regard.
mardi 22 mars 2011
Negawatt
Une association essaye de proposer un scénario réaliste pour a la fois décarbonner et dénucléariser l'énergie : www.negawatt.org. J'entend d'ici les commentaires, "si on écoutait les écolos, on reviendrait a la bougie"
Pourtant, en lisant la synthèse de leur scénario, ça semble sérieux et réaliste. Il se résume a peu près comme ça : un tiers sobriété, un tiers efficacité, un tiers renouvelables. Je ne suis peut être pas assez spécialiste pour détecter les failles d'un tel scénario mais je n'en vois aucune a priori, si ce n'est le problème de son acceptabilité politique.
Pourtant, en lisant la synthèse de leur scénario, ça semble sérieux et réaliste. Il se résume a peu près comme ça : un tiers sobriété, un tiers efficacité, un tiers renouvelables. Je ne suis peut être pas assez spécialiste pour détecter les failles d'un tel scénario mais je n'en vois aucune a priori, si ce n'est le problème de son acceptabilité politique.
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| Extrait du scénario négaWatt 2006 |
lundi 21 mars 2011
Fukushima = Tchernobyl ?
C'est grâce au site "manicore" de Jean-Marc Jancovici que j'ai été sensibilisé il y a quelques années au problème du réchauffement climatique. Je lui en suis reconnaissant. Cependant, quand je suis tombé sur cet article : Fukushima = Tchernobyl ?, j'ai ressenti un certain malaise.
Généralement Jean-Marc Jancovici est le premier a avancer l'argument de l'impossibilité de chiffrer le coût future des conséquences du réchauffement climatiques. A l'inverse, dans cet article, il s'efforce de faire une sorte de froide analyse du rapport coût/bénéfice du nucléaire. Je serais curieux de savoir pourquoi le premier argument ne s'appliquerait pas au nucléaire : comment chiffrer le coût de la perte d'un territoire de quelques centaines de km2 condamné pour 10 000 ans pour cause de contamination au plutonium ? Sachant que l'argument du "ça n'arrivera pas" n'est maintenant plus recevable.
Je me permet de recopier ici un commentaire en dessous de l'article que j'ai trouvé très convainquant :
Yann Quero
Le message de Laurent en "soutien à M. Jancovici" est assez triste de naïveté et de maladresse. Puisque mon commentaire a été attaqué ad hominem en me suggérant avec une certaine condescendance de, je le cite: "Approfondi le sujet du nucléaire, tu es loin de compte. N'espère pas donner un cours aux lecteurs de ce site, ils sont d'un niveau supérieur". Je préciserais que je suis titulaire d'un doctorat, qui est sans doute (vu son type d'argumentaire) un niveau d'études supérieur à celui de Laurent et en tout cas supérieur à celui de celui de M. Jancovici qui est "seulement" ingénieur. Mais n'entrons pas dans le débat des titres ou des diplômes, ni dans celui de qui est un "grand expert". Regardons simplement les faits. Le travail de synthèse sur le réchauffement climatique du site web de M. Jancovici est effectivement plutôt bien réalisé, mais cela ne fait pas de lui un "expert en tout" et notamment en nucléaire. A ce titre, sa manière d'argumenter est même pour le moins surprenante et laisse penser que sa finalité est de défendre le nucléaire "à tout prix", y compris en masquant les éléments qui le dérangent. Par exemple, en un petit raccourci, M. Jancovici annonce au début de sa présentation: "Je dit (sic) 'le réacteur' mais ca concerne tous ceux de Fukushima, qui ont tous eux (resic) à peu près le même pépin." L'expression "à peu près le même pépin", outre son caractère euphémistique est plus qu'approximative, elle est franchement erroné, puisque le réacteur n°3 contient du Mox, c'est à dire du plutonium. Ce n'est pas du tout anodin, car le plutonium a une demi-vie de 24.000 ans, c'est-à-dire que dans 24.000 ans, le plutonium qui est en train de se rependre à l'extérieur de la centrale n'aura diminué que de moitié. Or M.Jancovici parle de l'iode, du xenon, du krypton... mais il "oublie" de parler du plutonium. En revanche, il nous dit qu'il n'y a pas à s'inquiéter, puisque la demi-vie des isotopes libérés par les réacteurs de Fukushima "va de quelques heures à quelques jours". Du point de vue de la rigueur scientifique, on peut considérer qu'une telle affirmation relève au mieux d'un oubli extrêmement grave, mais sans doute plutôt de la désinformation caractérisée. Je ne me lancerais pas dans un cours d'analyse textuel critique détaillé de l'ensemble de ses arguments (ce serait un peu long), mais on pourrait multiplier les exemples de ce type ou d'autres. N'est-il pas en effet spécieux de dire qu'on peut continuer à promouvoir le nucléaire parce que le tabac fait jusqu'à 5 millions de morts par