mardi 28 février 2012

Business as usual

L'expression anglaise "business as usual" traduit bien l'attitude la pire face aux crises actuelle :   "Faire comme si de rien n’était" ou "choisir le statut quo". Dans ces expressions françaises, il manque l’idée, implicite dans l'expression anglaise, que l'on est "pris par le quotidien", qu'on est "le nez dans le guidon" et que notre priorité est au jour le jour même si l'on est conscient que notre trajectoire nous mène droit dans le mur.

Nous savons maintenant que "business as usual" n'est pas une option, et pourtant notre trajectoire ne s’infléchit que très lentement à un rythme que nous savons être insuffisant. 



Une interprétation sous un angle de dynamique des systèmes en est que notre société s'est finement réglée au cours des deux siècles depuis la révolution industrielle pour fonctionner de façon optimum dans une fourchette de croissance aux alentours de 3 %. Comme c'est la nature même de cette croissance qui pose problème, on est confronte à un paradoxe dont il est difficile de se dépêtrer.

On peut rester optimiste en lisant des textes comme celui de  Donnella Meadows, "Effet de levier : où intervenir dans un système ?",  ou l'on peut-être assez pessimiste en lisant l’interprétation de Jared Diamon qui note que de nombreuses sociétés se sont effondrées par le passé en présence d'un tel paradoxe. Il y a blocage jusqu’à l'effondrement quand ce qui constituait un avantage pour la société est devenus un handicape ou encore quand la résistance au changement est accentuée par le conflit d'intérêt des élites, quand leur intérêt a court terme est contradictoire avec l'intérêt à long terme de la société.

vendredi 24 février 2012

Jared Diamon - TED talk

Un TED talk de Jared Diamon :
(les sous titres en français sont disponibles)

Jared Mason Diamond (10 septembre 1937) est un biologiste évolutionniste, physiologiste et géonomiste américain. Professeur de géographie à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), il est surtout connu pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique : De l'inégalité parmi les sociétés (qui lui a valu unprix Pulitzer en 1998) et Effondrement (traduit en français en 2006)




Deux petits extraits :
Le fait est que notre trajectoire actuelle est une trajectoire non-durable, ce qui signifie, par définition, qu'elle ne peut pas être maintenue. Et le résultat en sera connu d'ici quelques décennies. Cela signifie que ceux d'entre nous dans cette salle qui sont moins de 50 ans ou 60 ans vont voir comment ces paradoxes seront résolus, et ceux d'entre nous qui sont âgés de plus de 60 ne verront probablement pas cette résolution, mais nos enfants et nos petits-enfants la verront certainement. cette résolution prendra deux formes : soit nous allons désamorcer ces bombes a retardement de manières agréables de notre propre choix en prenant des mesures correctives, ou bien ces conflits se résoudront de manière déplaisante de manière subite - à savoir, par la guerre, la maladie ou de famine. Mais ce qui est sûr c'est que notre trajectoire non-durables sera stoppée d'une manière ou d'une autre dans quelques décennies. En d'autres termes, puisque le thème de cette session est le choix, nous avons un choix. Est ce que cela veut dire que nous devrions devenir pessimiste et accables ? J'en tire la conclusion inverse.

Les gros problèmes auxquels le monde d'aujourd'hui est confronte ne sont pas du tout des choses hors de notre contrôle. Notre plus grande menace n'est pas un astéroïde sur le point de s'écraser sur nous, quelque chose auquel nous ne pouvons rien faire. Au lieu de cela, toutes les menaces auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui sont des problèmes entièrement de notre propre fabrication. Et puisque nous avons créés ces problèmes, nous pouvons également les résoudre. Cela signifie alors qu'il est entièrement en notre pouvoir de gérer ces problèmes. Plus particulièrement, qu'est ce que chacun de nous peut faire ? Pour ceux d'entre vous qui sont intéressés par ces choix, il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire. Il y a beaucoup de choses que nous ne comprenons pas, et que nous devons comprendre. Et il y a beaucoup de choses que nous comprenons déjà, mais que nous ne faisons pas, et que nous devons faire. Je vous remercie.

lundi 20 février 2012

Naomi Klein "No Logo"



Depuis quand est-on un consommateur avant d’être un citoyen ?

En 2000, Naomi Klein, publia "No Logo: Taking Aim at the Brand Bullies", traduit en français par "No Logo : la tyrannie des marques" qui est devenu un des livres de référence de l'altermondialisme.

Les premières création de marques avaient souvent pour seul but d'associer un visage reconnaissable à des produits fabriqués en usine. Mais avec la mondialisation, la place des marques dans la société s'est profondément transformée. Les multinationales se sont tournée vers l'idée de vendre des modes de vie plutôt que vendre des produits (sur ce même thème, je conseil d'ailleurs le documentaire "The century of self").

