Un bon résumé des enjeux pour des villes américaines plus durables :
Passer du rêve de la maison idéale au rêve du quartier idéal.
Alex Steffen est à l'origine du site Worldchanging.com
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mardi 31 juillet 2012
jeudi 26 juillet 2012
LEED for Homes
Présentation du processus de certification "LEED for home" (en anglais).
Cette certification n'est pas applicable en France pour le moment.
Intervenant :
Cette certification n'est pas applicable en France pour le moment.
- LEED provider :
- support administratif et technique.
- prépare la soumission finale
- prépare les procédure de vérification
- Green Rater
- visite de contrôle des mesure écologique
- test de performance
- benchmark
- assistance pour la compréhension du programme
- LEED AP & project Team
- prestataire de service, architecte
Process :
- Choisir provider
- Former l’équipe de design
- Preliminirary rating
- target leed certification level
- quel crédits vont être tente
- qui dans l’équipe est responsable de chaque crédit
- Enregistrer projet
- Visite du green rater pendant la construction et après la construction.
- Le Green rater prépare la documentation projet et le donne au provider .
- project checklist
- formulaire responsabilité
- formulaire évaluation durabilité
- checklist de l'inspection de durabilité
- Le provider donne les documents au USGBC
vendredi 20 juillet 2012
Délusion
Avec cette histoire d'étude de Maugeri, on ne peut que se demander à qui profite le crime ? Pourquoi, comme souvent avec le réchauffement climatique, le déni, bien que bien peu étayé par les faits, trouve tant d'échos dans les médias ? Un article de déni sera cité, en proportion, dix fois plus qu'un article inverse. Est-ce un complot des compagnies pétrolière ? (il y a bien complot comme ça a été prouvé avec la censure d'études sur le réchauffement climatique par certains intérêts pétrolier pendant l’ère Bush). Mais Dimitri Orlov a une autre explication. Pour lui notre société est devenue psychotique. Encore un article très drôle de Dimitri Orlov, à condition d'aimer l'humour noir.
L'article original est ici
L'article original est ici
La dernière version du Manuel de diagnostique et de statistique des troubles mentaux (DSM) a grossis pour inclure 297 troubles mentaux , mais il semble qu'il y ait toujours de la place pour un de plus.
Richard Heinberg a récemment publié un article qui traite des diverses revendications récentes clamant que le pic pétrolier n'est plus un sujet de préoccupation. Son terme pour nommer ce phénomène est «pic de déni " (peak denial) Cela sonne bien, et s'harmonise très bien avec le thème global de Richard de «pic global "(peak everything). C'est un texte réfléchi qui fait un travail approfondi pour exposer la nature surréaliste des projections des optimistes, et je n'ait pas de problèmes avec son argument. J'ai, toutefois, un problème avec sa terminologie. Tout d'abord, parce qu'un pic de déni n'est pas une ressource non renouvelable avec un profil de déplétion caractérisable, son pic, si nous en détections un, ne serait pas particulièrement significatif, car il pourrait tout aussi bien y avoir un autre pic demain et un autre le siècle prochain. Deuxièmement, je pense que le «déni» n'est plus le mot juste pour décrire le phénomène social que nous observons actuellement. Je pense que Ugo Bardi nous ont envoyé dans la bonne direction: dans son article réagissant à l'affirmation de George Monbiot "Nous avons eu tort à propos du pic pétrolier, il y en a assez pour tous nous faire frire», Ugo caractérise l'approche de Monbiot face au pic de pétrole en utilisant un autre mot: «délusion ".
Si vous estimez que la distinction entre déni et délusion est juste une différence mineure et inoffensive, un coupage de cheveux en quatre de ma part, alors pardonnez moi de citer Sigmund Freud : dans « la perte de réalité dans la névrose et la psychose » [1924 ], il écrivait ce qui suit: "Le névrose ne renie pas la réalité, il l'ignore; le psychotique la désavoue et tente de le remplacer ." [p. 185] Ce avec quoi la psychose remplace la réalité est une délusion.