an et que le nucléaire a moins tué jusqu'à maintenant? N'est-il pas étonnant aussi de défendre les centrales nucléaires en disant que le tsunami a aussi détruit des centrales au charbon? Les énormes risques liés au réchauffement climatique, que M. Jancovici souligne à très juste titre sur son site web, ne justifient pas qu'il les instrumentalise pour défendre le nucléaire, qui présente lui aussi d'énormes risques. Et pourtant, malgré tout cela, je serais même peut-être prêt à suivre M. Jancovici, et à courir ces risques avec lui et avec tous les autres habitants de la planète, si le nucléaire était une énergie d'avenir. Mais le nucléaire ne constitue qu'une énergie d'appoint très limitée, compte tenu des réserves d'uranium qui sont de 70 à 100 ans pour un niveau actuel de production d'énergie finale correspondant à 3% de la consommation mondiale. Dans ce contexte, le risque du nucléaire est démesuré au regard de son apport plus que minime. Mieux vaut donc aujourd'hui investir dans de vraies énergies d'avenir.
dimanche 20 mars 2011
Fukushima - "banana equivalent dose"
On gère le stress comme on peut. Moi j'ai passé ma journée sur wikipedia a regarder les articles sur Chernobyl ou autres accidents nucléaires.
J'y ai appris qu'il y a une zone en Russie qui est encore interdite aujourd'hui suite à un accident nucléaire en 1957 qui est resté secret très longtemps.
J'y ai appris que le fond de radioactivité terrestre a augmenté dans les années 50 à cause des essais de bombes nucléaires.
J'y ai appris que certains scientifiques ont crée l'unité de mesure de radioactivité "banana equivalent dose" pour tourner en ridicule la peur des radiations. Ce qui m'a complètement convaincu qu'on devrait envoyer ceux-ci comme liquidateurs a Fukushima.
J'y ai appris que la quantité totale de radiations émises a Chernobyl était de "80,000 man sieverts" ce qui , si l'on considère que la dose vraiment dangereuse pour l'homme est de 1 sievert, signifierait que Chernobyl n'aurait pu tuer qu'environ 80 000 personnes au maximum, ce qui ne veut pas dire grand chose puisque cela dépend de la manière dont la radioactivité est diluée mais cela a le mérite de donner un ordre de grandeur.
samedi 19 mars 2011
Fukushima
Je suis en état de choc. J'ai passé une semaine éprouvante, tétanisé devant mon écran d'ordi sursautant a chaque "tudut" du "fil d'actualité en temps réel de LeMonde.fr". Ces ... de journalistes du Monde n'arrêtent pas de se planter sur les unités, micro-sievert ou mili-sievert. Plusieurs fois ils ont annoncés des taux de radioactivité à Tokyo, où se trouve ma belle famille qui laissaient entrevoir le pire. Les japonais gardent leur sang froid d'une manière assez admirable !!
Jusqu'à aujourd'hui je n'étais pas foncièrement anti-nucléaire, mais ce genre de Black swann a de quoi faire réfléchir.
J'ai donc décider de créer ce blog : contrairement aux apparences, tous les posts antérieurs a celui-ci sont du recyclage de références ou notes qui traînaient sur mon disque dur ou sur d'autres sites...
jeudi 3 mars 2011
Revenir a la bougie
Si on prend la production actuelle de renouvelable en France (barrages, éolien et solaire) ça représente déjà plus de 1000kWh par personne et par an. C'est potentiellement une machine de 100W qui travaille pour nous 365 jours par an et 24h sur 24. C'est déjà assez par personne pour faire tourner un ordinateur portable la journée , éclairer la pièce où on se trouve le soir, la chauffer un minimum en hiver, faire la cuisine, prendre une petite douche chaude, se faire un rôti au four une fois de temps en temps...etc (voir le détail du calcul ici). Tout ceci en l'état actuel des choses alors qu'on a, en France, à peine commencé a développer les renouvelables et que des projets comme Desertec, loin d'être farfelus pourrait apporter beaucoup. C'est donc d'une totale mauvaise fois de parler de retour a la bougie dès que l'on évoque l'abandon du nucléaire. C'est vrai que ça n'est pas assez pour se promener en tee-shirt en hivers dans ses 200m2 de villa mal isolée, chauffer la piscine et éclairer le ciel...etc
Mais au lieu de discuter des ordres de grandeur des efforts à faire, parler de retour à la bougie, est beaucoup plus facile. Jouer sur la peur de l'obscurité et par extension de l'obscurantisme, jouer sur une pseudo-opposition à la fée électricité qui représente l'aboutissement de la modernité des lumières touche au but à tous les coup. Mais nous ne sommes plus au début du XXe siècle et dans tous les cas, si l'on a pas d'autres choix, je préfère être un peu pauvre énergétiquement et laisser un monde à mes enfants, au climat stable et à la radioactivité naturelle.
