![]() |
| http://campfire.theoildrum.com/node/5436 |
Libellés
concepts
(64)
énergie
(55)
pic pétrolier
(53)
climat
(52)
documentaires
(35)
économie
(32)
effondrement
(27)
emprunte écologique
(25)
urbanisme
(24)
architecture
(23)
politique
(23)
solutions
(23)
auteurs
(22)
société industrielle
(22)
société de consommation
(20)
systèmes complexes
(19)
croissance
(18)
résilience
(18)
développement
(16)
high-tech
(16)
mondialisation
(16)
technologie
(16)
population
(15)
références
(15)
conscience écologique
(14)
green washing
(14)
ressources
(13)
Expérimentation
(12)
progrès
(12)
décroissance
(11)
low-tech
(11)
renouvelable
(11)
durable
(10)
efficacité
(10)
ordre de grandeur
(10)
Avenir
(9)
agroalimentaire
(9)
catastrophe
(9)
cinéma
(9)
impérialisme
(8)
local
(8)
mobilité
(8)
agriculture
(7)
lobbying
(7)
matérialité
(7)
long terme
(6)
machine
(6)
Co2
(5)
histoire
(5)
innovation
(5)
transition
(5)
youtube
(5)
doomer
(4)
humanisme
(4)
normes et certifications
(4)
participatif
(4)
écologie politique
(4)
économie circulaire
(4)
SF
(3)
altermondialisation
(3)
entropie
(3)
open source
(3)
pérennité
(3)
étalement urbain
(3)
Obsolescence programmée
(2)
PV
(2)
dématérialisation
(2)
hectare global
(2)
open monnaie
(2)
sobriété
(2)
biodiversité
(1)
écosystèmes
(1)
jeudi 10 novembre 2011
Densité de puissance des énergies
Toutes les énergies ne sont pas équivalentes. On a déjà vu le concept d'EROI. Un autre indice qui éclaircit pas mal de chose est le concept de densité de puissance pour les sources d’énergies qui s'exprime donc en Watt par m2 :
mardi 8 novembre 2011
Complexité, énergie et économie mondialisée 4 /4
Quatrième et dernière partie
de l'article de David Korowicz où il parle principalement de
dynamique de système en donnant une vision très enthousiasmante
du futur.
Ceci dit,
j'attends toujours que quelqu’un me donne une grille de
lecture alternative qui expliquerait aussi bien ce à quoi nous
assistons en ce moment : effondrement des systèmes monétaires,
crise financière, économique, hausse du prix
de l’énergie et des matières premières,
crise alimentaire... etc
Dynamique de l'effondrement :
Le modèle de contraction oscillatoire ne prend pas
en pas compte correctement certaines des structures intégrées de
l'économie mondiale qui, bien que relativement évidentes, ont été
obscurcies par le fait qu'elles ont été adaptées à une économie
en pleine croissance. Si la production de pétrole baisse, et que
nous ne pouvons pas combler le fossé entre l'énergie nécessaire à
la croissance et ce qui peut être produit, comme nous l'avons vu
dans le modèle de contraction oscillante, cela limite la
disponibilité d'autres types d'énergie, alors l'économie mondiale
doit continuer à se contracter . En bref, l'humanité est aux
limites ou a dépassé les limites à la croissance.
Les structures intégrées qui échoueraient à se
contracter d'une manière ordonnée s’effondrerait. Les structures
qui se décomposeraient incluent le système monétaire et financier,
les infrastructures essentielles, les économies d'échelle mondiale,
et la production alimentaire. Comme souligné plus haut, ces
structures sont profondément interdépendantes. En conséquence,
leur effondrement se renforceraient mutuellement. Leur effondrement
saperait l'ensemble du tissu opérationnel et le fonctionnement de
l'économie mondiale et tout ce qu'elle supporte.