Prenons ça une marche a la fois. Le déni c'est quand vous savez très bien que quelque chose existe (par exemple, qu'il y a une quantité limitée de pétrole économiquement récupérables, et que nous avons déjà brûlé environ la moitié de celui-ci), mais que nous refusons de considérer ça comme important. Le déni est symptomatique de la névrose. Les névrosés ne sont pas considérés comme particulièrement dangereux, ils peuvent être assez ennuyeux, et ils peuvent parfois constituer une menace pour eux-mêmes, mais ils ne sont, en général, pas considérés comme présentant une menace pour la société. Ils peuvent également être tout à fait charmant : Woody Allen a mis à profit ses névroses dans sa carrière d'acteur réalisateur. (En allemand le titre de son film Annie Hall est Stadtneurotiker - «névrotique urbain.")
La délusion, d'autre part, est symptomatique de la psychose. Dites-mois maintenant, à quand remonte votre dernière rencontre d'un psychotique charmant, courtois, et populaire ? Pour revenir à Freud : le vieux Sigmund distingue deux types de pensée : il y a le processus de pensée secondaire (le bon processus), le domaine du soi bien-adapte, socialisé, ancré dans la réalité, consensuel, et raisonnable, rationnel et logique. Et puis il y a le processus de pensée primaire, ou archaïque (le mauvais genre), le produit de l'obsession, de la compulsion, de l'hallucination et ...nous y voici … de l'illusion. Le chemin qui mène de la névrose à la psychose est une régression vers un soi plus primitif, plus archaïque, plus infantile. Prenez votre névrotique typique (refuser d'affronter le pic pétrolier, de faire du charabia à ce sujet lorsqu'on y est forcé), passez ce névrosé par une crise terrible, auto-destructrice, et cette personne peut régresser et tomber dans la psychose.
Ce qui advient à des personnes advient aussi à des sociétés entières. Prenez une civilisation industrielle névrotique niant tout pic pétrolier, mettez la dans une terrible crise financière mondiale, dites lui que la croissance économique est fini pour toujours, et ce que vous obtenez est une civilisation industrielle psychotique et délirante. Dans Civilisation and its Discontents [1930], Freud écrit à propos de la capacité des delusion de propulser toute une culture vers la désintégration dans un maelström de violence, et dans Constructions in Analysis [1937], il a souligné qu'une fois que la pensée délirante imprègne toute une culture, y compris sa religion et sa politique, alors la culture devient inaccessible à tout argument logique. Le délire est une sorte de tyrannie, interne dans le cas d'une personne malade, externe dans le cas d'une culture malade, qui piège la réalité dans les images spécifiques, excluant toute possibilité de compréhension de soi et toute objectivité.
mardi 17 juillet 2012
The Shift Project
Si vous ne voulez pas prendre l'opinion des autres pour argent comptant. Si vous aimez les graphiques et si vous aimez essayer de visualiser les problèmes en jouant avec les chiffres par vous même, je vous conseil ce site de portail de données par le Shift Project
The Shift Project Data Portal est une plate-forme d'information sur les questions énergétiques et climatiques. Il permet de naviguer dans les ensembles de données, de consulter les données pour personnaliser un graphique et éventuellement l'exporter et le partager.
NB : The Shift Project est une sorte de think-tank sur le thème du climat et de l’énergie dont Jean-Marc Jancovici est le président.
dimanche 15 juillet 2012
Assez de pétrole pour nous frire tous !
Le monsieur écologie du journal anglais le Guardian, George Monbiot, a déclaré : nous nous sommes trompés à propos du pic pétrolier, il y a assez de pétrole pour nous faire frire tous .
