lundi 8 juillet 2013

Le Dieu à trois têtes



Il a été dit que la religion de l'homme est une chose qu'il ne peut pas supporter de voir remis en question. S'il y a quelque vérité dans ce vieux dicton, l'idée que la foi dans le progrès est une religion a beaucoup d'arguments en sa faveur. Au cours des sept années ou ce blog a été présent  j'ai discuté d'un certain nombre de questions controversées et ait fait de nombreuses propositions qui contredisent les idées reçues de notre temps, aucune d'entre elles n'a aligné autant de dénonciations pétaradante que la suggestion que la croyance dans le progrès est la religion civile la plus importante du monde industriel moderne. 

Un intervenant sur l'un des nombreux autres sites où mes messages apparaissent , a commencé sa critique du post de la semaine dernière par un cri de "Pourquoi perdre son temps avec cette question?". Puisque je doute que quelqu'un tient un pistolet sur sa tempe et lui fasse lire le texte de force, il va falloir qu'il réponde à sa question lui-même. Pourtant, son déchaînement furieux est un rappel utile de l'un des traits distinctifs des systèmes de croyance dont nous parlons, aussi subtile et bien argumentée que ces posture intellectuelle soient, elles atteignent les endroits les plus profonds du cœur humain, et s'appuient sur des passions puissantes et irraisonnée. 

Les religions civiles aussi bien que les religions théistes ont des croyants motivés jusqu'à mourir pour leur foi et à tuer pour elle, prêts à faire d'énormes sacrifices et commettre des crimes effroyables. Pas beaucoup de motivations humaines peuvent égaler la religion comme force motrice, et je n'en connaît pas du tout qui la dépassent. Quand les gens dépassent les limites de l'humanité ordinaire dans n'importe quelle direction, aussi bien bonne que mauvaise, si ce n'est pas une question d'amour ou de haine d'un être envers un autre être humain, il y a des chances que ce qui les motive avant tout soit une foi a caractère théiste ou civil . 

C'est l'une des raisons principales pour laquelle je me suis lancé dans une exploration des dimensions religieuses du pic pétrolier, et pourquoi j'ai commencé par une étude de la caractéristique la plus distinctive du paysage religieux de notre temps: la façon dont la croyance en l'invincibilité et la bienfaisance du progrès est venu jouer un rôle essentiellement religieux dans le monde moderne, imprégnant les conversations collectives de notre temps. C'est aussi la raison principale pour laquelle cette exploration se poursuivra dans les semaines à venir, car il y a beaucoup plus qui doit être dit au sujet de la foi contemporaine dans le progrès  la mythologie historique qui la sous-tend, et les distorsions qu'elle impose à la quasi-totalité des hypothèses de notre société sur l'avenir. 

Il est important, pour commencer, de prêter attention aux ambiguïtés intégrées dans la conception moderne du progrès. Quand les gens pensent ou parlent de progrès, sous ce nom ou un de ses euphémismes communs, il y a au moins trois choses différentes qu'ils peuvent signifier par elle. Toutes trois partagent le présupposé commun que l'histoire a une tendance naturelle à se déplacer dans une direction particulière, que ce mouvement dans cette direction est une bonne chose, et que les êtres humains peuvent et doivent contribuer à ce mouvement en avant vers le bien. C'est la dimension de la vie humaine dans laquelle le mouvement est censé avoir lieu qui marque la distinction entre ces différentes significations de progrès. 