Il a été argumenté jusqu'à présent que notre
civilisation est un seul système adaptatif complexe. Les systèmes
adaptatifs complexes, et les sous-systèmes dont ils sont composés,
sont une caractéristique de systèmes thermodynamiques ouverts . Et
bien qu'il en existe une grande diversité, des marchés aux
écosystèmes, ou au comportement d’une foule, leurs propriétés
dynamiques ont des caractéristiques communes. La plupart du temps
les systèmes adaptatifs complexes sont stables, mais beaucoup
d'entre eux ont des seuils critiques appelés points de basculement,
quand le système se déplace brusquement d'un état à un autre. Les
points de basculement ont été étudiés dans de nombreux systèmes,
y compris les crashs de marché, les brusques changements
climatiques, l'effondrement de la pêche et les crises d'asthme.
Malgré la complexité et le nombre de paramètres au sein de tels
systèmes, le méta-état du système peut souvent être dépendant
seulement d'une ou deux variables clés d’état. [22]
Des recherches récentes ont indiqué que ces
systèmes, à l'approche
d'un point de basculement, commencent à avoir des caractéristiques
comportementales communes, indépendamment du type particulier de
système. [23] Cette unité entre les dynamiques de systèmes
disparates nous donne un formalisme par lequel décrire l'état
dynamique de la civilisation globalisée, via sa mesure approximative
du produit mondial brut (PMB) et de sa variable d'état majeur, le
flux d'énergie.
On donne le nom de bifurcation catastrophique à un
type de transition, où une fois le point de basculement passé,
une série de rétroactions positives conduit le système à un état
contrasté. Par exemple, comme le climat se réchauffe, il augmente
les émissions de méthane de la toundra arctique, qui entraîne un
changement climatique encore plus fort, ce qui conduit à une
croissance supplémentaire des émissions. Cela pourrait déclencher
d'autres points de basculement, comme la mort de la forêt dans le
bassin de l'amazone, ce qui conduirait à
d'autres émissions. Ces rétroactions positives pourraient
signifier que tout ce que l'humanité pourrait essayer de faire
n’aurait plus aucun impact puisque ce serait submergé par
l'accélération de la beaucoup plus grande échelle de ces procédés.
lundi 7 novembre 2011
Complexité, énergie et économie mondialisée 3 /4
Troisième partie
de l'article de David Korowicz où il parle du mécanisme du
pic pétrolier et de ses
probables conséquences économiques.
Le phénomène
de pic - que ce soit en matière de pétrole, gaz naturel, de
minéraux ou encore de pêche - est une expression de la dynamique
suivante. Lorsque l’on a une ressource finie comme le pétrole, on
constate en général que ce qui est le plus facile à exploiter est
utilisé en premier. Quand la demande de pétrole augmente, et que
les connaissances et les technologies associées à l'exploration et
l’exploitation progressent, la production peut monter en puissance.
Toute nouvelle production bon marché encourage de nouveaux produits
dérivés du pétrole, les nouveaux marchés et bénéfices génèrent
à leur tour des revenus pour les investissements dans la production.
Pendant un temps, c'est un processus qui se renforce de lui même,
mais finalement ce renforcement s’affaiblit parce que les coûts
énergétiques, matériels et financiers pour trouver et exploiter la
nouvelle production commencent à augmenter. Ces coûts augmentent
parce que, comme le temps passe, les nouveaux champs pétroliers
deviennent plus coûteux à découvrir et à exploiter puisqu’ils
sont trouvés dans des petits dépôts, dans les eaux profondes et en
plus leurs conditions géologiques sont plus exigeantes techniquement
. Dans certains cas, tels que les sables bitumineux, le pétrole
nécessite, pour être rendu utile, un traitement très avancé et de
grandes dépenses en énergie et en eau. Ce processus est un autre
exemple de la baisse des rendements marginaux.
La production
d'un puits individuel atteindra un pic et commencera à décliner. La
production d'un gisement tout entier, d’un pays et du monde entier
montera et chutera. Deux tiers des pays producteurs de pétrole ont
déjà passé leur pics individuels. Par exemple, les Etats-Unis ont
atteint un sommet en 1970 et le Royaume-Uni en 1999. La baisse s'est
poursuivie dans les deux cas. Il est à noter que les deux pays ont
parmi les "meilleures universités, les marchés financiers les
plus dynamiques, les sociétés de production et d'exploration les
plus technologiquement capables et des environnements politiques
stables et parmi les plus “pro-business” . Néanmoins, dans aucun
cas cela n'a arrêté le recul.