"No Logo" est organisé en quatre chapitres :

"No space"
Klein y décrit comment petit à petit, les multinationales ont considéré la commercialisation d'un nom de marque comme être plus importante que la fabrication proprement dite des produits. C'est selon elle ce processus qui contribue aussi à expliquer la délocalisation de la production dans les pays du Tiers-Monde.

Le "branding" s'est ainsi développé en Dehors de la publicité. Les Marques essayent de s'immiscer le plus intimement dans la vie des gens et dans l'espace publique. Elle décrit les méthodes qu'utilisent les marques pour s'introduire dans la vie quotidienne des consommateurs et pour s'approprier l'espace publique ou pour créer leur propre pseudo-espace publique.


"No Choice"

Dans la deuxième section, Klein explique comment les marques utilisent leur taille et leur poids pour limiter le nombre de choix à la disposition du public - que ce soit par la domination du marché (Wal-Mart) ou par l'invasion agressive d'une région (Starbucks). Elle discute aussi de la façon dont elles abusent des lois du droit d'auteur, afin de réduire au silence tous ceux qui pourraient tenter de critiquer leur marque.


"No jobs"

Dans cette section, elles se penche sur les délocalisation, les zones franches où il n'existe pas de lois du travail et les conditions de travail sont désastreuses


"No Logo"

La dernière section de l'ouvrage traite de divers mouvements qui ont surgi au cours des années 1990. Il s'agit notamment des casseurs de pub, de "Reclaim the Streets"


jeudi 16 février 2012

Naomi Klein: Addicted to risk

Un TED talk de Naomi Klein sur le thème de "l'addiction au risque", central dans les crises financières et écologiques. Très convaincant.



Naomi Klein est une journaliste canadienne, auteur, cinéaste et militante altermondialiste. Auteur de No Logo et La stratégie du choc.

mardi 14 février 2012

A quel prix de l’énergie, l’économie crash-t-elle ?

Un petit extrait d'un article de Francois Cellier qui s'essaye à répondre à cette question.

PIB par énergie consommée

Si nous prenons le PIB total produit par le monde entier (48 386 miliards de dollars, selon NationMaster) et le divisons par l'énergie totale consommée (kWh =11,099.3 Mtep 1.29e14, selon BP), on obtient un ratio du PIB à l'énergie de seulement 0.37$/kWh.
Cela signifie que, si jamais le prix de l'énergie devait augmenter à un niveau de 0.37$/kWh , nous dépenserions notre PIB entier juste sur le marché de l'énergie. Cela correspond à un prix du pétrole de 590$/baril .
De toute évidence, notre économie décrocherait bien avant, puis, parce que nous avons également besoin d'autres choses en dehors de l'énergie seule. Nous avons besoin de porter des vêtements et de vivre dans des maisons. Nous devons investir de l'argent dans ces articles. 590$/baril ne constitue donc qu'une limite supérieure. En réalité, le prix maximum du petrole (ou d'autres ressources énergétiques) que notre économie peut gérer est considérablement inférieur à 590$/baril, probablement inférieur à 200$/baril .


vendredi 10 février 2012

Cours de Jean Marc jancovici

Si vous avez une petite douzaines d'heures à perdre (16 pour être exact), je vous conseille de suivre ce cours de Jean Marc Jancovici (polytechnicien, spécialiste des problèmes d’énergie et de climat, inventeur du bilan carbone) : "Energie et changement climatique : éléments de base sur l’énergie au 21e siècle".

Petite précision, quand je dis  "si vous avez quelques heure à perdre", il s'agit vraiment d'une manière de parlez pour rester avenant et léger. Ce que je pense en fait c'est : "à moins que vous ne soyez médecin urgentiste, que n'ayez un proche qui nécessite votre attention immédiate ou autres circonstances spéciales, vous n'avez rien de mieux à faire !!" En effet si la compréhension moyenne des problèmes d’énergie et de climats et de leur gravité était un peu plus élevée, le sens de l'urgence s'imposerait un peu plus et les climato-sceptique ne pourraient plus dire autant de bêtises sans que personne ne bronche.

mardi 7 février 2012

énergie grise

Quand on fait le bilan énergétique d'un bâtiment ou d'un produit sur tout son cycle de vie (analyse de cycle de vie ou ACV, extraction des matériaux, construction, exploitation, recyclage), on sépare la consommation d’énergie pour l'exploitation ou l'utilisation de l’énergie nécessaire à la construction ou  à  la fabrication. Cette dernière s'appelle l’énergie grise. 

Bien sur, l’énergie grise est a mettre en relation avec la pérennité de l'objet ou du bâtiment. Si l'on construit du jetable, l’énergie grise a un poids écologique très lourd. Si l'on construisait pour des siècles, l’énergie grise deviendrait beaucoup plus négligeable.