On le savait depuis longtemps, pic pétrolier ou pas, il y a assez de pétrole non-conventionnel, de charbon, sans même parler d'hydrate de méthane pour nous frire tous trois fois et rendre la planète inhabitable. La question du pic pétrolier en rapport avec le climat s'est toujours posée en ces termes : va-t-on pouvoir résister à la tentation de brûler à la place du pétrole tout ce qui nous tombe sous la main ?
vendredi 13 juillet 2012
Les USA seront bientôt indépendant énergetiquement ?!!
Récemment, une vague d'optimisme béat remettant en cause de l’idée de pic pétrolier s'est répandue sur internet comme une traînée de poudre. A telle point qu'il y a quelques jour dans le monde on pouvait lire ça : Pétrole : les États-Unis, nouveau golfe Persique ?
Cette recrudescence d'articles type "Le pic c'est pas pour maintenant, circuler y a rien a voir" est parti d'une étude sortie de Harvard et rédigée par Leonardo Maugeri . Cette étude semblant assez documentée et détaillée, elle s'est propagée comme si tout le monde était trop content de répandre la bonne nouvelle. Alors qui croire ?
D'un coté les deux qui sont constamment cités dans tous les journaux économiques, le Financial time , the economist, et autres Businessweek :
De l'autre les réponses argumentées point par point de gens avec un parcours plus scientifique :
Cette recrudescence d'articles type "Le pic c'est pas pour maintenant, circuler y a rien a voir" est parti d'une étude sortie de Harvard et rédigée par Leonardo Maugeri . Cette étude semblant assez documentée et détaillée, elle s'est propagée comme si tout le monde était trop content de répandre la bonne nouvelle. Alors qui croire ?
D'un coté les deux qui sont constamment cités dans tous les journaux économiques, le Financial time , the economist, et autres Businessweek :
- Leonardo Maugeri, économiste de formation, ancien dirigeant de ENI, compagnie pétrolière italienne.
- Daniel Yergin, écrivain et historien de l'énergie, fondateur du CERA, un cabinet de recherche sur l'énergie qui fait des prévision de prix (plutôt vaseuses comme montré ici)
De l'autre les réponses argumentées point par point de gens avec un parcours plus scientifique :
- Response to Leonardo Maugeri's Decline Rate Assumptions in "Oil: The Next Revolution" de Euan Mearns, géologue pétrolier, chercheur au Norwegian Institute for Energy Technology
- Nier l’imminence du pic pétrolier est une erreur tragique, de Olivier Rech, ancien expert pétrolier de l’Agence Internationale de l'Energie
- How Much Oil Does the World Produce? de Robert Rapier, ingénieur chimiste.
- New Energy Report from Harvard Makes Unsupportable Assumptions,
- Comments on Scientific American's "Squeezing more oil from the ground", de Luis de Sousa, informaticien en systèmes d'information géographique.
dimanche 1 juillet 2012
Bill Gates : Innover vers le zéro carbone !
Quand Bill Gates communique sur le réchauffement climatique, il est bien sure du cote des cornucopiens qui pense que la technologie va résoudre tous nos problèmes. On peut néanmoins discerner un brin d'inquiétude dans la voix quand il insiste qu'il FAUT que la technologie résolve notre problème.
lundi 25 juin 2012
Interview de Dennis Meadows
Un interview dans le monde de Dennis Meadows, par Stéphane Foucart et Hervé Kempf. Si vous n'avez qu'un article à lire dans le mois, c'est celui là :
En mars 1972, répondant à une commande d'un think tank basé à Zurich (Suisse) - le Club de Rome -, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) publiaient The Limits to Growth, un rapport modélisant les conséquences possibles du maintien de la croissance économique sur le long terme. De passage à Paris , mercredi 23 mai, à l'occasion de la publication en français de la dernière édition de ce texte qui fait date (Les Limites à la croissance, Rue de l'Echiquier, coll. "Inital(e)s DD", 408 p., 25 euros), son premier auteur, le physicien américain Dennis Meadows, 69 ans, a répondu aux questions du Monde.
Quel bilan tirez-vous, quarante ans après la publication du rapport de 1972 ?