Quand les
grands champs anciens produisant du pétrole bon marché reculent, un
effort de plus en plus grand doit être fait pour maintenir la
production à l’aide de la découverte et de la production de
champs plus petits et plus chers. En termes financiers, ajouter
chaque nouveau baril de production (le baril marginal) devient plus
cher. Sadad al-Huseini a déclaré en 2007 que le plancher technique
(le coût de base de la production pétrolière) était d'environ 70
$ le baril sur la marge, et que cela augmenterait de 12 $ par an (en
supposant que la demande soit maintenue par la croissance
économique). [15] Cette escalade rapide du coût marginal de
production du pétrole est récente. Au début de 2002, le coût
marginal d'un baril était de 20 $.
Il est parfois
affirmé qu'il y a une énorme quantité de pétrole dans les dépôts
tels que les sables bitumineux canadiens. Les questions que cette
allégation devrait soulever sont "Quand cela sera-t-il mis en
service?", "A quel taux peut être mis à disposition le
pétrole?", "Quel est le rendement énergétique net ?"
Et "la société peut-elle se permettre ce coût d'extraction?"
Si moins d'énergie nette était disponible à partir de ce pétrole,
cela nous rendrait beaucoup plus pauvres, et on pourrait encore moins
se permettre de se le payer. Finalement, la production ne serait plus
viable puisque les économies ne pourraient plus payer le coût
marginal d'un baril. Dans une veine similaire, nos mers contiennent
d'énormes réserves d'or, mais il est tellement dispersé que le
coût énergétique et financier de son raffinage serait largement
supérieur aux avantages (les eaux territoriales irlandaises
contiennent environ 30 tonnes).
Quelques
idées fausses concernant le pic pétrolier:
dimanche 6 novembre 2011
samedi 5 novembre 2011
Energie = Capacité à transformer son environnement
La notion d’énergie est une notion que tout le monde connaît, mais qu'on ne comprend pas forcement vraiment à moins d'avoir fait un peu de physique. En physique dès qu'il y a changement d’état il y a de l’énergie qui intervient. Parfois en langage courant, les notions de "travail", "puissance" ou "force" se mélangent un peu alors que ces notions sont reliées par des équations connues depuis Newton et ont chacune un sens physique distinct bien compris. C'est encore compliqué par le fait que l’énergie se conserve mais qu'il y a des formes d’énergie utilisables et d'autre non ou encore la notion d'entropie.
Mon grand-père par exemple, est resté persuadé jusqu’à la fin de sa vie qu'il allait inventer le mouvement perpétuel en assemblant des aimants en rond, l'un "poussant" le suivant successivement jusqu’à revenir au premier. La génération de mon grand-père, génération des trente glorieuse, avait connu peut-être encore plus que nous l'ampleur des changements que permettait l’énergie bon marché, assimilée à la notion de progrès. Le premier choc pétrolier dut être un être un réveil brutal. Tristement, mon grand père passa ses derniers jours à coller en rond des bouts d’aimants sur un carton en se demandant pourquoi ça ne tournait pas.
![]() |
| Dessin du moyen age de L'album de Villard de Honnecourt pour l'obtention du "mouvement perpétuel" |
Pourtant il y a une manière très simple d’appréhender la notion d'énergie (comme l'explique J.M. Jancovici sur son site) : transformer son environnement ou utiliser de l’énergie c'est la même chose PAR DÉFINITION. Plus on accélère, plus on va loin (changer la répartition des masses sur terre), plus on transforme la matière (usiner, raffiner, faire des réaction chimiques.), plus on essaye de changer la température par rapport à l’état ambiant...etc, plus on utilise d’énergie. Ainsi l’efficacité énergétique c'est juste d'essayer de ne pas perdre d’énergie en route mais déplacer deux tonnes de métal à 120km/h sur quatre roues sera toujours déplacer deux tonnes de métal à 120km/h sur quatre roues.