mercredi 5 janvier 2011
Écologie et marché
Quand on remet en cause la société de consommation actuelle basée sur un capitalisme mondialisé, on ne remet pas forcément en cause toute forme de commerce.
Il n'y a pas que le capitalisme qui permette le commerce. Il y avait des marchés ou l'on vendait des salades bien avant qu'il y ait des capitalistes, des salles de marché ou des multinationales.
On peut remettre en cause la mondialisation sous sa forme actuelle sans nier que le commerce et les échanges ont généralement été un facteur de progrès au cours de l'histoire, bien que le plus important furent sûrement les échanges d'idées, de culture et de techniques qui en découlaient plus que les échanges de biens.
Le capitalisme qui concerne plutôt la propriété des moyens de production est apparu avec la révolution industrielle au XVIIIe parce que l'investissement dans des moyens productifs est devenu central dans l'économie. De même, les mécanismes de la finance moderne sont apparus en hollande avec la nécessité de financer les voyages des caravelles des grandes compagnies commerciales. Dans le monde de surproduction et d'emballement des mouvement de capitaux dans lequel nous vivons, est ce que les données du problème n'ont pas changée ?
Bien sur, j'entends le discours sur la façon dont le marché de manière fluide permet la meilleur allocation de ressources...etc etc. Je peux comprendre ça, mais ça ne signifie pas que la discussion est finie. Soit vous êtes une sorte de mollah du marché et vous allez même jusqu'à nier la nécessité de toute science économique en disant "pas besoin de nuancer, la réponse c'est Le "Marché", soit vous commencez a réfléchir un peu plus profondément.
La première des choses, c'est de remarquer que le Marché n'est pas une loi naturelle comme il est souvent dit mais un mécanisme d'échange entre humains. La manière dont le CO2 retient la chaleur du soleil, c'est une loi naturelle, vous pouvez le mesurer et le remesurer, vous aurez toujours le même résultat. Mais la loi du Marché parfais et absolue, ça n'existe pas, c'est un fantasme. Les monopoles, les conflits d'intérêt, la théorie des jeux, les problèmes de transmission de l'information...etc font que le marché est imparfait par nature. Et ce n'est pas parce qu'on a pas assez libéralisé, c'est aussi fanatique de penser qu'il faut encore plus de dérégulation pour tendre vers un marché parfaits que de penser qu'il faut créer un homme nouveau. Beaucoup des derniers prix Nobel d'économie ont travaillés d'une manière ou d'une autre sur l'imperfection de information au coeur de la construction des prix de marché et si on ne comprend pas ça, notre vision reste superficielle.
Deuxièmement, non seulement les marchés ne sont pas parfaits mais ils sont aussi aveugles, Il n'y a rien dans la construction du marché qui veut le bien de l'humanité. Du point de vue du marché, la vente d'esclave est totalement neutre. N'importe qui m'accorderait le fait qu'on doit quand même un tout petit peu définir les bornes de ce qu'on peut faire et pas faire.
Troisièmement, pour revenir à l'environnement, l'erreur est de croire que le prix dépend de la "valeur que l'environnement, que la rareté donne aux choses". Quand vous extrayez une ressource, l'environnement vous la donne gratuitement ! Ce que vous payer, c'est la main d'oeuvre pour l'extraire, ou le propriétaire du terrain, propriétaire qui peut aussi bien être un gouvernement corrompu qu'un paysan pauvre qui vous donnera tout pour quelques euros. Le PIB ne tient absolument aucun compte des ressources, il ne mesure que du travail (les salaires) et des rentes (les propriétaires). Il ne mesure absolument pas le patrimoine (qu'il soit naturel ou autre)
Et c'est justement ça le coeur du problème, c'est pourquoi l'écologie doit être politique !!! Il se trouve qu'on est en train de scier la branche sur laquelle on est assis et rien, dans le mécanisme de Marché que certain adulent ne permet de s'en rendre compte.
samedi 1 janvier 2011
mercredi 15 décembre 2010
Talibans verts
C'est un terme que l'on retrouve souvent dans les commentaires à propos des écolos. C'est en général accompagne d'argument du genre "aller a la chasse pour me trouver un steak, ça ne me dit pas trop" ou encore "les écolos, ils veulent qu'on s'éclaire à la bougie".