D'abord, le titre n'était pas bon. La vraie question n'est pas en réalité les limites à la croissance, mais la dynamique de la croissance. Car tout scientifique comprend qu'il y a des limites physiques à la croissance de la population, de la consommation énergétique, du PIB, etc. Les questions intéressantes sont plutôt de savoir ce qui cause cette croissance et quelles seront les conséquences de sa rencontre avec les limites physiques du système. Pourtant, l'idée commune est, aujourd'hui encore, qu'il n'y a pas de limites. Et lorsque vous démontrez qu'il y en a, on vous répond généralement que ce n'est pas grave parce que l'on s'approchera de cette limite de manière ordonnée et tranquille pour s'arrêter en douceur grâce aux lois du marché. Ce que nous démontrions en 1972, et qui reste valable quarante ans plus tard, est que cela n'est pas possible : le franchissement des limites physiques du système conduit à un effondrement. Avec la crise financière, on voit le même mécanisme de franchissement d'une limite, celle de l'endettement : on voit que les choses ne se passent pas tranquillement.
Qu'entendez-vous par effondrement ?
La réponse technique est qu'un effondrement est un processus qui implique ce que l'on appelle une "boucle de rétroaction positive", c'est-à-dire un phénomène qui renforce ce qui le provoque. Par exemple, regardez ce qui se passe en Grèce : la population perd sa confiance dans la monnaie. Donc elle retire ses fonds de ses banques. Donc les banques sont fragilisées. Donc les gens retirent encore plus leur argent des banques, etc. Ce genre de processus mène à l'effondrement. On peut aussi faire une réponse non technique : l'effondrement caractérise une société qui devient de moins en moins capable de satisfaire les besoins élémentaires : nourriture, santé, éducation, sécurité.
vendredi 22 juin 2012
Hans Rosling et la fantastique machine à laver
Hans Rosling dans ses autres conférences voit et nous montre le progrès en marche. Il faut préciser que lorsque l'on remet en cause la notion de progrès, on ne rejette pas en bloc tout bien être matériel, toute évolution scientifique et toute avancée technologique. Ce dont on parle lorsque l'on remet en cause la notion de progrès c'est de contre-productivité, de lois des rendements décroissants de la technologie ou encore de fragilité des systèmes complexes. Cependant il reste vrai que la majorité des gens sur cette planète a le droit au développement économique, à l'enrichissement ...etc
Ici, Hans Rosling est très convaincant quand il fait de la machine à laver l'objet le plus fondamental, le plus symbolique du progrès des 100 dernières années .
mardi 19 juin 2012
Équivalent esclaves
L’équivalent esclave est une unité d'energie chère à Jean-Marc Jancovici.
Il est vrai qu'elle a certains avantages :
- C'est une unité plus concrète que les tonnes équivalent pétrole, les barril de brut, les KWh , les Joules, Calories et j'en oublie.
- Elle relie la notion d’énergie à quelque-chose que chacun peut appréhender très intuitivement.
- Elle souligne le contraste entre nos consommations et celles d'une civilisation pré-industrielle
- Elle est un brin provocatrice...
Sur ce principe, voici un petit graphique, que j'ai redessiné à partir de celui-ci qui représente la consommation d'énergie par usages en France :
![]() |
| Consommation d'énergie par usages en France en équivalent-esclaves |
jeudi 14 juin 2012
lundi 11 juin 2012
Entropie
L'entropie est en quelque sorte la mesure du désordre d'un système. C'est
à l'origine un concept de thermodynamique mais qui a été généralisé à beaucoup d'autres domaines.
Entropie et Énergie :
Le fait qu'il y a toujours conservation de l’énergie et le fait que l’énergie s’épuise ne sont-t-ils pas deux faits contradictoires ? La réponse est non : il y a toujours conservation de l'énergie mais on ne peut utiliser l'énergie que dans un seul sens, le sens de l'augmentation de l'entropie.