Si l'on essaye de garder cette définition à l'esprit ça peut éviter de faire des contre-sens quand on parle de croissance et d'énergie et surtout ça permet de comprendre pourquoi d'aucuns considèrent que coller les mots "développement" (qui réfère surtout à croissance économique dans l'esprit de la majorité, c.a.d de plus de "transformations" en tous genres) et durable (qui signifierait stabilité) est une aberration (a moins d'imaginer une économie complètement dématérialisée ce qui est pour l'instant de la SF).
jeudi 3 novembre 2011
Complexité, énergie et économie mondialisée 2/4
La suite de
l'article de David Korowicz où l'on comprend le lien entre
mondialisation et complexité et entre
complexité et énergie.
L'économie mondiale, augmentation la co-dépendance et l'intégration :
Quand l'économie mondialisée croit, la population
augmente, la richesse et l'intégration ouvre la possibilité à de
nouvelles économies d'échelle et à des niches
productives plus diversifiées. Lorsque de nouvelles technologies et
modèles d'affaires (solutions ou ensembles de solutions) émergent,
ils co-adaptent et co-évoluent avec ce qui est déjà présent. Leur
adoption et leur diffusion par le biais des réseaux plus larges
dépend de l'efficacité qu'ils fournissent en termes de réduction
des coûts et de nouveaux débouchés. L'un des principaux moyens de
gagner en efficacité globalement est de laisser les différentes
pièces du système partager les coûts des transactions en
partageant des plate-formes d'infrastructures communes (réseaux
d'information et de transport, réseau électrique, eau / eaux usées,
systèmes financiers...etc). Ainsi, il y a une tendance qui se
renforce à avantager ceux qui construisent la plate-forme
ainsi que les utilisateurs de la plate-forme, qui grandit à mesure
que le nombre d'utilisateurs augmente. Avec le temps, l'échelle du
système devient un obstacle à une diversification vers des systèmes
alternatifs puisque le coût initial et les économies d'échelle
intégrés deviennent un obstacle plus important pour les nouveaux
entrants, en particulier là où il y a une plaque tournante
d’infrastructures complexes. Le manque de diversité du système
n'est pas nécessairement due à des monopoles d'entreprise. Par
exemple, il y a une concurrence vigoureuse entre les fournisseurs de
services de téléphone mobiles, mais ils partagent des plates-formes
d'information communes et dépendent des réseaux d'électricité et
du système monétaire, qui ont tous deux peu ou pas de diversité de
système.
Nos systèmes d'exploitation sont intégrés dans
l'économie globale. Des infrastructures coûteuses et un besoin
continuel pour des composants de remplacement signifie que les
économies d'échelle et un grand nombre de personnes économiquement
liées sont nécessaires pour les rendre viables. Par exemple, les
ressources nécessaires pour maintenir l'infrastructure IT sur
laquelle nous nous appuyons pour des services essentiels sont telles
que cela requiert aussi que nous achetions des consoles de
jeux, que nous envoyions des messages texte superflus et que nous
regardions des vidéos sur YouTube. En d'autres termes, nos besoins
non-discrétionnaires et les systèmes critiques qui les soutiennent
sont abordables car ils sont subventionnés par des dépenses
discrétionnaires, qui dépendent elle-même de nouvelles économies
d'échelle générées par l'économie mondialisée qui nous fournit
notre revenu discrétionnaire en premier lieu.
Dans cette perspective, poser des questions sur les
besoins en ressources pour des produits individuels de l'économie
(un ordinateur ou mon café du matin, par exemple) est équivalent à
poser des questions sur les ressources nécessaires à votre doigt,
cela n'a de sens que si le reste du corps est doté de ressources
suffisantes .
mercredi 2 novembre 2011
Sept milliards
Aujourd'hui nous avons dépassé le nombre de 7 milliards d'habitants sur terre.