Autre remarque,  lorsque l'on essaye d'avoir des chiffres, les problèmes commencent : on peut par exemple trouver quasiment un rapport de 1 a 100 entre deux évaluations provenant de deux sources différentes sur l’énergie grise du bois ?!! :




On ne peut s’empêcher d’être suspicieux quand des chiffres énormes d’énergie grise du bois sont donnés par le logiciel d’évaluation créé par Vinci. Je ne peux remettre en cause ces chiffres sans études approfondie mais ça mériterait quand même une explication d'autant plus que ces chiffres sont copié et collé  sur de plus en plus de sites et qu'il est impossible de trouver le détail du calcul.

dimanche 5 février 2012

Prix de l’énergie = 1/3 du prix d'un chantier.


Combien faut-il d’euros « énergétiques » pour facturer un euro de production sur chantier ? 
Un article ici sur ce thème :
il faut 0.37€ HT (d’hydrocarbures) par euro HT de chiffre d’affaire. Donc, globalement, l’énergie nécessaire au chantier ne représente pas 5 ou 7%, mais plus de 1/3 de la facture.

mardi 31 janvier 2012

Bonnes résolutions



Voici venu le temps des bonnes résolutions, donc en réponse au commentaire récurrent  : Concrètement, je fais quoi, maintenant, demain, la semaine prochaine, le mois prochain, etc.., j'ai essayé de lister ce que l'on peut faire sans tomber dans le piège de parler d'ampoules basse consommation.
  • Maintenant : continuer à s'informer. Plus on est au clair sur ces sujets plus on sera certain d'agir d'influer sur les actions des autres dans le bon sens.
  • Demain : faire du prosélytisme écolo, commencer la conversation par "l'heure est grave", pour frapper les imaginations et fissurer les armures du cynisme ambiant. Plus les gens seront vraiment informés (actuellement la plupart des gens se croient informés alors qu'ils n'ont majoritairement rien compris à la gravité des problèmes), plus les mesures qui vont dans le bon sens seront acceptées.
  • La semaine prochaine : dans son travail, essayer de changer le paradigme, par exemple essayer d'introduire l’idée que le but de son entreprise ou de son administration n'est peut-être pas seulement gagner de l'argent. Si c'est impossible, penser à changer de travail ou à faire un peu de subversion.
  • Le mois prochain : vendre sa voiture et ne plus se déplacer qu'en vélo ou train. Si ce n'est pas possible, déménager dans un endroit où c'est possible. Réduire ses dépendances en tout genres, (forfait inutiles...) faire ses comptes, réduire ses dépenses et faire des économies, placer ses économies dans un fond coopératif ou investir ces économies dans l'isolation de son logement si on est propriétaire ou tout autre système qui réduira sa consommation future. Augmenter son budget bouffe, ne pas manger de plats préparés, faire la bouffe soit-même. Privilégier l'achat d'occasion ou la location, réparer au lieu de jeter, essayer linux, s'inscrire a une AMAP...etc
  • Dans 6 mois : avoir planifié une solution de replis où l'on serait capable de vivre en dépendant beaucoup moins du bon fonctionnement des systèmes complexes d'interactions de l'économie mondialisée (qui est nécessairement énergivore) : prendre pied dans l’économie informelle, associations, troc, collocation, jardin potager, réparations en tous genre...Investir dans des relation de confiances dans ses amis ou sa famille, dans la solidarité.
  • L’année prochaine : voter pour le bon candidat...
  • Dans dix ans : espérer que le changement de paradigme soit global et sinon, bonne chance !

dimanche 29 janvier 2012

Un m3 de béton = 250 kg équivalent CO2

Quel est l'ordre de grandeur du Co2 émit pour un m3 de béton ?
En googlant cette question, on trouve des chiffres très différents et peu précis :

  • Une tonne ou un m3 ? (un m3 de béton = 2,4 tonne)
  • Ciment ou béton ? (entre 200 et 500kg de ciment par m3)
  • Est ce que ça comprend les émissions dues au traitement des gravier, du sable (280 kg de ciment, 140 kg d’eau, 1044 kg de gravier, 920 kg de sable, soit 2384 kg/m3)
  • Est ce que l'on compte la fabrication de l'acier ? (1 tonne d’acier entraîne 1,5 tonne de CO2)
  • Est ce que ça concerne juste la fabrication ou est ce que ça comprend l'énergie pour la mise en oeuvre ?

Ces question sont inhérentes a tous bilan carbone : quel est le périmètre d’étude et ou est ce qu'on s’arrête en décomptant toutes les émissions ?  Les chiffres les plus argumentes que j'ai pu trouver sont sur le site : http://www.construction-carbone.fr :



En gardant a l'esprit  que pour que la quantité de CO2 dans l’atmosphère arrête d'augmenter (autrement dit, si l'on veut commencer à penser à éviter de rentrer dans les scénarios les plus catastrophiques) et si l'on répartit le "droit à émettre" sur tous les habitants de la planète, on peut rejeter, tout au plus 460 kg de carbone par personne et par an, ou encore 1,64 tonne de CO2 par personne et par an. 