Le fait qu'il y a toujours conservation de l’énergie et le fait que l’énergie s’épuise ne sont-t-ils pas deux faits contradictoires ? La réponse est non : il y a toujours conservation de l'énergie mais on ne peut utiliser l'énergie que dans un seul sens, le sens de l'augmentation de l'entropie.
Entropie et Temps :
En physique, les équations sont réversibles, on peut les faire tourner dans un sens ou dans l'autre. Dans la vrai vie l'axe du temps n'a qu'un seul sens. Il se trouve que l'entropie est la notion physique qui ne va aussi que dans un sens : un système va toujours dans le sens de l'augmentation de son entropie. La notion d'entropie et la flèche du temps sont indubitablement liées.
Entropie et Biologie :
La vie semble aller dans le sens inverse de l'entropie vers des systèmes toujours plus complexes. Pour cela toute vie a besoin d'un flot d’énergie continu pour lutter contre l'entropie, la dégradation, le vieillissement, la mort.
Entropie et Economie :
Comme dans tous les domaines évoqués précédemment, plus un système se complexifie, plus il nécessite un flot continu d’énergie d'ou l’idée que mondialisation et sobriété énergétique sont incompatibles et qu'inversement pic pétrolier = dé-mondialisation.
lundi 4 juin 2012
L’efficacité est le chemin le plus sure vers l'enfer
Howard Kunsler résume très bien une idée qu'un économiste libéral ne pourra jamais comprendre parce ça nécessiterait pour lui un changement de paradigme trop profond : l’efficacité est le chemin le plus sure vers l'enfer.
Depuis la révolution industrielle nous avons oublié à quel point l’énergie pas chère a façonnée notre société. Associé au capitalisme cela a crée une économie
à entropie élevée.
Prenons l'exemple d'une rivière : lorsque l'eau s'écoule sur les pan d'une colline en traversant une foret, cela prend du temps, se fait de manière dispersée, et inégal, ce n'est pas «efficace». Il est donc également difficile d'en exploiter l'énergie mécanique. Mettez à la place un tuyaux de drainage en bas de la colline, et l'eau s'écoule rapidement et de façon plus "efficace", et avec moins d'obstacles. Et alors ? Nous avons créé une économie qui ressemble à ce tuyau de drainage. C'est efficace, mais cela épuise l'énergie très rapidement et c'est diamétralement opposé aux systèmes naturels.Ainsi, comme dans l'image de la rivière, le problème n'est pas d'utiliser l’énergie ou les ressources de manière plus efficace, mais de les utiliser autrement.
mercredi 30 mai 2012
Is this our final century?
Dans toute conversation sur le changement climatique, il y a toujours un interlocuteur qui, en guise d’échappatoire va jouer la carte de la prise de recul, de l’élargissement, de la relativisation du genre : " de toute façon les hommes survivront, c'est pas la fin du monde... " ou encore "à l'échelle de temps de la terre, ...blablabla... ", " de toute façons, on ira dans les étoiles..." C'est le genre de faux-fuyant énervant parce qu'il met immédiatement fin à la conversation.
Martin Rees, en tant qu'astronome d'âge respectable a toute la légitimité pour prendre ce recul. Il le fait avec subtilité, et parle de notre destin...mais pas de manière fuyante.
dimanche 27 mai 2012
Le changement climatique, un complot gauchiste.
Noam Chomsky, figure de la gauche américaine, raconte comment et pourquoi au Etat-Unis, la droite perçoit le changement climatique comme un complot gauchiste.
lundi 21 mai 2012
Moi, la finance et le développement durable (2010)
"si vous ne réfléchissez pas à la manière dont vos économies travaillent, vous êtes complice sans le savoir des dérives de la finance."
http://www.imdb.com/title/tt1707246/
http://financedurable-lefilm.com/
Un documentaire sur le thème de la finance durable. Il s'agit d'une présentation des différentes initiatives de finance "durable" ou "éthique". Un petit reproche, il manque un peu d’enquête ou de théorie sur la manière dont la finance peut être destructrice . A part les exemple évidents tels que le financement des usines de mine anti-personnel évoquées dans le documentaire, il n'y a pas de réflexion théorique sur la manière dont les flux financiers :
- orientent l’économie sur le court terme en favorisant le retour sur investissement le plus rapide, au détriment des investissement de long terme.