Le dessous des cartes qui est par ailleurs la meilleur émission du monde évacue je trouve un peu vite le sujet : circulez il n'y a rien a voir, il n'y a pas de problème de surpopulation.
Un billet intéressant dans le monde aujourd'hui : "Le vrai risque pour l'avenir : la surconsommation" qui pose assez bien le problème.
Le mot même de surpopulation est parfois presque tabous, puisqu'il renvoie immédiatement chez certains aux notion d’"eugénisme", "de politique de l'enfant unique" ou de "malthusianisme". Il est risqué de prononcer le mot, même si l'on a juste en tête "planning familial", "éducation des femmes" et "sécurité sociale", qui sont les outils les plus efficaces pour ralentir la croissance démographique. Dans tous les cas, que l'on parle de l’équation de Kaya, de l'empreinte écologique, de la capacité de charge de la planète, ou de plafond inévitable a toute croissance exponentielle, le sujet est bien là et on ne peut pas l'évacuer d'un revers de main.
Le dessous des cartes qui est par ailleurs la meilleur émission du monde évacue je trouve un peu vite le sujet : circulez il n'y a rien a voir, il n'y a pas de problème de surpopulation.
Le premier argument en est que "les chiffres de la malnutrition diminuent". C'est très contestable, on peut citer Devinder Sharma :
Les calculs des Nations Unies, de la Banque mondiale, de l'OMC sont faux parce qu'ils disent qu'il y a seulement 152 millions d'affamés dans le monde. Moi je dis qu'il y en a 136 millions rien qu'en Inde.
"L'augmentation des rendements fait qu'il n'y a pas de problème de nourriture". Est ce réellement durable quand on sait que :
Odum et Pimentel, ont calculé au début des années 1970 que l'augmentation des rendements agricoles est réalisée principalement grâce à l'utilisation accrue de combustibles fossiles pour la culture, des engrais, pesticides, de séchage et ainsi de suite, de sorte qu'il faut environ 10 calories de pétrole pour générer chaque calorie de nourriture que nous mangons. Le carburant utilisé est divisée presque à parts égales entre la ferme, le transport et la transformation, et la préparation.
"les échanges internationaux permettent de répartir la production là où il y a déficit". C'est vrai mais la contre-partie est justement que la chaîne d'approvisionnement à flux tendu dont tout le monde dépend est dangereusement fragile.
"Les émeutes de la faim ne sont dues qu'à la spéculation". C'est un peu rapide et on pourrait en discuter longtemps.
"La pression sur l'eau n'a jamais été à l'origine de guerre donc la planète n'est pas surpeuplé ". Je ne comprend pas cet argument !!
"C'est dans les pays ou la population augmente le moins que l’emprunte écologique augmente le plus, c'est donc un problème de mode de développement plus que de surpopulation." C'est vrai mais la réponse est énoncée de manière un peu simpliste. On pourrait dire que c'est un problème de surconsommation ET de surpopulation.! En fait ce qu'il faut souligner et re-souligner a propos des crises environnementales c'est que tout est lié. C'est un gigantesque emmêlement de pelotes de ficelles et si l'on tire à un bout ça réagit à l'autre bout. Pour comprendre le fond des chose il faut vraiment se frotter au notions de "systèmes complexes".
dimanche 30 octobre 2011
The Peoples Republic of Capitalism (2008)
Un documentaire américain qui explore la chine actuelle et ses transformations. C'est une vision assez optimiste de son développement qui souligne le "Rêve américain à la chinoise". De fait la Chine reste très pauvre et a droit au développement. En voyant ce documentaire à coté de "Manufactured Landscapes" (pour avoir l'envers du décors), on peut je crois commencer à avoir une vision assez réaliste du "phénomène chinois".