La première version du progrès est le progrès moral : il est centré sur l'affirmation selon laquelle la tendance inhérente de l'histoire est d'aller de plus en plus vers des relations humaines et des formes sociales éthiques. Ces jours-ci, en particulier a l'extrémité gauche de la société, cette version du progrès est généralement formulés en termes politiques, mais son élan moral est impossible à manquer, puisque ses partisans encadrent inévitablement leurs arguments par des termes d'absolus moraux, de vertus et de vices. Au mieux, cette position éthique de la Gauche mainstream contemporaine en Amérique et en Europe est l'une des rares philosophies morales vraiment originales qui s'est développée dans les temps modernes, avec une attention particulière sur les vertus de l'égalité, de la justice sociale et de la bonté, cela compris et poursuivi principalement sur un mode collectif plutôt qu'au niveau individuel. Au pire, comme toutes les philosophies, elle a sa face cachée moins impressionnante, elle devient un jargon arrogant, tour à tour mielleux ou strident au service de la soif de pouvoir immérité qui est le péché mignon de tous les moralistes modernes. 

Vous pouvez voir la foi dans le progrès moral en action à chaque fois que des gens insistent sur le fait que certains changements sociaux proposé sont un progrès, un pas en avant, loin de l'ignorance et de l'injustice du passé obscurantiste. Même lorsque ce genre de discours n'est qu'une rhétorique manipulatrice, comme bien sûr ça l'est si souvent, c'est la foi dans le progrès moral qui donne le pouvoir de manipulation et lui permet de marcher. Pensez aux implications de «en avance» et «en retard» appliqué aux changements sociaux, et vous pouvez commencer à voir à quel point la mythologie du progrès imprègne la pensée contemporaine : il n'y a que si l'histoire a un sens naturel d'écoulement que cela fait sens de se référer à un ensemble de politiques sociales comme«progressiste» ou a une autre comme «rétrograde», par exemple, ou pour décrire la culture ou les lois de l'un des États US méprisé par les lettrés de la cote comme "coincé dans les années 1950.« C'est la foi que l'histoire se déplace dans la direction indiquée par une définition précise de progrès moral qui donne à ces métaphores très communs leur signification. 

Cependant cela n'est seulement que l'une des trois choses dont la foi dans le progrès peut choisir comme point focal. Le second est le progrès scientifique et technique, qui se concentre sur l'affirmation selon laquelle la tendance inhérente de l'histoire est d'aller vers une connaissance humaine complète et vers la domination du cosmos. En théorie, ce pourrait être possible de concevoir un progrès scientifique sans une augmentation correspondante de la puissance technique, ou vice versa. En pratique, du moins dans l'esprit de ceux qui interprètent les progrès en ce sens, les deux sont rarement séparés. Comme Francis Bacon l'a fait valoir dans la première aube de la révolution scientifique, la valeur des connaissances concernant la nature correspond au pouvoir qui découle de cette connaissance. L'investissement dans la production de connaissances scientifiques est presque universellement justifiées en parlant de ce que ces connaissances résultante permettront à l'humanité de faire au monde. 

Pour voir les caractéristiques fondamentales d'une religion en des termes frappants, il est souvent utile d'examiner ses formes les plus extrêmes, et la foi dans le progrès scientifique et technique ne fait pas exception. L'exemple que j'ai en tête ici, c'est le mouvement Singularitarien, qui prétend que très bientôt (le prophète Singularitarien Ray Kurzweil a fixé la date pour 2045) la marche innarretable du progrès, amorcé par la création d'intelligences artificielles beaucoup plus puissant que n'importe quel esprit humain , va accélérer à l'infini. Tous les rêves de science-fiction, du voyage vers les etoiles a l'immortalité, ou du sexe virtuel avec Marilyn Monroe, seront devenus des réalités, et l'humanité atteindra quelque chose comme de la divinité, à moins que les ordinateurs hyperintelligent décident de nous exterminer a la place. 