- exigent des retours supérieurs à la croissance donc déforment la croissance vers le coté non-durable et les bulles spéculatives
- sont aveugle à toutes sorte d’externalité puisque tout ce qui n'est pas monétisé n'existe pas
- sont susceptible de biais idéologique du à la sociologie de ceux qui tiennent les cordons de la bourse
- ...etc...etc
Gaz de schiste, info ou intox ?
On entend de plus en plus dire que le boom du gaz de schiste au USA contredit le pic pétrolier ou du moins l’idée que la contrainte énergétique s'accentue. Voici ma contribution au débat : la traduction d'un petit article sur le sujet qui démolit ce mythe. Article original ici
L'histoire officielle du gaz de schiste se résume à quelque chose comme ceci : les dernières percées technologiques par les multinationale de l’énergie des États-Unis ont permis d'exploiter une source d’energie propre et abondante et respectueuse de l'environnement, mais jusque-là inaccessibles, le gaz naturel. Cela a permis aux États-Unis de devenir le leader mondial dans la production de gaz naturel, dépassant la Russie, et sur le point de mettre fin au monopole du gaz russe en Europe. En outre, ce nouveau gaz de schiste se trouve dans de nombreuses parties du monde, et, en temps opportun, permettront à la majorité des pays du monde d’obtenir l'indépendance par rapport aux producteurs de gaz traditionnels. Par conséquent, la capacité de ces pays avec les plus grande réserves de gaz naturel - la Russie et l'Iran - à maîtriser le marché du gaz naturel sera réduite, ainsi que leur influence géopolitique globale.
Si tel était le cas, alors nous devrions nous attendre a ce que le Kremlin, ainsi que Gazprom, tremblent dans leurs bottes. Mais tremblent-ils? Voici ce que le président de Gazprom, Alexeï Miller, a récemment déclaré à Süddeutsche Zeitung: "Le gaz de schiste est une campagne mondiale de publique relation bien organisée. Il y en a beaucoup du genre : le refroidissement de la planète, les biocarburants. " Il a de plus souligné que la technologie de production de gaz de schiste est vieille de nombreuses décennies, et a suggéré que les États-Unis se tourne vers elle en désespoir de cause. Il l’a rejeté comme une alternative énergétique viable pour l'Europe. Est-ce juste l'autre cote de la propagande, ou est-ce que Miller pourrait être tout simplement en train de dire l’evidence ? Nous allons explorer cette hypothèse.
lundi 14 mai 2012
Urbanisme et bouffe
Un site très intéressant résumant le livre "Hungry City" de Carolyn Steel sur la ville et la bouffe. Beaucoup de chose à dire sur le sujet, de la manière dont les villes se sont fondées en relation
à un territoire agricole, au fait que les transports, les rues se sont façonnés suivant la manière dont on apportait la nourriture en ville, du marché à la table et aux déchets..., nos villes ne se sont affranchit très récemment de la bouffe grâce à l’énergie abondante.
![]() |
| http://www.hungrycitybook.co.uk/index.htm |
Un petit extrait du TED talk ci dessous :
Et, en fait, si vous regardez la carte de n'importe quelle ville construite avant l'ère industrielle, vous pouvez suivre la trace de la nourriture qui y entre . Vous pouvez voircomment elle a été physiquement façonnée par la nourriture, à la fois par la lecture des noms de rues, qui vous donnent beaucoup d'indices. Friday Street, dans une vie antérieure, etait l'endroit où vous alliez pour acheter votre poisson le vendredi. Mais aussi il faut s'imaginer qu'elle etait rempli de nourriture. Parce que les rues et les espaces publics étaient les seuls endroits où la nourriture était achetée et vendue.