Ce qu'il faut souligner c'est que, pour l'instant ce développement prend la forme d'une croissance forte du PIB sur un modèle complètement occidental. Je pense qu'entre les trente glorieuses en France et la Chine maintenant, il y a plus de similitudes que de différences. Le seul problème, c'est qu'entre temps on a atteint les limites physique de la planète et qu'il est urgent de faire la différence entre "développement" et "croissance du PIB".
samedi 29 octobre 2011
Complexité, énergie et économie mondialisée 1/4
Il existe en anglais une expression dont je
n'arrive pas à trouver une traduction satisfaisante : "To
connect the dots". Reconstituer une vision d'ensemble à partir
des différents éléments fractionnels dont on
dispose. Voici un article qui essaie donc de connecter les dots.
C'est une synthèse actuelle des idées de Joseph
Tainter, de limits
to growth et de Donella
Meadows.
Cette approche de dynamique des systèmes fait
ressortir une grille de lecture que je
trouve particulièrement pertinente pour "la
civilisation", "le développement". Cela relie
ressources, développement, économie et entropie
(notion physique entre énergie et complexité)
Article original ici : On
the cusp of collapse: Complexity, energy & the globalised economy
par David Korowicz
Les systèmes dont nous dépendons tous
pour nos transactions financières, pour notre nourriture, notre
carburant et autres moyens de subsistance sont si interdépendants
qu'ils est mieux de les considérer comme des facettes d'un système
global unique. La maintenance et l'exploitation de ce système
mondial exige beaucoup d'énergie et, parce que les coûts fixes
d’exploitation sont élevés, ce système n’est
seulement rentable que s'il opère à pleine capacité. En
conséquence, si son débit baisse parce que moins d'énergie est
disponible, il ne se contracte pas d’une manière douce et
contrôlable. Au contraire, il est sujet à un effondrement
catastrophique.
- L'éruption du volcan Eyjafjallajökull en Islande a conduit à la fermeture de trois lignes de production de BMW en Allemagne, à l'annulation d’opérations de chirurgie à Dublin, à des pertes d'emplois au Kenya, à des passagers bloqués dans le monde entier et à de sévères avertissements sur les effets que ces bouleversements aurait sur certaines économies déjà stressées.
- Pendant le blocus de dépôt de carburant au Royaume-Uni en 2000, les chaînes d'approvisionnement à flux tendu des supermarchés se sont interrompues et, comme les stocks fondaient, les étagères se sont immédiatement vidées. L'anxiété à ce sujet est montée à un point tel que le ministre de l’intérieur, Jack Straw, a accusé le blocus des camionneurs de "menacer la vie des autres et de mettre l'ensemble de l’économie et de la société à risque ».
- L'effondrement de Lehman Brothers a contribué à précipiter un bref gel dans le financement du commerce mondial dans le même temps que les banques avaient peur d'accepter les lettres de crédit des autres banques. [1]
Tout comme nous ne remarquons jamais le sol sous nos
pieds à moins que nous ne trébuchions, nous
n’entre-apercevons ces réseaux complexes d'inter-dépendances sur
lesquelles repose la vie moderne que lorsqu'une partie de ces réseaux
échoue. Lorsque la panne est corrigée, le rideau se referme et tout
revient à la normale. Cependant, c’est cette “normale”qui est
extraordinaire.
mardi 25 octobre 2011
Combien de liberté un homme peut-il supporter ?
Extrait d'un article de Dimitri Orlov sur : http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/le_pic_petrolier_c_est_de_l_histoire.html
Mais à mesure que la culture et la société américaines sont devenues plus complexes avec davantage de pièces mobiles, elles sont devenues plus distrayantes. Depuis des décennies nous avons atteint le point où le niveau de distraction est si haut que peu de gens sont capables de s'y retrouver avec assez de conscience individuelle intacte pour réfléchir, encore moins pour questionner la nature de notre environnement national. Comme le reste de la planète, les Américains réagissent principalement au monde tel qu'il leur est présenté chaque jour. Mais le monde tel qu'il est compris par les Américains passe maintenant à travers de nombreuses couches de filtres distordus, la plupart distordus volontairement pour un gain économico-financier par une entité dominante ou une autre. Tellement qu'il est atomisé, kaléidoscopiquement diffracté. On ne peut identifier même le plus simple objet à travers un kaléidoscope. Éblouis, désorientés et détachés de la réalité, nous sommes rendus effectivement aveugles — donc facilement dirigés et gérés. Alors nous écoutons les rares voix fortes adressées au nombre et nous écartons n'importe quel dissentiment comme du bruit de fond.