Il y a beaucoup de choses qui méritent d'être discutées au sujet de la religion Singularitarienne, mais celle qui est pertinente pour le présent thème est le malentendu qu'elle impose sur la nature de la connaissance scientifique. Une grande partie des découvertes de la science, y compris bon nombre de ses plus grandes réalisations, peuvent se résumer soigneusement par les mots «vous ne pouvez pas faire cela." Si un supercalculateur omniscient pouvait reellement être créé (et c'est loin d'être certain que ce soit possible) ce serait tout à fait possible qu'il parcoure la somme totale de la science humaine et de la technologie et qu'il nous dise: "Pour les êtres de capacités mentales modestes, vous avez fait un bon travail de déterminer ce qui peut être fait avec les ressources qui vous sont disponibles. Voici quelques astuces techniques que vous n'avez pas encore touvees, mais le voyage vers les etoiles, l'immortalité, le sexe avec cette personne Marilyn Monroe? Désolé, cela n'est pas possible. Vous aller devoir continuer à vivre sans ça » Qui plus est, il est tout à fait possible que ce serait vrai. 

Même en dehors de la foi Singularienne, cependant, vous pouvez compter sur une incompréhension ou un désaccord furieux si vous suggérez qu'il pourrait y avoir des choses que le progrès scientifique et technologique ne peuvent pas atteindre. Ceux de mes lecteurs qui ont été sur la scène du pic pétrolier, pour un certain temps auront appris que le rejet le plus commun qu'ils obtiennent, quand ils essaient de soutenir que parier le futur sur l'extraction de ressources infinies d'une planète finie n'est pas une idée lumineuse, est une variation sur le thème "Oh, je suis sûr qu'ils vont arriver à quelque chose." Le "ils" dans cette phrase trop familiere sont evidemment des scientifiques et des ingénieurs, le simple fait qu'ils " "ont essayé de trouver quelque chose dans ce cas particulier depuis plus d'un siècle, et que le succès n'est encore nulle part en vue, ne fait rien pour entamer vraiment la foi plutôt touchante que les lieux de la culture populaire d'aujourd'hui ont en leurs pouvoirs. 

Le progrès scientifique et technique, joue aussi un rôle énorme dans la mythologie moderne du progrès. Il sont égalé, sinon dépassé par le troisième genre de progrès, le progrès économique, qui se concentre sur l'affirmation selon laquelle la tendance inhérente de l'histoire est d'aller vers des niveaux d'abondance économique de plus en plus grande, quelle que soit la maniere dont cette abondance peut être distribué. La croyance que la croissance économique exponentielle en cours est normal et salutaire, et que toute autre chose est anormal et destructeur, est peut-être la forme la plus largement acceptée de la mythologie du progrès dans la vie contemporaine, notamment parce que la plupart des gens aiment à imaginer qu'ils tireront profit de celui-ci. 

Ouvrez la section des affaires de n'importe quel journal, tourner les pages d'un manuel d'économie, scrutez les minutes d'une réunion de toute société commerciale dans l'Amérique contemporaine ou dans la plupart du monde moderne, et vous aurez la chance de voir une foi dans le progrès économique aussi absolue et irréfléchie que celle que tout paysan médiéval avait dans des os miraculeux du saint local. Dans le monde mythique décrit par les prophètes et visionnaires de cette foi, la croissance économique est toujours bonne, et vient comme une récompense à ceux qui obéissent aux commandements des économistes. Le fait (et bien sûr c'est un fait) que l'obéissance aux commandements des économistes a dans l'ensemble apporté plus de sinistre que de prospérité pour les économies du monde industriel depuis des décennies entre rarement dans ces pensées révérencieux. 

Au cours des dernières années, la foi dans le progrès économique, c'est a dire la croissance, a été attaquee de deux côtés. D'une part, il y a le cote petit, mais qui s'élargit progressivement d'écologistes, d'économistes et d'autres spécialistes qui soulignent l'absurdité de l'expansion économique perpétuelle sur une planète finie, et qui documentent certaines des manieres dont l'obsession de la croissance pour elle-même produit une récolte de problèmes. D'autre part, il y a l'idee moins cohérente, mais beaucoup plus répandue que le progrès économique ne semble pas se produire de la façon dont il est censé le faire, que le niveau de vie pour la plupart des gens est à la baisse plutôt qu'en amélioration et que les politiques économiques qui ont été vendus au public comme moyens de résoudre une économie en difficulté ont eut exactement l'effet inverse. Malgré cela, la plupart de ces critiques qui sortent de ce dernier cas, et un petit nombre de ceux qui appartiennent à la première catégorie, supposent que la croissance est normale, et se focalisent sur la façon dont cet état prétendument normale a déraillé. 