Et si l'on regarde une image de Smithfield en 1830 vous pouvez voir que cela aurait été très difficile de vivre dans une ville comme ça et ne pas être conscients de l'endroit où votre nourriture provenait. En fait, si vous étiez en train de déjeunerdimanche, il y avait des chances que vous ayez entendu meugler ou bêler devant votre fenêtre environ trois jours plus tôt. Donc, c'était évidemment une ville organique, qui faisait partie d'un cycle biologique. Et puis, 10 ans plus tard, tout a changé.
Ceci est une image de Great Western en 1840. Et comme vous pouvez le voir,quelques-uns des premiers passagers du train étaient des porcs et des moutons.Donc, tout d'un coup, ces animaux ne marche plus au marché. Ils sont abattus hors de la vue et de l'esprit, quelque part a la campagne. Et ils arrivent dans la ville par chemin de fer. Et cela change tout. Pour commencer, cela permet pour la première fois de faire croitre des villes, vraiment de toute taille et de forme, en tout lieu. Les villes etait habituellement contrainte par la géographie, elles avait l'habitude d'avoir àchercher leur nourriture par le biais de très difficiles moyens physiques. Tout d'uncoup, elles se sont effectivement émancipé de la géographie.
lundi 7 mai 2012
Des gadgets qui changeront à jamais notre monde...
Voici un petit TED talk des plus intéressant de Malcolm Gladwell .
Il s'agit d'un exemple historique qui prend une dimension de métaphore sur la technique ou comment, dans l'histoire des technologies, le mieux est souvent l'ennemi du bien . Il faut se méfier des gens qui apportent en guise de solution à tous nos problèmes, une solution technique .
Il y a sur la vidéo ci-dessus les sous-titrage en français. Voici néanmoins la transcription de la présentation :
Merci. C'est un réel plaisir d'être ici. La dernière fois que j'ai fait une conférence TED, je pense qu'il y a environ sept ans ou plus, j'ai parlé de sauce spaghetti. Et tant de gens, je suppose ont regardé ces vidéos que, depuis, les gens viennent vers moi pour me poser des questions au sujet de la sauce spaghetti, ce qui est une chose merveilleuse, à court terme - mais qui s’avère loin d'être idéales après sept ans. Alors j’ai pensé que je viendrais ici pour essayer de mettre la sauce spaghetti derrière moi.
Le thème de la séance de ce matin est “Les choses que nous fabriquons”. Alors j'ai pensé a raconter une histoire à propos de quelqu'un qui a fait l'un des objets les plus précieux de son époque. Son nom est Carl Norden. Carl Norden est né en 1880, et il était suisse. Et bien sûr, la Suisse peut être divisée en deux catégories générales : ceux qui font de petits objets exquis et coûteux et ceux qui manipulent l'argent de ceux qui achètent ces petits objets exquis et coûteux. Et Carl Norden est très fermement dans la première catégorie. Il s'agit d'un ingénieur. Il se forma à l’ école Polytechnique fédérale de Zurich. En fait, l'un de ses camarades de classe était un jeune homme nommé Lénine qui allait briser les petits objets coûteux et exquis.
Carl, il est un ingénieur suisse, je dit ça dans le sens le plus large du mot. Il porte un costume trois pièces, et il a une très, très petite moustache lui donnant un air important, il est dominateur et narcissique, inspiré et a un ego extraordinaire, il travaille 16 heures par jour, et il a des sentiments très forts à propos du courant alternatif et il considère qu’un bronzage est un signe de faiblesse morale, il boit beaucoup de café, et il fait son meilleur travail assis dans la cuisine de sa mère à Zurich pendant des heures dans un silence complet avec rien d’autre qu’une règle à calcul.
dimanche 6 mai 2012
Cent mille ans : Into eternity (2010)
Voici le reportage (en entier sur youtube) sur ce projet d'enfouissement des déchets nucléaires pour cent mille ans évoqué dans le post précédent.
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