dimanche 23 octobre 2011
Le dessous des cartes - commerce equitable, agriculture biologique, foodmiles
A voir au moins pour l'exemple de Starbucks et de l'Ethiopie qui est très parlant si vous n’êtes pas encore convaincu que les multinationales sont le mal incarné !!
Pour résumer : Starbuck par l'intermediaire du bureau américain des marques et brevets s'est opposé au fait que l’Éthiopie, pays originaire du café, dépose les noms Arrarre, Yirgacheffe et Sidamo qui sont des régions d'Ethiopie en tant que nom de cru de café. Pour avoir voyagé un peu sur place, je peux témoigner que la culture du café fait vraiment partie du patrimoine Éthiopien.
jeudi 20 octobre 2011
mardi 18 octobre 2011
ASPO
l'ASPO, Association pour l’étude des pic pétroliers et gazier est un réseau international presque informel d'ingénieurs, de géologues, de scientifiques de disciplines diverses et d'économistes, qui cherche à déterminer le moment où le pic pétrolier va survenir, et ses conséquences sur l'économie.
Jean Laherrère, un français qui fut chef des techniques d'exploration chez Total, en est une des figure de proue.
![]() |
| Projection de la production pétrolière établie par l’ASPO |
En gros, tant qu'ils travaillent dans l'industrie, les ingénieurs et géologues se retiennent bien de parler de pic, dès qu'il regagnent leur liberté de parole il ne parle que de ça.
Site officiel france : http://aspofrance.org/
Plein de documents ici : http://aspofrance.viabloga.com/texts/documents
Plein de documents ici : http://aspofrance.viabloga.com/texts/documents
dimanche 16 octobre 2011
samedi 15 octobre 2011
Intégrale
Ce post est destiné à tous les trolls et autres économistes qui racontent des bêtises sur internet à propos des ressources non-renouvelables au lieu de réviser leur math de collège.
Quand une courbe représente la production de quoi que ce soit dont le stock initial est fini, la surface délimitée par la courbe est finie ! En effet, mathématiquement, la surface en dessous de la courbe représente la quantité totale de ce stock (on appelle ça l’intégrale de la courbe).
Pour les gens qui ont deja décroché parce que j'ai prononcé le mot "mathématique", voici un petit schéma à base de bouteilles de pinard.
, comme ca :
, ou comme ca :
On peut dire sans se tromper qu'au début de la production la courbe est à zéro, qu'à la fin elle revient vers zéro, qu'entre les deux il y a eu un maximum et que quelle que soit la production telle ou telle année, au final, la surface totale de la courbe sera la même puisqu'elle représente le stock initial ! Et ceci est aussi vrai pour la production de pétrole que pour la production de gaz ou pour la production de lithium.
En conséquence, en matière de production de ressources non-renouvelables, il n'y a que pour les économistes que parler de pic est considéré comme grossier.
NB1: A moins d'un impact de météorite géante sur terre, il y a peu de chance que la courbe ait cette forme :

Et à moins d'intervention magique, il y a peu de chance qu'elle ait cette forme :
Mais ça ne change pas vraiment le fond du problème...
NB2: Ce post se veut être assez didactique pour être copié-collé dans tout échange de commentaires avec un spectateur de TF1.
NB3:
mercredi 12 octobre 2011
Pourquoi votre monde est sur le point de devenir bien plus petit !
Voici enfin un économiste qui parle du pic pétrolier !! Jeff Rubin, canadien, anciennement à la tête de la recherche économique d'une banque d'investissement (CIBC), il parle de la manière dont le pic devrait inverser le mouvement de la mondialisation. Il est l'auteur du livre "Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller", sur ce thème.