Le progrès moral, le progrès scientifique et technologique et le progrès économique: ce sont les trois formes que le progrès prend dans l'esprit de ceux qui mettent leur foi en lui : si vous voulez, la trinite de l'Eglise du Progrès. Il est essentiel de garder à l'esprit, cependant, que ces trois visions du progrès s'entremêlent souvent de façon complexe dans l'esprit des croyants. Pour beaucoup de progressistes américains ordinaires à la fin du 20e siècle, par exemple, le progrès illimité de la science et de la technologie permettrait de garantir une croissance économique tout aussi illimitée, ce qui permettrait d'abolir la pauvreté, assurer l'égalité des chances pour tous, et réaliserait les espoirs de progrès moral sans nécessiter pour ceux qui ont déjà eu accès à ces privilèges et a cette abondance économique de renoncer à aucune de ces choses. 

Donc cette fusion des trois modes de progrès était une fois standard. Lisez toute la vaste pannoplie de la littérature d'autosatisfaction sur le progrès que concoctaient la presse populaires en Grande-Bretagne ou en Amérique au 19e siècle, par exemple, et vous pouvez compter les trouver tous les trois meles étroitement, avec la supériorité morale supposée de la civilisation Anglo-saxonne servant de pivot aux arguments qui prétendent expliquer le progrès illimité de la technologie et aussi pour justifier la répartition extrêmement inégale des bénéfices de la croissance économique. L'Histoire horrible du 20ème siècle a fait qu'il est plus difficile de faire de telles revendications morales avec un visage impassible, c'est pourquoi les versions de la foi dans le progrès populaire au cours des dernières décennies évitent souvent la dimension morale et se concentrent sur les deux autres formes de progrès. 

En conséquence, ces jours-ci, la version américaine dominante dans la foi dans le progrès fait une fixation uniquement sur la boucle prétendument inéluctable de rétroaction entre le progrès scientifique et technologique, d'une part, et la croissance économique de l'autre, alors que le progrès moral a été consigne dans les coins ici et là. C'est surtout à gauche que la foi dans le progrès moral conserve son ancienne place dans le mix, c'est l'une des nombreuses facons dont l'extrémité gauche du paysage politique américain est nettement plus conservatrice, au sens strict du mot, que ceux qui s'appellent conservateur ces jours-ci, et même dans ce cas, c'est de plus en plus un espoir qui s'estompe, populaire parmi l'ancienne génération de militants et parmi ceux qui se sont déplacés vers les franges de la société et mélangent leur foi dans le progrès avec un solide faire valoir, l' antireligion, la foi en l'apocalypse : c'est à partir de ce mélange instable que nous obtenons l'affirmation que le monde ira mieux moralement une fois que le mal, et la plupart de la population de la planète, auront ete réduites en miettes. 

C'est par le biais de ce dernier processus, je pense, que la foi dans le progrès moral tend à apparaître dans la littérature du pic pétrolier, et même plus souvent dans les conversations sur la scène du pic pétrolier. J'ai depuis longtemps perdu la trace du nombre de fois où quelqu'un m'a suggéré que si la civilisation industrielle poursuit sur la piste bien usée du dépassement et du déclin, le bon cote de ce nuage très sombre, c'est que la rigueurs du declin forcera chacun d'entre nous, ou du moins les survivants, à devenir de meilleures personnes («meilleur» étant défini diversement comme écologiquement plus sensible, plus compatissant, ou ce que vous, en fonction des préférences personnelles de l'orateur). 