Les écologistes n'ont jamais eu le pouvoir dans quelques pays que ce soit, et on arrête pas de voir dans les commentaires des trucs comme "talibans vert", "l'écologie c'est la dictature", "gourou écolo" dès que quelqu'un émet l'hypothèse que le monde n'est pas plat et infini.
C'est comme si les gens en étaient réduit a penser que "liberté"="liberté du consommateur". A la fin, les veaux qui ne comprennent pas ce qu'est la vrai liberté ne sont pas ceux que l'on croit.
vendredi 26 novembre 2010
dimanche 24 octobre 2010
La Contre-productivité (Ivan Illich)
Le concept de contre-productivité décrit un phénomène embarrassant : lorsqu'elles atteignent un seuil critique (et sont en situation de monopole) les grandes institutions de nos sociétés modernes industrielles s'érigent parfois sans le savoir en obstacles à leur propre fonctionnement : la médecine nuit à la santé (tuant la maladie parfois au détriment de la santé du patient), le transport et la vitesse font perdre du temps, l'école abêtit, les communications deviennent si denses et si envahissantes que plus personne n'écoute ou ne se fait entendre, etc.
Penseur de l'écologie politique, il lutta contre le système automobile et tous les moyens de transports trop rapides qu'il jugeait aliénants et illusoires. Il avait par exemple calculé qu'en prenant en compte le temps moyen passé à travailler pour acquérir une automobile et faire face aux frais qui y sont liés et non seulement le temps passé à conduire celle-ci, la vitesse du bolide était de 6 km/h. En effet, un Américain consacrait en moyenne, durant les années 1970, 1 600 heures par an pour sa voiture et ne parcourait que 10 000 kilomètres durant l'année . Illich était aussi contre nos systèmes de santé et l'école obligatoire, qu'il considérait comme outils non-conviviaux.
samedi 23 octobre 2010
La convivialité (Ivan Illich)
Ivan Illich a créé le concept de convivialité pour faire la distinction entre l'outil qui asservit et l'outil qui libère. Dans les société industrielle on a souvent l'impression que 'homme est esclave de la machine plutôt que l'inverse.
L'outil juste répond à trois exigences : il est générateur d'efficience sans dégrader l'autonomie personnelle, il ne suscite ni esclaves ni maîtres, il élargit le rayon d'action personnel. L'homme a besoin d'un outil avec lequel travailler, non d'un outillage qui travaille à sa place. Il a besoin d'une technologie qui tire le meilleur parti de l'énergie et de l'imagination personnelles, non d'une technologie qui l'asservisse et le programme.
Je crois qu'il faut inverser radicalement les institutions industrielles, reconstruire la société de fond en comble. Pour être efficient et rencontrer les besoins humains qu'il détermine aussi, un nouveau système de production doit retrouver la dimension personnelle et communautaire. La personne, la cellule de base conjuguent de façon Optimale l'efficacité et l'autonomie : c'est seulement à leur échelle que se déterminera le besoin humain dont la production sociale est réalisable.
vendredi 22 octobre 2010
Le Monopole radical (Ivan Illich)
Le monopole radical est un concept invente par Ivan Illich. C'est une sorte de monopole invisible. Par exemple si Coca-Cola a le monopole sur les sodas dans une ville, ce n'est pas si grave, on peut boire autre chose que des sodas. Par contre, si quand on a soif, on a pas d'autre choix que d'acheter une boisson en canette ou en petite bouteille plastique, et ce quel que soit la marque, c'est un monopole radical et c'est plus grave.
Nous sommes en quelque sorte victimes de nombreux monopole radicaux sans même nous en rendre compte. Par exemple, la voiture a une sorte de monopole radical sur la mobilités, puisque dans de nombreuse ville, l'urbanisme a évolue de tel manière que petit a petit, on ne peut plus vivre sans voiture.
vendredi 1 octobre 2010
Damoclès
Je me rend compte que le tag Climat n'arrive qu'en sixième position dans les mots clés de ce blog alors que c'est probablement la plus menaçante des épées de Damoclès qui nous pendent au dessus de la tête !!