Ref: Blog de Jeff Rubin
dimanche 9 octobre 2011
samedi 8 octobre 2011
Pic pétrolier = pic de la dette
Dette = pari sur la croissance future
- Si je suis un particulier, je n'emprunte que si je pense que la valeur de l'investissement que je vais faire avec l'argent empruntée va croître.
- Si je suis un état, je n'emprunte que parce que je pense que la croissance de l’économie va rendre le remboursement de la dette plus facile.
- Si je suis une entreprise, je n'emprunte que parce que je pense qu'en investissant maintenant, j'obtiendrais de futurs bénéfices supérieurs au remboursement des intérêts que je paye sur ma dette.
- Si je suis une banque je n'emprunte que parce que je pense pouvoir obtenir plus d’intérêt sur l'argent que je vais prêter que ce que je paie comme intérêt a la banque centrale.
- Si je suis une banque centrale, je ne crée de l'argent pour la prêter que parce que je pense que cette masse monétaire supplémentaire va correspondre à la croissance future et que donc je ne créerait pas d'inflation.
Pic pétrolier = sérieux doute sur la croissance potentielle future.
- Il est a peu prêt clair maintenant que nous sommes au pic pétrolier ou proche.
- Nous avons une monumentale crise de la dette sous toutes ses formes.
- Malgré la rechute de la crise, le prix du baril de pétrole reste au alentour de 100$
jeudi 6 octobre 2011
Un litre d'essence = 2400 paires de bras - heures
mardi 4 octobre 2011
La malédiction de Cassandre
Ci dessous la traduction d'un texte de Ugo Bardi sur la manière dont l’étude "Limits to Growth" connue en français sous le nom "Rapport du club de Rome" a été diabolisée depuis sa parution en 1972.
L’histoire de Cassandre est très ancienne : sa malédiction était qu'elle dirait toujours dire la vérité et qu’elle ne serait jamais cru. Mais c'est aussi une histoire très moderne et, peut-être que la quintessence des Cassandres de notre époque serait le groupe de scientifiques qui ont préparé et publié en 1972 le livre intitulé "The Limits to Growth". Avec ses scénarios d'effondrement de civilisation, le livre a choqué le monde peut-être plus que Cassandre n’avait choqué ses compatriotes les citoyens de Troie quand elle avait prédit la chute de leur ville aux Achéens. Tout comme Cassandre ne fut pas cru, l’étude "The Limits to Growth". est aujourd'hui encore largement perçue comme une étude défectueuse, qui s’est trompée tout le long. Cette opinion est basée uniquement sur des mensonges et des distorsions, mais, apparemment, la malédiction de Cassandre est toujours bien vivante de notre temps.
Le premier livre de la série LTG ( “The Limits to Growth") a été publié en 1972 par un groupe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology: Dennis Meadows, Donella Meadows, Jorgen Randers et William Behrens III. Le livre a rapporté les résultats d'une étude commandée par un groupe d'intellectuels qui avaient formé le "Club de Rome" quelques années auparavant. Il a examiné l'évolution de l'économie du monde entier au moyen d'un modèle mathématique basé sur un «système dynamique», une méthode qui avait été élaboré auparavant par Jay W. Forrester. En utilisant des ordinateurs, une nouveauté pour l'époque, le modèle LTG du monde pouvaient suivre l’évolution d’un grand nombre de variables et de leurs interactions au fur et a mesure que le système change avec le temps. Les auteurs ont élaboré un certain nombre de scénarios pour l'avenir du monde a partir de différentes hypothèses. Ils ont constaté que, a moins que des mesures spécifiques ne soient prises, l'économie mondiale tend à s'effondrer à un moment donné au 21ème siècle. L'effondrement est causé par une combinaison d'épuisement des ressources, de surpopulation et de pollution croissante (ce dernier élément que nous verrions aujourd'hui comme liés au réchauffement climatique).
Inscription à :
Articles (Atom)