Donc 4 m3 de béton représente en gros le droit à émettre d'une personne sur une année.

vendredi 20 janvier 2012

Qu'est ce que durable signifie pour l’énergie ?



Pour être durable, une source d’énergie doit clairement être adéquate, ne pas se tarir rapidement. Si nous sommes préoccupés par le changement climatique, une source durable d'énergie ne devrait pas ajouter beaucoup de carbone dans l'atmosphère. Nous sommes à court de l'eau fraîche, donc un carburant durable ne doit pas mettre un fardeau sur l'approvisionnement en eau. Par ailleurs, il devient de plus en plus clair que le système de commerce international qui sous-tend notre système de haute technologie ne tiendra pas ensemble indéfiniment. Pour cette raison, une source d'énergie qui dépend fortement des importations de matières premières ou de pièces détachées, ou dépend de l'ensemble de notre mode de vie high-tech, n'est pas susceptible de continuer très longtemps.

Idéalement, toute source d'énergie que nous voulons souligner à l'avenir répond à tous ces critères, et en outre, est peu coûteuse à produire. Le problème est que, actuellement, aucune source d’énergie ne me vient à l'esprit qui réponde à tous ces critères !!


extrait de : What does Sustainability Mean for Energy?

The Universal Mining Machine

En matière de ressource, il ne suffit pas d'additionner des chiffres abstrait et de conclure : "on en a pour tant..."



Si l'on ne tient pas compte de la qualité de la ressource, ce que ne font pas la majorité des économistes quand ils parlent des sables bitumineux, on se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Par exemple, il est estimé qu'il y  aurait 15 000 tonnes d'or diluée dans l'eau des océans. Pourtant cet or est si dispersé, si dilué qu'il est quasi impossible d’espérer le récupérer, le coût énergétique et écologique serait évidemment supérieur au prix de l'or lui même, et ce, pour tout horizon visible.

Voici le lien vers un article sur le sujet des ressources minérales et de leur limites: The Universal Mining Machine.

vendredi 13 janvier 2012

Changing Climates, Changing Times (2008)

Ce documentaire de 2008 semble assez cohérent avec ce que l'on peut lire des conséquences du réchauffement climatique, dans les scénarios intermédiaires (pas les pire ou les émissions de Co2 restent incontrôlées pendant tout le XXIe siècle)

mardi 10 janvier 2012

Plan B

Lester Brown (un des fondateur de l'institut Worldwatch ainsi que du Earth Policy Institute, Pionnier des recherches sur le développement durable ) propose dans son livre "Plan B - Rescuing a Planet Under Stress..." une sorte de plan Roosvelt, une économie de guerre pour essayer de résoudre les crises climatiques et énergétiques. En 1942 apres pearl harbour, Roosvelt avait décidé de bannir les ventes de voitures individuelles des US et de convertir toutes les usines automobiles américaine pour produire des tanks !

On peut facilement argumenter que la situation est aussi grave qu'en 1942 et pourtant qui est prêt à reconvertir toutes les usines automobiles pour fabriquer des vélos, des éoliennes et des panneaux d'isolations ?

lundi 9 janvier 2012

2012

Je me suis amusé à illustrer un commentaire trouvé ici et qui, je trouve, donne une grille de lecture pertinente des évènements des dix dernières années et qui laisse entrevoir que le scénario  "retour à la normal" est loin d’être le plus probable. Il va falloir informer le téléspectateur de TF1 à un moment ou un autre, même si ce n'est pas bon pour le moral des ménages, sinon le réveil va être d'autant plus brutal.

samedi 7 janvier 2012

Solar City Tower

Ayant eu le privilege de visiter l'exposition universelle de Shanghai 2010, je pensais avoir deja vu du beau, du bon green washing. Je vois qu'il y a une chance que Rio 2016 batte des records.

Solar City Tower with ‘urban waterfall’ proposed for 2016 Rio Olympics

La gueule de l'emploi

Un documentaire dont le seul rapport avec le sujet de ce blog est le mot "aliénation au travail" . Plus particulièrement, ici, il s'agit d'entretiens d'embauche. A voir !

mardi 3 janvier 2012

Small is beautifull (2010)

Documentaire de 2010 à base d'interview sur les thèmes des politiques agricoles, de l'agriculture intensive, de la PAC...etc. Ce documentaire n'est pas un documentaire sur "la malbouffe" mais plutôt sur "l'agriculture paysanne".

disponible en entier sur Dailymotion :


Small is beautiful _1/6 by Darwin_Kayser