Même si de toute façon les problèmes sont tous liés, il faut que je rectifie la chose !!
Même si de toute façon les problèmes sont tous liés, il faut que je rectifie la chose !!
lundi 27 septembre 2010
Peurs millénaristes
"peurs millénaristes" c'est un peu le point Godwin de toute conversation sur notre avenir. Le terme revient dès que l'on émet l'idée que le paradis ultralibéral dans lequel nous vivons n'est peut être pas le meilleur des mondes. Combien de fois, lit-on ou entend-t-on dans les médias que les écolos sont catastrophistes, qu'ils jouent sur la peur...etc...etc
C'est un peu comme si on parlait de peurs millénaristes a quelqu'un qui en 1938 s'inquiétait de la monté du nazisme en Allemagne ou a quelqu'un qui aurait eu peur d'une guerre nucléaire totale entre l'URSS et les USA. Remarquez que dans le deuxième cas, peut-être que c'est parce qu'on a eu un peu peur qu'on est pas maintenant les survivants mutants d'un hivers nucléaire !
J'aimerais qu'on me permette d'avoir un peu peur sans me faire traiter d'encagoulé récitant l'apocalypse selon saint Jean.
dimanche 26 septembre 2010
Quelles évidences ?
Quelles évidences que le scénario "business as usual" pour notre civilisation industrielle n'est pas viable ?
1. Dans ce qu'on mange, il y a dix calories de pétrole (engrais, transport, réfrigération...) pour un calorie de bouffe. Dans un monde ou déjà quelque milliard de gens ne mangent pas à leur faim, si le pic pétrolier (qui n'est pas la fin du pétrole) ne fais pas peur, c'est qu'on se fourvoie en pensant que "on va bien trouver quelque technologies de remplacement" comme si une energie abondante etait une sorte de droit divin de l'humanite.
2. Jusqu'à preuve du contraire, pour l'instant toute croissance économique s'accompagne de croissance de la consommation d'énergie. Si quelqu'un a des infos comme quoi le découplage est en train de s'opérer, je suis preneur. En attendant, je ne vois pas de quoi avoir un optimiste béa sur le fait que quand l'énergie disponible pour l'économie diminuera, la croissance reviendra quand même.
3.En ce qui concerne le changement climatique, le problème n'est pas de perdre quelques îles dans le pacifique. Un problème un peu plus grave c'est que quelque degrés de plus suffisent a redessiner complètement la carte des pluviométrie a l'échelle mondiale avec sûrement plus de perdants que de gagnants. Quand on sait que quelque mois de sécheresse dans le mid-ouest américain suffisent a créer des émeutes de la faim a l'autre bout du monde, pas la peine de faire un dessin sur les conséquences de quelque dizaine de % de pluviométrie en moins sur la moitié des terres agricoles planétaire...dans un monde a 9 milliards d'habitants...et les OGM qui fond pousser du riz sans eau, c'est de la SF.
4.Les médias ne sont pas assez catastrophistes !! Sur le réchauffement climatique, ce ne sont pas des illumines qui ont peur, ce sont des milliers de scientifiques dont si on lits les publications on commences a verdir. (et je parle de publication peer review, pas du journal du dimanche).
5. En ce qui concerne l'extinction des espèces, la perte de biodiversité, je crois que la majorité des gens n'ont pas bien compris l'importance de la diversité génétique que ce soit en matière animale, végétale ou humaine. Sans faire un cour, une piste : "résilience".
6. Si l'on comprend que le rapport du club de Rome n'est pas un ensemble de prévision a la Nostradamus comme de nombreux économistes se font un plaisir de le caricaturer, mais c'est un ensemble de modélisations scientifique et de scénarios qui ressemblent étrangement a ce qui se passe en ce moment, il y a de quoi douter de tous les scénario de prolongation tendancielles dont on nous rabâche les oreilles.
7. On voit en ce moment même que l'EROI de notre système énergétique diminue. Si on fait le lien avec les idées de Joseph Tainter dans "Failure of complex systems", on comprend que la solution ne viendra pas d'elle même, et que des changement très profonds sont nécessaires.
Même si l'on est de nature optimiste, si tout cela ne sonne pas ne serais-ce qu'une tout petite alarme au fond de notre inconscient, en dépit de toutes les certitudes candides que nous vivons dans le meilleur des mondes, c'est que je n'y comprend rien.
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