Maintenant, bien sûr, quand les civilisations dépassent leur base de ressources et commencent à déraper vers le bac a composte de l'histoire, un brusque virage vers la vertu morale de toute nature n'est pas un événement commun. L'effondrement de l'ordre social, les invasions barbare, et un bon nombre des autres consequences du déclin a tendance à pousser les choses dans l'autre sens. Pourtant, l'importance de la foi dans le progrès dans l'imaginaire collectif de notre époque est telle que une certaine façon doit être trouvée pour rendre le prospect de l'avenir meilleur que le présent. Si un avenir de progrès technologique et la croissance économique n'est plus une option, l'espoir en l'amélioration morale devient le dernier frêle roseau auquel les croyants en cours s'accrochent de toutes leurs forces. 

Pour beaucoup de mes lecteurs, cela peut sembler une bonne idée, d'autres peuvent juger cela inévitable. Je suis loin d'être convaincu que ce soit l'un ou l'autre. Depuis plus de trente ans maintenant, la conviction que le progrès tirera d'affaire le monde industriel des conséquences de ses propres mauvaises décisions a été le plus grand obstacle sur la voie de la prévention de plusieurs de ces mêmes mauvaises décisions. Combien de fois avons-nous tous entendu dire que la croissance économique allait prendre soin de l'épuisement des ressources et de la dégradation de l'environnement, ou que les progrès scientifiques et techniques allaient resoudre ces problemes, ou qu'un grand elan moral allait reveiller la montée de la conscience planétaire. Comme cela s'est avéré, bien sûr, rien de tout cela n'a resolu les problemes, et puisque tant de gens ont placé leur foi sur l'un ou l'autre type de progrès, rien d'autre n'a resolu les problemes non plus. 

D'ailleurs, il est a noter que la foi dans le progrès n'est pas câblé dans la psyché humaine. Il s'agit d'un système de croyance spécifique avec ses propres racines historiques et bien documentée dans le monde occidental, et la plupart des autres personnes dans la plupart des autres endroits et des autres epoques ont eu des croyances au sujet de l'avenir qui contredisent cela en tous points. Il y a eu de nombreuses cultures, dont l'histoire etait vu comme ayant une tendance inhérente à passer du meilleur au pire, d'un âge d'or dans le passé à un âge de ténèbres et d'horreur, quelque part dans l'avenir et l'espoir individuel et collectif etait axé sur la possibilité de s'accrocher à l'héritage bienfaisants du passé le plus longtemps possible dans les temps du declin. Ce n'est pas là la seule options, il y a aussi, par exemple, de nombreuses cultures qui ont vu le temps comme un cercle, et bien d'autres pour qui le temps n'avait pas de sens du tout. 

Il est assez commun pour les gens qui ont grandi dans une culture donnée à voir sa propre vision des choses comme normal et naturelle, et à se gratter la tête dans la confusion quand ils constatent que les gens dans d'autres lieux et temps voyaient les choses de manières très différentes. La civilisation industrielle moderne, dans toute sa sophistication autoproclamee, n'est pas plus exempt de cette coutume que toute autre société humaine. Pour donner un sens à l'avenir qui tombe sur nous, il va être nécessaire d'aller au-delà cette habitude facile mais trompeuse de la pensée, de reconnaître que la foi contemporaine en cours est un produit culturel spécifique qui a émergé dans un ensemble de circonstances historiques très inhabituel et limitees, et de se rendre compte que tout cela était hautement adaptate, dans ces circonstances, mais que c'est est devenu mortellement inadapté maintenant. 

Pour comprendre ces choses, il va être nécessaire de creuser les fondements de la culture industrielle moderne, et d'aller aux prises avec l'un des principaux cadres cognitive que notre société utilise pour comprendre sa cosmologie. Faute d'une meilleure étiquette, nous appellerons ce cadre, la forme du moment. Nous en reparlerons la semaine prochaine.

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